Journal d’un futur rentier (21) : la vraie vocation

This entry is part 20 of 86 in the series Journal d'un futur rentier

Octobre 2013. Dernière mise à jour : janvier 2026.

La quête de vocation. Et la découverte que ma vraie vocation était ailleurs.

Journal rentier octobre 2013 vocation choix profession hasard dépit bon employeur valorisation vraie vocation rentier liberté

Une vocation ?

Une vocation... Cela vous dit quelque chose ? Peut-être en avez-vous une déjà depuis tout petit ? Peut-être connaissez-vous quelqu'un pour qui la destinée est déjà toute tracée depuis longtemps ? Médecin, pompier, policier, avocat... Pour certaines personnes le choix est clair très rapidement. En ce qui me concerne au contraire cela n'a jamais été évident. Encore aujourd'hui, après 14 années dans le même métier, je ne suis toujours pas sûr d'être fait pour cela. Au contraire, je suis même de plus en plus convaincu que ce n'était pas le bon choix. Mais peu importe.

Le choix par hasard et dépit

J'ai choisi ma profession un peu par hasard, un peu par dépit aussi. J'y ai pris goût certes, par la force des choses, et même acquis une certaine expertise, mais quant à dire que je me lève tous les matins avec la banane, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Le bon employeur enfin trouvé

Aujourd'hui je travaille pour la première fois chez un employeur qui fait confiance en ses employés et les valorise. Après des années à suer pour des grosses boîtes pour qui les collaborateurs ne sont que des matricules, je retombe dans un univers où tout un chacun peut apporter concrètement sa pierre à l'édifice. Cela fait un bien énorme, et l'ambiance générale s'en ressent. On a juste l'impression d'être en famille ou entre potes. Que du bonheur somme toute.

Pas fait pour cette profession

N'empêche que je sais intimement que je ne suis pas vraiment fait pour cette profession. Ai-je raté quelque part ma vocation ? Suis-je passé à côté d'un métier que j'aurais adoré exercer ? Peut-être. Ou peut-être pas...

Les passions : écriture et finance

J'aime écrire et j'aime la finance. Mon blog n'est donc pas là par hasard. Mais impossible d'en vivre bien évidemment. Est-ce que prises séparément, chacune de ces passions aurait pu devenir un métier ? Journaliste ou conseiller en placements ? Peut-être. Ou peut-être pas. J'ai déjà touché un peu au premier, sans être vraiment convaincu. Quant au deuxième, difficile de savoir si je supporterais de faire partie un jour des requins de la finance...

La vraie vocation : rentier

Au final, je crois bien que le seul métier qui m'a toujours attendu les bras grands ouverts, c'est celui de rentier ;-)...

À suivre dans les prochains épisodes.


Note rétrospective (janvier 2026)

En relisant cet article d'octobre 2013, questionnement sur la vocation et conclusion humoristique que "le seul métier qui m'a toujours attendu, c'est celui de rentier", je souris. Ce questionnement sur l'absence de vocation professionnelle et la conclusion humoristique (mais prophétique) que ma vraie vocation était "rentier" documentaient une prise de conscience progressive.

Les "14 années dans le même métier" :

Cette continuité de 14 ans dans un domaine pour lequel je n'avais aucune vocation initiale documentait la réalité de beaucoup de gens : on choisit un métier "par hasard, un peu par dépit", puis on y reste par inertie, par habitude, par nécessité financière, même en sachant que "ce n'était pas le bon choix".

"Ai-je raté quelque part ma vocation ?" :

Cette question d'octobre 2013 était poignante. Douze ans plus tard, quelle est la réponse ?

Non, je n'ai pas raté ma vocation. Pourquoi ? Parce que ma vraie vocation n'était pas un métier traditionnel (médecin, pompier, avocat, journaliste, conseiller financier). Ma vraie vocation était exactement ce que je concluais avec humour en octobre 2013 : "rentier".

Mais "rentier" n'est pas vraiment un métier au sens traditionnel. C'est un état. C'est une condition. C'est une liberté. Ma vraie vocation n'était pas de FAIRE quelque chose de spécifique, mais d'ÊTRE libre de choisir ce que je fais.

