Dernière mise à jour : janvier 2026
En octobre 2012, à 39 ans, je décidais de lancer cette série "Journal d'un futur rentier" qui deviendrait l'une des chroniques les plus personnelles et authentiques de ce blog. Ce premier épisode expliquait la genèse du projet : documenter mon parcours vers l'indépendance financière de manière transparente, avec ses hauts et ses bas. Après un bref moment d'équilibre professionnel, de nouveaux bouleversements m'avaient ramené dans une situation difficile. Ce journal serait mon fil conducteur.

Il n'y a pas loin d'une année je vous faisais partager la journée d'un rentier, qui retraçait de manière plus ou moins fictive ma vie à cet instant là. Je dis plus ou moins parce que je n'étais pas rentier à l'époque, mais plusieurs choses s'étaient alors mises en places, de manière délibérée ou non, qui me permettaient de vivre de manière très relax. Malheureusement pour moi de nouveaux bouleversements professionnels sont depuis lors venus chambouler ce calme momentané et aujourd'hui je vis bien moins bien que tout ce que j'ai pu connaître jusqu'ici. On dirait que je suis en train d'amorcer la dernière plongée de la courbe du bonheur, celle de la quarantaine, alors même que je pensais justement pouvoir m'épargner cette peine.
Pourtant la "journée d'un rentier" avait été un déclencheur, un fondement sur lequel m'appuyer. Cet article pilier m'a donné l'idée de retracer à travers un journal mon parcours de ma vie de futur rentier, parsemée comme aujourd'hui d'embûches, mais qui doit montrer que peu à peu, les choses que j'ai mises en place se reflètent également dans mon quotidien. Ma stratégie pour vivre mieux en devenant rentier, expliquée dans mon e-book, est en effet toujours d'actualité. C'est juste qu'aujourd'hui mon contexte professionnel actuel me contraint malheureusement de vivre différemment, pour l'instant.
Comme la plupart des ados, je n'ai jamais trop aimer étudier, mais je n'en faisais pas une maladie non plus. Je considérais cela comme un mal nécessaire : pas d'études signifiait devoir se taper un travail manuel et physiquement contraignant. Il faut dire aussi qu'à l'époque, comme aujourd'hui, les professions de l'artisanat étaient très mal vues. On leur préférait l'univers feutré des bureaux. On constate pourtant aujourd'hui que le chômage touche plus facilement les commerciaux et les jeunes diplômés que les professions dites manuelles. D'autre part, la fatigue physique engendrée par ces dernières a laissé place à une fatigue psychologique et un stress de tous les instants dans les professions administratives. Au final je me dis qu'aujourd'hui je ne serais en tout cas pas plus malheureux en utilisant mes mains plutôt que mon cerveau... mais ça c'est une autre histoire.
Bref, j'étudiais, et je dois reconnaître, avec mon regard d'aujourd'hui, que je menais une vie privilégiée, avec guère de responsabilités et de soucis, à part la réussite de mes examens. Cela me laissait tout de même énormément de temps pour profiter à fond de la vie. Mes quatre années d'université sont sans aucun doute les plus belles que j'ai pu vivre jusqu'ici. Paradoxalement mes moyens financiers étaient pourtant alors dérisoires.
Je n'avais aucune idée encore de ce que je voulais faire dans la vie... peut-être inconsciemment déjà parce que je ne voulais pas travailler ! Je me rappelle avoir rendu visite à une conseillère en orientation, qui m'avait fait passer une batterie de tests psychologiques. Parmi les professions recherchées j'avais coché "rentier", sans trop savoir encore ce que cela allait signifier pour moi par la suite. La conseillère s'était bornée à me dire que mon profil était original et je crois qu'au final elle était encore bien plus empruntée que moi par rapport au résultat de l'analyse.
Note rétrospective – janvier 2026
Quatorze ans après ce premier épisode, relire ce texte fondateur provoque une émotion particulière. En octobre 2012, je lançais cette série sans savoir qu'elle compterait finalement plus de 80 épisodes et documenterait fidèlement neuf années de parcours vers l'indépendance financière totale (2012-2021). Ce premier article posait les bases d'un projet qui deviendrait l'une des chroniques FIRE les plus authentiques et transparentes de la blogosphère francophone.
