Dernière mise à jour : février 2026
Pour devenir financièrement indépendant, économiser une partie de votre revenu constitue une étape essentielle. Le moyen le plus efficace d'y parvenir est de vous concentrer sur les postes de dépenses les plus importants : les taxes et assurances sociales, le logement, les transports et l'alimentation. Une fois ces quatre points sous contrôle, vous avez fait le principal.

Ce guide détaille le budget type d'un ménage suisse et vous montre comment économiser efficacement sur ces postes clés pour accélérer votre chemin vers la liberté financière.
Les dépenses obligatoires (taxes et assurances sociales), le logement (avec charges), les transports (privés et publics) et l'alimentation (à domicile et au restaurant) représentent en moyenne les deux tiers du revenu brut des ménages suisses. Selon les dernières données de l'Office fédéral de la statistique (OFS) pour 2022, le revenu brut moyen d'un ménage s'élève à CHF 9'927 par mois. Les dépenses de consommation atteignent CHF 4'949 mensuels, soit 49.8% du revenu brut.
Budget type d'un ménage suisse en 2022 (4 postes clés + épargne)
| Poste de dépense | CHF/mois | CHF/an | % revenu brut |
|---|---|---|---|
| Dépenses obligatoires | 3'025 | 36'300 | 30.5% |
| Logement et énergie | 1'374 | 16'488 | 13.8% |
| Alimentation totale | 1'169 | 14'028 | 11.7% |
| Transports | 761 | 9'132 | 7.7% |
| Épargne moyenne | 1'546 | 18'550 | 15.6% |
Source : Office fédéral de la statistique (OFS), Enquête sur le budget des ménages 2022
Ces dépenses moyennes concernent des groupes de personnes partageant le même logement, qui peuvent cumuler plusieurs revenus et postes de dépenses. L'épargne constitue également un élément central du budget des ménages, que nous aborderons plus loin.

Les dépenses obligatoires
Les dépenses obligatoires comprennent les impôts, les contributions aux assurances sociales (AVS/AI/AC et LPP) et l'assurance maladie obligatoire (LAMal). Ces dépenses représentent à elles seules 30.5% du revenu brut des ménages, soit CHF 3'025 par mois ou CHF 36'300 par année. Cette proportion a augmenté ces dernières années, notamment en raison de la hausse continue des primes d'assurance maladie.
Il est difficile d'agir sur les contributions aux assurances sociales lorsqu'on est salarié, à moins d'abaisser son revenu (ce qui n'est pas une idée aussi absurde qu'il y paraît). Concentrons-nous donc sur les autres dépenses obligatoires.
Les impôts représentent le poste le plus lourd avec CHF 1'206 par mois (12.2% du revenu brut), suivis par les primes d'assurance maladie de base qui atteignent en moyenne CHF 660 par mois pour un ménage moyen. Au total, ces dépenses obligatoires hors cotisations sociales représentent près de CHF 22'400 par année.
Pour couvrir ce type de dépenses à vie, un portefeuille de plus de CHF 640'000 serait nécessaire en appliquant un taux de prélèvement de 3.5%. Selon les études actualisées sur les taux de retrait sûrs, ce taux permet d'assurer, avec un portefeuille équilibré et dans la plupart des conditions de marché, la survie du capital sur une période de quarante ans.

Concernant les impôts, plusieurs leviers existent : acquérir un bien immobilier pour déduire les intérêts de la dette et les frais d'entretien, déduire des frais de formation, des frais d'acquisition du revenu comme les transports, et bien sûr les déductions familiales. Attention toutefois : de nombreuses déductions fiscales s'appuient sur d'autres dépenses, ce qui crée souvent un simple transfert de charges d'un poste vers un autre.
Un autre levier souvent mis en avant consiste à alimenter un compte de prévoyance 3e pilier. Attention toutefois au mirage de gains rapides et faciles de cette méthode. Sur le long terme, c'est une stratégie peu efficace pour devenir rentier.
Il y a aussi la possibilité de déménager vers un canton et/ou une commune pratiquant une fiscalité plus accommodante — un levier à l'impact non négligeable.