Cette distinction est cruciale. Beaucoup de gens (moi inclus pendant longtemps) pensent qu'ils doivent trouver LE métier parfait qui les passionnera pendant 40 ans. Mais pour certaines personnalités (INTJ notamment), la vraie vocation n'est pas un métier spécifique, c'est l'autonomie elle-même.

Les passions (écriture, finance) via le blog :

Octobre 2013 mentionnait deux passions : "J'aime écrire et j'aime la finance. Mon blog n'est donc pas là par hasard. Mais impossible d'en vivre bien évidemment."

Cette observation "impossible d'en vivre" était vraie. Le blog (créé en 2010, donc 3 ans avant cet article) ne générait que quelques centaines de francs par an. Clairement insuffisant pour vivre.

Mais l'observation manquait le point essentiel : le blog n'avait pas besoin de générer un revenu suffisant pour vivre. Son rôle était différent. Il combinait mes deux passions (écriture, finance) dans un projet personnel autonome qui donnait du sens pendant l'accumulation du capital FIRE via mon salariat.

Le blog était donc le pont psychologique entre le salariat (nécessaire pour l'épargne/accumulation) et la liberté future (FIRE). Il me permettait d'exprimer mes passions, même si insuffisamment rémunérateur pour en vivre.

La conclusion humoristique était prophétique :

La phrase finale d'octobre 2013 - "Au final, je crois bien que le seul métier qui m'a toujours attendu les bras grands ouverts, c'est celui de rentier ;-)..." - était présentée avec humour (le smiley en témoigne).

Mais cette phrase humoristique était profondément vraie et prophétique. Huit ans plus tard, c'est exactement ce qui s'est passé : je suis devenu "rentier". Le "métier" qui m'attendait depuis toujours a enfin été embrassé.

Beaucoup de gens passent toute leur vie à chercher leur "vocation professionnelle" sans réaliser que leur vraie vocation pourrait être l'absence de profession obligatoire. Pour certaines personnalités (INTJ, besoin d'autonomie extrême), la vraie vocation est précisément de ne pas avoir de vocation professionnelle imposée.

Le message pour les lecteurs :

Les leçons d'octobre 2013 :

  • L'absence de vocation professionnelle claire est peut-être un signal : Si vous n'avez jamais trouvé de profession qui vous passionne vraiment, ce n'est peut-être pas un problème. C'est peut-être le signal que votre vraie vocation est l'autonomie et la liberté, pas un métier spécifique.
  • Un "bon employeur" ne change pas la nature du salariat : Même un employeur qui valorise ses collaborateurs et crée une ambiance familiale reste un employeur. La subordination fondamentale demeure. Si le problème est structurel (besoin d'autonomie incompatible avec salariat), changer pour un "bon employeur" ne résout rien à long terme.
  • Les passions peuvent coexister via projets personnels : Vous n'avez pas besoin que vos passions (écriture, finance) deviennent votre métier salarié. Un projet personnel (blog, activité annexe) peut combiner vos passions pendant que le salariat finance votre accumulation FIRE.
  • Certaines passions sont incompatibles avec leur version professionnelle : Aimer écrire ≠ vouloir être journaliste salarié. Aimer la finance ≠ vouloir être conseiller financier avec clients. La version autonome (blog, gestion capital personnel) peut être plus satisfaisante que la version professionnelle salariée.
  • La vraie vocation peut être "rentier" : Pour certaines personnalités (besoin d'autonomie extrême, INTJ), la vraie vocation n'est pas un métier spécifique mais un état : financièrement indépendant, libre de choisir ses activités, autonome totalement. C'est une vocation légitime.
  • Les phrases humoristiques contiennent souvent des vérités profondes : Quand octobre 2013 concluait avec humour que "le seul métier qui m'a toujours attendu, c'est celui de rentier", c'était présenté légèrement mais c'était profondément vrai. Écoutez vos propres blagues - elles révèlent souvent vos vraies aspirations.

Journal d'un futur rentier

Journal d’un futur rentier (20) : rêve d’expatriation Journal d’un futur rentier (22) : 40 ans, le clap

En savoir plus sur dividendes

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

1 réflexion sur “Journal d’un futur rentier (21) : la vraie vocation”

  1. Si par définition, un métier est l’exercice par une personne d’une activité dans un domaine professionnel en vue d’une rémunération, peut-on dire que rentier est un métier ? Pour savoir la réponse, procurez-vous de l’e-book « Profession d’un rentier ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *