Dernière mise à jour : janvier 2026
En décembre 2016, pendant les vacances de fin d'année, je profitais d'une période de repos bien méritée après une année de travail intense. C'était l'un de ces moments où l'on savoure la liberté temporaire des vacances tout en rêvant qu'elle devienne permanente. Ce billet très court capture cet état d'esprit entre repos présent et anticipation future.

Zzz... Zzz... Zzz... Qu'on est bien au lit. Quel plaisir d'émerger le matin, lorsque le jour se lève, sans avoir besoin d'un réveil. Quel plaisir de se dire qu'on a la journée pour soi, que le café nous attend et qu'on peut le déguster tranquillement en lisant les nouvelles du jour.
Il paraît que l'oisiveté est mère de tous les vices. Lorsqu'on a du temps, on serait en effet plus enclin à céder à toutes sortes de tentations. Je trouve au contraire que la vraie sagesse c'est de ne rien faire. Le temps qui nous est offert alors nous permet de nous recentrer sur le moment présent et sur ce qui importe vraiment. Lorsqu'on travaille, on court dans tous les sens, la plupart du temps inutilement, on se détache de ses vraies valeurs et c'est là qu'on déconne.
Zzz... Zzz... Zzz.... Sortir du lit tranquillement, s'habiller, ou pas, se doucher, ou pas. Tout est fait selon l'envie du moment. Pas de programme, pas d'horaire, pas d'habitude, si ce n'est celle de décider quoi, quand et comment. Un jour on fera mille choses, le jour suivant on larvera toute la journée. Pas besoin de porter le masque du parfait petit travailleur souriant et motivé. Si on est fatigué et/ou de mauvaise humeur, alors on se comporte comme tel.
Tiens, aujourd'hui d'ailleurs j'ai décidé que j'allais tirer au cul toute la journée. Ça tombe bien, c'est les vacances. Dans un avenir pas si loin je pourrai faire ce genre de choix tous les jours.
Zzz.... Zzz... Zzz...
Note rétrospective – janvier 2026
Dix ans après ce billet, je peux confirmer : "l'avenir pas si loin" dont je rêvais en décembre 2016 est arrivé en 2021. Désormais, je peux effectivement faire ce genre de choix tous les jours. Plus de réveil imposé, plus de masque du parfait petit travailleur, plus d'horaires contraints.
Ce que j'ai découvert depuis 2021, c'est que la vraie liberté n'est pas de ne rien faire, mais de pouvoir choisir ce qu'on fait. Certains jours, je reste tranquille. D'autres jours, je me lève à 6h parce que j'ai envie de travailler sur un projet qui m'intéresse. La différence fondamentale : c'est MON choix, pas celui d'un employeur.
Le billet de 2016 oppose "oisiveté sage" et "travail aliénant", mais cette dichotomie était trop simpliste. En réalité, l'oisiveté permanente devient rapidement ennuyeuse pour la plupart des gens. Ce qui rend l'indépendance financière précieuse, ce n'est pas la possibilité de ne rien faire, c'est la possibilité de faire ce qu'on veut, quand on veut, comme on veut.
Depuis 2021, j'ai continué à être actif : gestion de ce blog, analyse de mon portefeuille, lecture, sport, musique... Mais tout ça, je le fais parce que ça m'intéresse, à mon rythme, sans pression externe. C'est cette autonomie qui fait toute la différence, pas l'oisiveté en soi.
La phrase "la vraie sagesse c'est de ne rien faire" mérite également une correction. Rétrospectivement, je dirais plutôt : la vraie sagesse, c'est de ne faire QUE ce qui a du sens pour soi. Cela peut inclure du "rien" (repos, contemplation, flânerie), mais aussi beaucoup d'activités choisies plutôt qu'imposées.
En décembre 2016, je projetais mes vacances temporaires sur ma future vie de rentier. Dix ans plus tard, la réalité dépasse ce rêve initial. Pas parce que je passe mes journées à "larver", mais parce que j'ai découvert qu'une vie libre et choisie est infiniment plus riche qu'une alternance travail contraint / repos passif. L'indépendance financière ne m'a pas transformé en paresseux permanent, elle m'a permis de devenir pleinement actif sur mes propres termes.
Les "Zzz... Zzz... Zzz..." de 2016 étaient savoureux précisément parce qu'ils étaient rares. En 2026, je peux me les offrir quand je veux, ce qui paradoxalement les rend moins nécessaires. Quand on ne travaille plus PAR obligation, on découvre qu'on peut être naturellement actif par plaisir.
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