Septembre 2013. Dernière mise à jour : janvier 2026.
Journée pluvieuse, mélancolie. Rêve d'expatriation sous des cieux plus cléments.

Journée pluvieuse, automne approche
Et voilà une nouvelle journée pluvieuse et maussade, annonciatrice de l'automne qui approche à grands pas. L'été a été bref, mais particulièrement beau et chaud. Dommage du peu... On peut bien essayer de se remonter le moral en se disant qu'il nous reste encore quelques belles journées, mais bon, le temps des terrasses, apéros, lunettes de soleil et micro shorts féminins touche à sa fin. Malheureusement. Rendez-vous pour la suite dans 6 mois. Au moins.
Je connais des gens qui apprécient cette alternance des saisons ou même qui préfèrent bizarrement l'hiver. Mais quand comme moi on déteste le froid et l'humidité et qu'on prend son pied en sirotant une bonne bière auprès d'une piscine bien fréquentée, l'été paraît décidément bien trop court sous nos latitudes.
Le rêve d'expatriation
J'ai souvent rêvé de m'installer sous des cieux plus cléments, comme sur une île du Pacifique ou de l'Atlantique. Mais y séjourner pour quelques jours de vacances ou y vivre à l'année, c'est deux choses bien différentes. Il est difficile en effet de s'affranchir de nos repères, de nos petites habitudes et de notre culture de manière générale. Sans compter bien sûr notre famille et nos amis qui viendraient vite à manquer en cas d'exil.
Expatriation pour accélérer FIRE
On peut devenir rentier très rapidement en partant sous d'autres latitudes. Non seulement le climat y est plus propice, mais de plus le coût de la vie y est moindre. C'est franchement tentant pour des individus en quête d'indépendance financière. Mais le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Cela dépend des attaches qu'on possède ici. Plus jeune j'aurais peut-être tenté le coup si ma situation financière me le permettait. Aujourd'hui, alors que j'en aurais la capacité, je n'en ai plus vraiment l'envie. Peut-être qu'elle reviendra plus tard, qui sait ?
Le meilleur des deux mondes
Peut-être aussi que la vraie vie c'est de posséder le meilleur des deux mondes, une vie sous nos latitudes durant la belle saison, et des séjours au chaud durant les mois les plus pourris. Cela demande certes bien plus de moyens que l'exil pur et dur, mais si l'on n'est pas trop pressé, le jeu peut en valoir la chandelle. D'autant qu'avec l'âge, l'accès à des soins en matière de santé devient plus important. Et sous les tropiques ce dernier point est loin d'être évident...
En attendant, rêvasser sous la pluie
D'ici là, je continuerai à rêvasser en regardant tomber la pluie...
Bonne journée pluvieuse à vous 😉
À suivre dans les prochains épisodes.
Note rétrospective (janvier 2026)
En relisant cet article de septembre 2013, mélancolie pluvieuse et rêve d'expatriation, je souris. Douze ans et quatre mois plus tard, voici ce qui s'est passé.
Ai-je finalement expatrié après 2021 ?
Non. En janvier 2026, soit 4+ ans après ma démission (août 2021), je vis toujours en Suisse. Je n'ai pas déménagé aux îles du Pacifique, pas aux Canaries, pas au Cap-Vert, nulle part sous les tropiques.
Pourquoi ? Pour exactement les raisons que j'énumérais déjà en septembre 2013 :
- Repères et habitudes : Difficile de s'affranchir de tout ce qu'on connaît
- Culture : Vivre dans une culture différente à long terme = fatiguant
- Famille et amis : Manqueraient rapidement en cas d'exil
- Soins de santé : Système suisse excellent, crucial avec l'âge
- Infrastructures : Services, transports, qualité de vie générale
Ces obstacles identifiés en 2013 se sont révélés décisifs. Le fantasme de l'expatriation totale est resté exactement ça : un fantasme.
Mais j'AI la liberté de le faire :
Voici la différence cruciale entre septembre 2013 et janvier 2026. En 2013, je rêvais d'expatriation mais ne POUVAIS pas (encore salarié, attaché au job). En 2026, je ne l'ai pas FAIT, mais je PEUX.
Depuis août 2021, rien ne m'empêche de déménager demain matin au Cap-Vert si je le veux. Capital suffisant, revenus passifs portables géographiquement, aucune obligation professionnelle, aucun patron à convaincre. Je suis libre. Complètement libre de partir.
Mais je ne l'ai pas fait. Pourquoi ? Parce que la liberté de CHOISIR est plus précieuse que le choix lui-même. Savoir que je PEUX partir si je veux suffit à mon bonheur. Je n'ai pas BESOIN de partir pour être heureux. La simple option existe, et c'est suffisant.
Solution "meilleur des deux mondes" appliquée ?
En septembre 2013, j'évoquais "la vraie vie" comme étant "le meilleur des deux mondes" : vivre ici durant la belle saison, partir au chaud durant les mois pourris. Ai-je appliqué cette solution depuis 2021 ?
Partiellement. Depuis 2021, mes voyages hivernaux vers des destinations chaudes sont plus fréquents qu'avant (flexibilité totale, pas de contrainte congés). Plusieurs semaines sous le soleil pendant l'hiver suisse le plus moche ? Facile maintenant. Pas besoin de demander permission au patron. Pas de limite 4-5 semaines annuelles. Si je veux partir 2 mois, je pars 2 mois.