Le contexte d'octobre 2012 :
J'avais 39 ans et je traversais une période professionnelle difficile après des "bouleversements" qui avaient détruit un équilibre temporaire. Je ne le savais pas encore, mais il me restait exactement 9 ans avant d'atteindre l'indépendance financière. Mais à ce moment-là, je devais plutôt penser qu'il me restait une quinzaine d'années. L'objectif semblait lointain, presque abstrait.
L'anecdote prophétique :
Le passage sur la conseillère en orientation où j'avais coché "rentier" dans les tests psychologiques reste fascinant quatorze ans plus tard. À l'époque, c'était une boutade, une provocation post-adolescente. La conseillère ne savait pas quoi en faire. Mais rétrospectivement, ce "profil original" était en réalité une intuition profonde : je ne voulais effectivement pas d'une carrière traditionnelle de 40 ans. J'ai mis environ 25 ans à concrétiser cette intuition, mais elle était déjà là.
La "courbe du bonheur" de la quarantaine :
En octobre 2012, j'écrivais que je semblais "amorcer la dernière plongée de la courbe du bonheur, celle de la quarantaine". Cette référence à un article précédent sur la courbe du bonheur en forme de U (le creux se situant généralement entre 40 et 50 ans) était prémonitoire. Les années 2012-2021 (de 39 à 48 ans) ont effectivement été les plus difficiles professionnellement. Mais contrairement à beaucoup qui subissent ce creux passivement, j'avais un plan et un journal pour le documenter.
Le rôle du journal :
La décision de tenir ce journal public était stratégique : "montrer que peu à peu, les choses que j'ai mises en place se reflètent également dans mon quotidien". Quatorze ans plus tard, je peux confirmer que cette série a effectivement rempli cette fonction. Les 80+ épisodes documentent fidèlement les hauts et les bas de mon parcours, puis la réalisation finale. Pour les lecteurs qui découvrent aujourd'hui cette série en 2026, c'est un témoignage complet et authentique qu'un parcours FIRE est possible même quand on part d'une situation difficile.
Les regrets sur les choix de carrière :
Le passage sur "je ne serais pas plus malheureux en utilisant mes mains plutôt que mon cerveau" reflétait une frustration réelle en 2012. Après une bonne dizaine d'années de vie professionnelle dans des bureaux, je réalisais que le "stress de tous les instants" des professions administratives n'était pas nécessairement préférable à la "fatigue physique" des métiers manuels. En 2026, avec le recul et l'indépendance financière atteinte, je dirais : peu importe le type de travail, c'est l'obligation elle-même qui était le problème. Travail manuel ou intellectuel, l'asservissement reste de l'asservissement.
La nostalgie universitaire :
"Mes quatre années d'université sont sans aucun doute les plus belles que j'ai pu vivre jusqu'ici", écrivais-je en octobre 2012. Cette affirmation était vraie à 39 ans. Elle ne l'est plus en 2026. Les cinq années d'indépendance financière depuis 2021 ont largement surpassé les années universitaires en termes de qualité de vie et d'épanouissement. L'université était belle parce qu'elle offrait liberté et temps libre avec peu de moyens financiers. Le FIRE offre liberté et temps libre AVEC les moyens financiers. C'est objectivement mieux.
Le parcours 2012-2026 en perspective :
Entre octobre 2012 (lancement du journal) et janvier 2026 (cette note rétrospective), voici ce qui s'est passé :
• 2012-2021 : 9 années documentées dans plus de 80 épisodes de ce journal, avec leurs difficultés professionnelles, leurs doutes, leurs espoirs, leurs calculs financiers, leurs ajustements stratégiques
• 2021 : Atteinte de l'indépendance financière à 48 ans, 9 ans après le lancement de ce journal
• 2021-2026 : 5 années de "retraite" vécues pleinement, sans aucune contrainte salariale
Message aux nouveaux lecteurs qui découvrent cette série en 2026 :
Si vous êtes dans une situation similaire aujourd'hui (entre 30 et 40 ans, frustré professionnellement, avec un objectif FIRE qui semble lointain), cette série complète vous montrera que le parcours est faisable. Ce n'est pas facile, ce n'est pas rapide, mais c'est faisable.
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