Pour l'assurance maladie (LAMal), les marges de manœuvre sont un peu plus larges. Vous pouvez faire jouer la concurrence entre assureurs et opter pour la franchise maximale (CHF 2'500 en 2025). Cela responsabilise vis-à-vis de sa santé, limite les consultations médicales non urgentes et génère des économies substantielles. Il faut toutefois conserver une réserve de liquidités en cas de gros imprévu. La prime moyenne mensuelle s'élève à CHF 378.70 en 2025, mais varie considérablement selon le canton, l'assureur et le modèle choisi. Comme pour les impôts, résider dans une région moins onéreuse peut aussi réduire la facture santé.
Le logement
Le logement représente l'effort financier le plus important pour les ménages dans les dépenses de consommation. Les frais de logement et d'énergie s'élèvent en moyenne à CHF 16'488 par ménage et par année (CHF 1'374 par mois selon l'OFS 2022), soit 13.8% du revenu brut. En appliquant un taux de retrait de 3.5%, un portefeuille de CHF 471'000 serait nécessaire pour couvrir ces dépenses sur 40 ans.
Les chiffres moyens de l'OFS paraissent toutefois bas par rapport à la réalité vécue par la plupart des Suisses. Plusieurs facteurs expliquent cet écart. Il s'agit d'une moyenne nationale intégrant des ménages âgés avec des loyers anciens et modérés, des propriétaires aux charges réduites et des habitants de régions rurales où les coûts sont nettement inférieurs. Les disparités régionales sont par ailleurs considérables : le loyer moyen suisse en 2024 s'établit à CHF 1'451 toutes tailles confondues, mais dépasse facilement CHF 2'000 à Genève ou Zurich pour un appartement de 4 pièces, tandis que dans certaines communes du Jura, le même logement se loue pour moins de CHF 1'200. Enfin, les nouveaux locataires ou ceux qui déménagent font face à des loyers bien supérieurs à la moyenne statistique, car les baux récents reflètent les prix actuels du marché alors que les loyers anciens sont protégés par la législation. Ces disparités offrent néanmoins des opportunités d'optimisation significatives pour ceux qui peuvent choisir leur lieu de résidence.
Pour peu qu'on achète à bon prix et qu'on en a les moyens, l'acquisition d'un bien immobilier est préférable à la location sur le long terme. L'amortissement est d'ailleurs considéré comme une épargne, que nous verrons plus bas. Dans tous les cas, que l'on soit propriétaire ou locataire, le bien choisi doit correspondre au mode de vie réel : pas inutilement grand, pas inutilement éloigné du lieu de travail.
Réduire vos dépenses de logement est l'un des leviers les plus puissants pour accélérer votre parcours vers l'indépendance financière. Est-ce que chaque pièce, chambre, salle de bain, cuisine, buanderie est vraiment nécessaire ? Avez-vous besoin d'un garage pour stocker des objets que vous n'utilisez jamais ? Ou avez-vous besoin de temps pour mener votre vie, être présent pour votre famille et vos amis ? Ce que vous croyez posséder vous possède peut-être en réalité.
Nourriture
L'alimentation représente un poste de dépenses important pour un ménage suisse. Selon l'OFS 2022, les dépenses pour l'alimentation et les boissons non alcoolisées s'élèvent à CHF 629 par mois, soit CHF 7'548 par année (6.3% du revenu brut). En y ajoutant la restauration et l'hôtellerie (CHF 540 par mois, soit CHF 6'480 par année), le total atteint CHF 1'169 par mois ou CHF 14'028 par année pour un ménage moyen. Couvrir ce poste à vie exigerait un portefeuille de CHF 400'500 avec un taux de retrait de 3.5%.
Pour réduire cette facture, il ne s'agit pas uniquement de limiter les sorties au restaurant. Fréquenter les hard discounters, planifier ses repas à l'avance et limiter le gaspillage alimentaire sont des leviers tout aussi efficaces.
L'alimentation est par nature très personnelle. Préparer des repas simples à base de poulet, de riz ou de pâtes revient peu cher, prend peu de temps et reste tout à fait sain. Cuisiner en grandes quantités pour la semaine entière est une autre approche efficace. Il ne s'agit pas de vivre d'austérité, mais simplement de définir des priorités et de faire des choix conscients. Chaque franc économisé ici est un franc supplémentaire qui travaille pour votre indépendance financière.
