Journal d’un futur rentier (25) : à 8% de l’objectif

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Mars 2014. Dernière mise à jour : décembre 2025.

Instantané à 8% du chemin. Projection : rentier dans moins de 10 ans. Horizon 2020 pour 50% d'activité.

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Situation patrimoniale mars 2014

Si tout va bien je serai rentier dans moins d'une dizaine d'années. Aujourd'hui, je possède trois biens immobiliers, deux que j'ai mis en location et un dans lequel je vis. J'ai aussi quelques obligations, quelques fonds de placement et surtout un portefeuille de dividendes croissants qui commence à devenir intéressant.

8% de l'objectif atteint

Par rapport à ce portefeuille, je me situe en ce moment à 8% de mon objectif d'indépendance financière et je pense arriver à dépasser facilement les 10% d'ici la fin de cette année. Cette progression peut paraître lente de prime abord. Cependant, elle ne se fait pas sur un rythme linéaire, mais plutôt exponentiel. En effet, plus j'avance, plus mes revenus passifs sont importants, plus j'économise, plus je réinvestis, plus je gagne... Sans compter la magie des intérêts composés.

Très loin et très proche à la fois

Une dizaine d'année encore à patienter pour me retirer totalement du monde professionnel, c'est très loin et très proche à la fois. Très loin parce que cela signifie encore une quantité innombrable de levers matinaux pour aller travailler, des prises de tête et des tracasseries régulières à encaisser encore et encore. Très proche parce que c'est bien moindre que le temps que j'ai déjà perdu à travailler pour les autres. Et ça peut être d'autant plus proche qu'une coupure totale avec la vie active n'est pas forcément une de mes priorités.

Déjà partiellement rentier

Les revenus que je touche déjà aujourd'hui, sous forme de loyers, coupons et dividendes me permettraient déjà de vivre, même si ce n'est qu'en toute petite partie, comme rentier. Si j'en ai l'opportunité, je souhaiterais conserver une petite activité accessoire, histoire non seulement de diversifier mes sources de revenus, mais aussi pour mon bien-être physique et psychique. Si cette possibilité se présente, cela signifie que ce n'est plus dix ans à patienter, mais peut-être juste la moitié.

Horizon 2020

Qui sait, avant l'horizon 2020 je ne travaillerai sans doute déjà plus qu'à 50%...

À suivre dans les prochains épisodes.


Note rétrospective (décembre 2025)

En relisant cet article de mars 2014, je mesure le chemin parcouru. Onze ans et neuf mois plus tard, voici ce qui s'est réellement passé.

De 8% en mars 2014 à 100% en 2021 :

En mars 2014, j'étais à 8% de mon objectif d'indépendance financière. Sept ans plus tard, en 2021, j'ai démissionné. J'étais donc à 100%. Cela signifie que les 92% restants ont été parcourus en 7 ans.

La progression exponentielle que je décrivais en mars 2014 n'était pas une théorie abstraite, c'était une prédiction exacte de ce qui allait se passer. Les intérêts composés, le réinvestissement des dividendes, l'augmentation progressive de l'épargne - tout s'est combiné pour créer cette accélération finale spectaculaire.

Projection "moins d'une dizaine d'années" :

En mars 2014, je projetais être "rentier dans moins d'une dizaine d'années". C'était exactement ça. Sept ans plus tard (2021), démission. Ma projection était même légèrement prudente : j'ai battu l'objectif de 3 ans (10 ans max → 7 ans réels).

Cette prudence était sage. Mieux vaut annoncer 10 ans et livrer en 7, que promettre 5 ans et échouer à tenir le délai. Les projections FIRE doivent toujours inclure une marge de sécurité.

Horizon 2020 pour travailler à 50% :

En mars 2014, j'évoquais "l'horizon 2020" pour ne travailler "plus qu'à 50%". Cette projection était correcte et elle aussi trop conservatrice. Depuis 2014, j'ai continué à réduire progressivement mon temps de travail, année après année, si bien qu'avant mon départ je ne travaillais déjà plus qu'un seul jour par semaine.

"Déjà partiellement rentier" en mars 2014 :

J'écrivais que mes revenus passifs (loyers, coupons, dividendes) me permettaient "déjà de vivre, même si ce n'est qu'en toute petite partie, comme rentier". À 8% de l'objectif, c'est cohérent : probablement 8% de mes besoins couverts par le passif.

Mais l'observation importante, c'est que dès 8%, on commence à SENTIR la différence. Ce n'est plus zéro, c'est quelque chose. Cette "toute petite partie" de vie de rentier était un avant-goût psychologique crucial. Ça rendait l'objectif final tangible, pas abstrait.

La patience nécessaire :

En mars 2014, à 8%, je parlais d'"une quantité innombrable de levers matinaux pour aller travailler, des prises de tête et des tracasseries régulières". Cette patience - supporter 7 ans de plus dans ces conditions - a été le prix à payer.

Sans vision claire de la sortie (rentier dans moins de 10 ans), j'aurais probablement craqué avant. Mais savoir qu'il y avait une fin programmée rendait supportable l'insupportable. Chaque lever matinal me rapprochait de 0.01% de l'objectif. C'était infinitésimal mais cumulatif.

Le message pour les lecteurs :

Si vous êtes à 8% de votre objectif FIRE comme je l'étais en mars 2014, ne désespérez pas. Oui, 8% c'est peu. Oui, il reste 92%. Mais ces 92% ne prendront PAS autant de temps que les 8% premiers.

La progression est exponentielle, pas linéaire. Pourquoi ? Intérêts composés et dividendes réinvestis. Patience et foi dans les mathématiques exponentielles. Ça marche. La preuve : mars 2014 = 8%, août 2021 = 100%, décembre 2025 = libre.

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4 réflexions sur “Journal d’un futur rentier (25) : à 8% de l’objectif”

  1. Bonjour Jérôme, ce qui me frappe le plus dans votre commentaire et qui me semble sain est que vous avez un objectif pour votre argent, pouvoir lever le pied. C’est un très bon rappel que trop souvent l’argent est un but en soi alors qu’il n’est qu'(un) accessoire. L’autre avantage d’avoir un objectif est qu’on eut déterminer quand on l’a atteint…

    1. Merci Armand pour votre commentaire. C’est très juste. Et de plus considérer l’argent comme un moyen plus qu’un but en soi a aussi l’avantage d’être beaucoup plus serein dans ses investissements 🙂

  2. Bonjour Jérôme,
    Ce n’est pas le sujet du site mais pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos investissements en immobilier (emplacement, prix, rendement, …). Je pensais, à tort sans doute, que l’immobilier locatif n’était pas rentable en Suisse à cause de prix d’achat très (trop) élevés. Merci.

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