Donc oui, j'ai adopté la vision du "meilleur des deux mondes" : Suisse comme base permanente, escapades soleil flexibles quand l'envie me prend. Pas l'alternance systématique 6 mois ici / 6 mois ailleurs que certains font, mais une approche opportuniste selon météo et envie.
"On peut devenir rentier très rapidement en partant sous d'autres latitudes" :
Cette observation de septembre 2013 était factuelle. En expatriant dans des pays à coût de vie faible (Thaïlande, Portugal, Amérique Latine, etc.), on peut effectivement atteindre FIRE beaucoup plus vite. Avec 300'000-500'000 CHF de capital, on peut vivre confortablement dans ces pays. En Suisse, il faut 1-2 millions.
L'hiver suisse est-il devenu supportable depuis 2021 ?
Voici le paradoxe intéressant. En septembre 2013, la pluie et l'automne me déprimaient parce qu'ils annonçaient des mois de réveil à 5h dans le froid et le noir pour aller travailler. L'hiver = prison encore plus oppressante que l'été.
Depuis août 2021, plus de réveil forcé à 5h. Plus de trajets dans le froid. Plus d'obligation d'aller travailler peu importe la météo. Si je veux rester au chaud chez moi toute la journée parce qu'il neige dehors ? Aucun problème.
Résultat : l'hiver suisse est devenu BEAUCOUP plus supportable. Pas agréable (je déteste toujours le froid/humidité comme en 2013), mais supportable. Parce que je ne suis plus OBLIGÉ de le subir en allant travailler. Je peux juste rester au chaud, ou partir quelques semaines au soleil si vraiment c'est trop moche.
Donc ironiquement, ce n'est pas la météo qui a changé (toujours aussi pluvieuse), mais ma relation à la météo. Quand on n'est pas obligé de sortir dans la pluie pour aller au travail, la pluie devient juste... de la pluie. Pas une torture.
Les soins de santé avec l'âge :
En septembre 2013, j'évoquais déjà que "avec l'âge, l'accès à des soins en matière de santé devient plus important. Et sous les tropiques ce dernier point est loin d'être évident".
Le système de santé suisse, parmi les meilleurs au monde, est un luxe énorme en vieillissant. Déménager au Cap-Vert avec des infrastructures médicales limitées aurait été risqué. Rester en Suisse = sécurité sanitaire maximale. Bon choix, surtout pour les décennies à venir.
"Je continuerai à rêvasser en regardant tomber la pluie" :
Cette conclusion mélancolique de septembre 2013 me fait sourire. En 2013, je rêvassais sous la pluie en attendant de pouvoir changer ma vie. En 2026, je ne rêvasse plus vraiment. J'ai changé ma vie. Et la pluie, bien qu'encore désagréable, n'a plus le même pouvoir oppressif.
Le rêve de septembre 2013 n'était pas vraiment l'expatriation aux îles. Le vrai rêve, c'était la LIBERTÉ. Liberté de ne plus être forcé de travailler dans le froid/pluie. Liberté de partir si je veux. Liberté de rester si je préfère. Cette liberté, je l'ai depuis août 2021. Mission accomplie.
Le message pour les lecteurs :
Les leçons de septembre 2013 :
- Le problème n'est pas le climat, c'est le travail forcé : L'hiver suisse semble horrible quand on doit se lever à 5h pour aller travailler. Le même hiver devient acceptable quand on peut rester au chaud chez soi. Ce n'est pas la météo qui déprime, c'est l'obligation de la subir en allant travailler.
- Expatriation = raccourci FIRE mais coûts cachés élevés : Oui, on peut atteindre FIRE 5-10 ans plus vite en expatriant dans un pays à faible coût de vie. Mais on perd : famille, amis, culture, repères, système de santé, infrastructures. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas pour moi. Mais peut-être pour vous si vos attaches sont faibles.
- La liberté de choix > le choix lui-même : Je PEUX déménager au Cap-Vert demain si je veux. Je ne l'ai pas fait. Mais juste savoir que cette option existe me rend heureux. La liberté de choisir vaut plus que l'exercice du choix.
- Les attaches se renforcent avec l'âge : À 25 ans, expatrier = aventure excitante. À 40+ ans, expatrier = déracinement douloureux. Plus vous vieillissez, plus vos racines s'enfoncent. Si vous voulez vraiment expatrier, faites-le jeune.
- Solution hybride = meilleur compromis : Pas besoin de choisir entre Suisse 100% ou Tropiques 100%. Base en Suisse + escapades soleil flexibles = optimal. Sécurité/stabilité + soleil occasionnel. Meilleur des deux mondes accessible après FIRE.
En septembre 2013, je rêvassais sous la pluie en fantasmant sur l'expatriation. En août 2021, j'ai atteint la liberté. En janvier 2026, je vis toujours en Suisse, mais je PEUX partir quand je veux. Cette liberté de choix, sans exercer le choix, me suffit. L'hiver suisse reste pluvieux. Mais il n'est plus oppressif. Parce que je ne suis plus obligé de le subir en allant travailler. La vraie libération n'était pas géographique. Elle était financière.
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Hello
J’adhère parfaitement à tes propos, puisque j’ai eu les mêmes réflexions que toi (voir http://www.blogdelaurent.fr/finance/gagner-plus-et-travailler-moins ), mais je me demande de plus en plus si je ne suis pas prêt à franchir le pas, malgré le fait de la famille et de la santé. En 2014 peut-être … probablement !
Ah oui et c’est d’autant plus vrai quand on vit en France 😉