Les transports
Les transports constituent une dépense significative pour la plupart des ménages. Les frais de transport s'élèvent à CHF 761 par mois selon l'OFS 2022, soit CHF 9'132 par année (7.7% du revenu brut). Sept travailleurs sur dix ne travaillent pas dans leur commune de résidence et parcourent en moyenne 14.5 kilomètres par trajet. Il faudrait un portefeuille de CHF 261'000 pour couvrir ces frais avec un taux de retrait de 3.5%. Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ?
Si vous conduisez un véhicule haut de gamme pour vous rendre au travail, vous vous situez probablement dans la moyenne des ménages suisses. Si votre objectif est en revanche de vivre plus librement en travaillant moins, réduire les frais de transport est l'une des premières actions à envisager. Le covoiturage, le scooter, le vélo ou même la marche à pied (si vous habitez proche de votre emploi) sont autant d'alternatives. Si la distance est trop grande, déménager ou changer d'emploi peut s'avérer rentable à long terme. Les transports publics combinés à un modèle de voiture économe ou électrique constituent également une option efficace.
Épargne
L'épargne est obtenue en déduisant l'ensemble des dépenses de l'ensemble des revenus d'un ménage. Les dépôts sur un compte épargne, les versements au 3e pilier, les achats d'actions et d'obligations, les investissements et les amortissements ne sont pas comptés dans les dépenses : ils font donc partie de l'épargne.
Selon l'OFS 2022, chaque ménage suisse économise CHF 1'546 par mois ou CHF 18'550 par année, soit 15.6% du revenu brut. Ce chiffre est parfois perçu comme élevé, mais il convient de le relativiser. D'une part, il s'agit d'une moyenne tirée vers le haut par les hauts revenus. D'autre part, les amortissements de dette et les versements de prévoyance, souvent conséquents, sont intégrés dans ce chiffre. Il s'agit par ailleurs d'une épargne par ménage, pas par individu. Il est important de noter qu'environ 40% des ménages n'atteignent pas ce niveau moyen, et certains ménages à faible revenu dépensent même davantage qu'ils ne reçoivent, en puisant dans leur patrimoine accumulé.
Pour maximiser votre capacité d'épargne, le levier le plus efficace reste d'automatiser vos versements dès réception du salaire. En épargnant avant de dépenser — plutôt qu'avec ce qui reste en fin de mois — vous atteignez vos objectifs financiers sans effort de volonté constant.
15.6% du revenu brut, c'est bien, mais c'est franchement insuffisant si l'on vise une retraite anticipée. Pour y parvenir, il faut davantage de discipline et un taux d'épargne sensiblement plus élevé. Mon livre vous donnera de plus amples détails sur l'importance de la capacité d'épargne sur le chemin de l'indépendance financière.
Conclusion
Pour un foyer type suisse en 2022, un portefeuille de près de CHF 1'778'500 serait nécessaire pour couvrir ces quatre besoins principaux durant les 40 prochaines années avec un taux de retrait de 3.5%.
En y ajoutant les autres dépenses — habillement, ameublement, loisirs, communications et divers — qui représentent plus de CHF 2'000 supplémentaires par mois ou CHF 25'000 par an, le portefeuille nécessaire approche les CHF 2'500'000.
C'est un chiffre important, mais plusieurs leviers permettent heureusement de l'abaisser significativement : jouer sur le taux d'épargne, investir intelligemment, utiliser les mécanismes de la prévoyance institutionnelle, développer une activité indépendante ou encore faire davantage par soi-même. Je détaille toutes ces stratégies dans mon livre. Elles sont particulièrement pertinentes pour ceux qui visent le FIRE (Financial Independence, Retire Early) en Suisse et souhaitent quitter la vie active bien avant l'âge légal de la retraite.
Vous voulez être financièrement indépendant pour profiter de la vie et travailler moins. Vous ne voulez pas vivre la routine métro-boulot-dodo jusqu'à 65 ans ni rester coincé dans les bouchons du lundi matin alors que vous pourriez passer vos matinées à la plage. Sans liberté financière, vous n'avez pas ce choix. Plus vite vous réalisez que vos dépenses vous enchaînent, plus vite vous voudrez les réduire — et plus vite vous serez libre.
Questions fréquentes
Quelles sont les principales dépenses d'un ménage suisse ?
Selon l'OFS, les quatre principaux postes de dépenses d'un ménage suisse sont les dépenses obligatoires (impôts, AVS, LAMal : CHF 36'300/an), le logement et l'énergie (CHF 16'488/an), l'alimentation au sens large (CHF 14'028/an) et les transports (CHF 9'132/an). Ces quatre postes représentent ensemble environ 63.7% du revenu brut moyen d'un ménage.
Comment réduire ses primes d'assurance maladie en Suisse ?
Le levier le plus direct est d'opter pour la franchise maximale de CHF 2'500 par an, qui réduit significativement la prime mensuelle. Comparer les assureurs chaque année via des comparateurs officiels permet également d'économiser plusieurs centaines de francs par an. Choisir un modèle alternatif (médecin de famille, HMO ou telmed) peut encore abaisser la prime de 10 à 25%.
Vaut-il mieux être locataire ou propriétaire en Suisse pour optimiser ses finances ?
Acheter à bon prix est généralement préférable à la location sur le long terme, car l'amortissement constitue une forme d'épargne forcée et la valeur du bien peut s'apprécier. Cependant, les prix élevés de l'immobilier en Suisse rendent l'accès à la propriété difficile, surtout dans les grandes agglomérations. Le calcul dépend fortement de la région, du prix d'achat, du taux d'intérêt et de l'horizon d'investissement.
Quel portefeuille est nécessaire pour couvrir toutes ses dépenses à la retraite en Suisse ?
En se basant sur les données OFS 2022 et un taux de retrait sûr de 3.5%, il faudrait environ CHF 2'500'000 pour couvrir l'ensemble des dépenses d'un ménage suisse moyen (les 4 postes clés plus les dépenses secondaires) sur 40 ans. Ce chiffre peut être réduit significativement en optimisant chaque poste de dépenses et en adaptant son style de vie à ses véritables priorités.
Sources et données
- Office fédéral de la statistique (OFS) – Enquête sur le budget des ménages 2022 : www.bfs.admin.ch
- Observatoire des prix des loyers – Données 2024 : www.bfs.admin.ch – Loyers
- Comparaison des primes LAMal 2025 : www.priminfo.admin.ch
En savoir plus sur dividendes
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Hello,
Je suis impressionné par les chiffres ! Sais-tu qu’en France le revenu moyen est de 1500 € / mois ? Alors peut-être qu’on épargne proportionnellement plus, mais en valeur absolue je crois que les suisses sont bien devant !
Au passage excellent site qui permet d’avoir une belle vision d’un investisseur orienté rendement sur dividende croissant. La fameuse magie des intérêt composé prend ici tout son sens.
Hello. Oui je sais que le revenu en France est bien moindre qu’en Suisse. Attention, si en valeur absolue l’épargne est plus importante en Suisse, les dépenses le sont aussi. Tout y est beaucoup plus cher qu’en France.
Merci pour tes compliments !
Excellent article ! Je fais aussi régulièrement le calcul de la somme qu’il me faudrait pour payer mes charges avec mes intérêts. Les salaires suisses ont l’air faramineux comparé aux salaires d’autres pays, mais c’est aussi vrai que la vie est extrêmement chère.
Je suis régulièrement ton blog et je l’apprécie beaucoup car côté bourse je n’ai jamais eu de bons résultats, plutôt le contraire. Très bonne continuation.
Merci Chris. Oui les salaires sont importants, mais tout va avec en proportion. Bon succès à ton blog.
Très bon article en effet.
Avez-vous considéré l’impact de l’impôt sur la fortune qui, a moins d’habiter à SZ ou NW est plutôt élevé sur un patrimoine de plus d’1M CHF ? Sans compter qu’il faudra également payer l’AVS plein pot sur toute la fortune.
Je suis dans le même genre de réflexion que vous avec un patrimoine équivalent.
N’ayant pas encore mis en place une véritable stratégie de revenus par les dividendes, j’hésite à ne pas reprendre une activité (actuellement sans emploi).
Une différence importante toutefois : Je suis locataire, ce qui coûte très cher en Suisse.
Cordialement
Dom
Bonjour dom67, ce sont des chiffres moyens au niveau suisse, donc forcément l’impôt sur la fortune est cumulé ici dans les dépenses obligatoires et reste relativement discret.
Que voulez-vous dire par « il faut payer l’AVS plein pot sur toute la fortune » ?
Effectivement la location est un véritable vol en Suisse (et ailleurs). Si on en a les moyens, il ne faut pas hésiter à acheter. Les taux sont très bas, mais attention quand même au prix d’achat, le marché est bien haut.
Bonjour Jérôme,
En couple, l’impôt sur la fortune est supportable, mais pour un célibataire c’est le double !
Pour l’AVS, je veux dire que si vous êtes rentier, càd sans activité lucrative, les cotisations AVS/AI, obligatoires jusqu’à 65 ans, sont calculées selon votre fortune.
Sur 1.5 M CHF, cela représente tout de même 3000CHF/an. Cumulé avec l’impôt sur la fortune cela commence à chiffrer.
Pour la propriété immobilière, il me faudrait engager trop de moyens que je n’aurais donc plus pour investir et me procurer des revenus.
Et puis il y a la fameuse bulle immobilière …
Cordialement
Dom
Bonjour dom67
merci pour cette info intéressante concernant l’AVS.
Tres bon article sur le budget. Il est en effet plus facile de le maîtriser quand on connait ses composantes.
Pour ma part, je cherche à maîtriser mon budget mais sans grignoter sur mon bien être. Mon budget alimentation est par exemple axé avant tout sur la qualité (produits frais et de qualité mais moins de produis superflus comme les friandises).
Bonjour
Merci de cette source d information. Pour une mise en pratique concrète en tant que français …impose en france … qui souhaite à 55 ans profiter de la vie en plaçant ses économies d une vie votre livre / Excel est il applicable ? Que conseilleriez vous ? Merci. Patrick
Le livre est un guide qui peut s’appliquer à n’importe qui. Chacun doit bien sûr définir les propres contours de la voie qu’il choisit, mais avec ça vous aurez de bonnes bases.
Bonjour,
Avez-vous envisagé la création d’une SARL d’investissement? Après un apport de base, la vaste majorité des apports mensuels sont sous forme de prêt. Vous cumulez dès lors un montant dû à l’actionnaire qui sera remboursé dans 10/15/20 ans. Ainsi pas d’imposition durant un grand nombre d’années. Par exemple, au bout de 20 ans à 25KCHF annuel d’apport, la SARL doit 500 KCHF à son actionnaire, quelle que soit la valeur de son portefeuille, et ce, avant même les intérêts (0.25% actuellement, mais qui sait si ils ne passeront pas à 1 ou 2% dans le futur….lointain).
Par la suite la société versera un salaire, mais si c’est hors des critères AVS/AI…etc…, la taxation sera faible.
Bien sûr, avec un taux d’imposition de +/- 14%, le réinvestissement des dividendes sera plus lucratif. Le point d’achoppement sera la taxation des plus-values et, bien sûr, la taxation à titre individuel des actions de la dite société comme fortune, mais pas plus qu’avec une taxation individuelle.
Idée intéressante. Comme vous dites il Y aurait aussi des points d’achoppement. Ca mériterait une analyse plus détaillée pour déterminer si ce montage complexe en vaut effectivement la peine.
Bonjour William,
J’ai été très intéressé par votre idée. J’y ai consacré un peu de temps, à l’imaginer et voir ce qu’il était possible de faire.
Je dois avouer que la sous-capitalisation me pose quelques soucis. Selon moi, avec une Sàrl et un capital de base relativement faible, la sous-capitalisation arrivera rapidement, et les fonds qu’elle devra à son actionnaire seront requalifiés en capital propre et cela sera moins bénéfique pour l’actionnaire que d’avoir une taxation normale puisqu’en personne privée, les gains en capitaux ne sont pas taxés, alors qu’une Sàrl sera également taxée sur les plus values…
Je reste bien entendu à l’écoute de votre réponse pour toute remarque si je devais me tromper.
Bonjour Jérôme,
Post de 2013 mais très intéressant pour les dépenses annuelles du mènage, j’en suis à ce niveau en ce moment et j’estime de manière conservative qu’il me faudrait (et ma famille 1 femme 2 enfants) qq chose comme 1.8 à 2 Mio de CHF comme capital une fois indépendant financièrement. J’ai une remarque pour compléter ces dépenses annuelles (point 1) + une question sur le coût du logement (point 2).
1) Pour les familles avec enfants, ils manquent à mon avis dans ce budget en transitoire un poste lié à la garde des enfants (crèche/maman de jour/accueil extra scolaire). Sur environ 5 à 10ans, avec 2 enfants, cela est considérable (et supérieur à mes coûts de logement hors amortissement) et peut limiter la capacité d’épargne pendant qq années… d’ailleurs, une étude Crédit Suisse (https://www.credit-suisse.com/ch/fr/articles/private-banking/guenstig-wohnen-wo-sie-in-der-schweiz-am-meisten-einkommen-zur-freien-verfuegung-haben-202104.html) montre que ces coûts peuvent aller du simple au quadruple selon la commune et le canton de résidence. Il semble que VS, FR, NE et GE soient avantageux sur ce plan donc peut être intéressant de déménager dans des lieux où le trio logement/impôts/crèche-accueil scolaire sont les moins élevés…
Par ailleurs, tiens tu compte aussi dans tes calculs de capital sur lequel vivre les études des enfants qui auront grandi… ca peut représente aussi un budget à prévoir quand les enfants ont 15-20ans…?
2) Comment tu tiens compte de ton logement (RP) une fois que tu es indépendant financièrement? Les 13’000 que tu as (ou avais en 2013) représentent l’argent mis à fond perdu (hypothèque + charges) mais ne sont pas fixes dans le temps (les taux peuvent remonter). De même si tu amorties au bout d’un moment l’hypothèque, l’impôt sur la valeur locative augmente… donc la charge financière reste pour moi (coût de l’hypothèque –> transformée en impôt sur la valeur locative)… une solution comme tu le proposais dans un autre fil de discussion serait de louer sa 1ère RP (pour générer des revenus complémentaires) et d’en racheter une 2ème tout en retirant au fur et à mesure les avoirs LPP pour les transférer dans la pierre de sa RP…
Je suis intéressé d’avoir ton avis en 2021 / ton post de 2013 pour voir si tu as aussi évolué sur le capital nécessaire une fois indépendant financièrement…
Merci à toi ,
Salut Sébastien,
pas vraiment de changement depuis ce dernier post en fin de compte.
Les 1.8 – 2 mio dont tu parles est une solution conservatrice à mon avis pour M. et Mme tout le monde. Dans mon ouvrage j’explique comment on peut limiter ce montant par divers moyens.
Concernant la garde des enfants :
Cela peut limiter qq temps ta capacité d’épargne certes. Toutefois, comme je le précise dans mon ouvrage, celle-ci n’a pas besoin d’être mirobolante. Mais surtout, le but est de réduire progressivement son taux d’activité au fur et à mesure qu’on avance sur le chemin de l’indépendance financière => donc les frais de garde baissent en même temps. Tout dépend évidemment de quand tu te mets sur cette voie et de l’âge de tes enfants. En ce qui me concerne en tout cas, vu que j’ai commencé suffisamment tôt, j’ai pu m’occuper en bonne partie de mes gosses (avec ma femme). C’est un autre avantage de l’indépendance financière!
Concernant les études, j’ai budgété un montant d’épargne fixe depuis leur naissance pour m’auto-assurer en quelque sorte.
Concernant la résidence principale, il ne faut pas surestimer non plus la perte fiscale par rapport à la diminution de la charge bancaire. N’oublions pas que le fisc finit toujours par nous tomber dessus, tôt ou tard. Et puis il y a, comme nous l’avons déjà discuté, et comme tu le mentionnes dans ton commentaire, l’astuce de relouer sa première RP et acheter une autre, tout en récupérant sa LPP. C’est ce que j’ai fait.
Donc non, je n’ai pas évolué par rapport au capital nécessaire, en tout cas pas à la hausse. J’ai même pris ma décision de devenir financièrement indépendant avec moins que ce que j’avais prévu pour tout dire, pour différentes raisons que j’évoque dans mon ouvrage.