Actionnaire : devenez copropriétaire d’entreprises sans y travailler

Article original rédigé par dividinde en 2019 et remis à jour par mes soins en novembre 2025

Que vous considériez Elon Musk comme un génie visionnaire ou un fou incontrôlable, vous êtes certainement d'accord sur un point : c'est un entrepreneur hyperactif et insatiable.

Illustration actionnariat entreprises suisses - devenir copropriétaire sans travailler

On peut lui reprocher de toucher à tout et n'importe quoi, mais son esprit créateur et visionnaire, sa capacité à penser en dehors des sentiers battus ainsi que son acharnement au travail forcent l'admiration.

Désolé pour Elon, mais je dois vous faire part d'une vérité surprenante : je suis un entrepreneur encore bien plus actif que lui. Rien que cette année, j'ai inventé, fabriqué et vendu bien plus de produits et de services que lui en 20 ans !

Je sais, à ce stade vous vous dites que Dividinde a pété un plomb, ou qu'il est malhonnête ou prétentieux. Et pourtant, laissez-moi vous prouver que cette affirmation est parfaitement exacte...

Mes activités entrepreneuriales en tant qu'actionnaire

Voici quelques exemples concrets de mes dernières activités entrepreneuriales :

  • J'ai participé au lancement d'un nouveau traitement contre le cancer basé sur l'immunothérapie.
  • J'ai contribué à fabriquer des voitures plus légères et moins énergivores grâce à de nouveaux polymères ultraperformants.
  • J'ai installé des milliers d'ascenseurs en Chine.
  • J'ai vendu des centaines de millions de bouteilles d'eau.
  • J'ai transporté cette année plus d'un million de touristes sur le Jungfraujoch.
  • J'ai lancé de nouveaux capteurs électriques permettant de mesurer précisément des courants alternatifs.

Comment est-ce possible ? La réponse est simple : en tant qu'actionnaire de Roche, EMS Chemie, Schindler, Nestlé, Jungfraubahn et LEM, je suis copropriétaire de ces entreprises. En tant que tel, j'ai contribué à chacune des activités énumérées ci-dessus.

Comment l'actionnariat fonctionne concrètement

En mettant ses fonds à disposition d'une entreprise, l'actionnaire la soutient dans son développement et participe indirectement à la fabrication de nouveaux produits. C'est là toute la magie de l'actionnariat : vous devenez entrepreneur sans les contraintes habituelles.

Nul besoin de posséder l'entièreté d'une entreprise, une petite fraction suffit à me combler. Je possède par exemple environ 0.3 millionième de Nestlé, mais cela me convient parfaitement ! Cette infime partie me donne droit aux dividendes et à une part des bénéfices proportionnelle à mon investissement.

Devenir actionnaire : accessible dès 100 francs

Pour la modique somme de 100 francs, vous pouvez déjà devenir copropriétaire À VIE d'une des meilleures entreprises au monde, riche d'une tradition de plus de 150 ans.

On ne vous demandera jamais de travailler à la chaîne ou de livrer un camion de San Pellegrino. Vous ne serez jamais renvoyé et votre salaire (sous forme de dividendes) continuera d'augmenter année après année, comme c'est le cas depuis des décennies pour les entreprises de qualité.

Les avantages de ce partenariat unique

Comparons les situations d'un employé traditionnel et d'un actionnaire :

CritèreEmployéActionnaire
Investissement initialFormation, CV, recherche d'emploiDès 100 CHF pour une action
Temps de travail requis40 heures par semaine minimum0 heure (gestion passive)
Type de revenusSalaire mensuel plafonnéDividendes croissants dans le temps
Sécurité de l'emploiLicenciement possible à tout momentPropriété à vie (sauf vente volontaire)
Nombre d'employeursGénéralement 1 à 2Illimité (diversification)
Congés et flexibilité4-5 semaines négociées365 jours par an
Gestion quotidiennePrésence et performance requisesEntreprise gère tout à votre place

Nestlé gère son personnel, négocie le prix des matières premières, entretient ses usines et produit du café. De mon côté, je me contente de recevoir mes dividendes. Décidément, ce type de partenariat me convient parfaitement et pour rien au monde je n'en changerais les termes.

Exemples concrets avec actions suisses

Voici quelques exemples d'entreprises suisses accessibles avec leurs caractéristiques d'investissement (données indicatives à vérifier selon les cours actuels) :

EntrepriseSecteurPrix action approximatifDividende annuelRendement estimé
NestléAgroalimentaire 80 CHF3.04 CHF3.82%
NovartisPharmaceutique105 CHF3.52 CHF3.35%
SwisscomTélécommunications585 CHF22.11 CHF3.78%
Zurich InsuranceAssurances574 CHF28.28 CHF4.92%
Swiss ReRéassurance140 CHF6.08 CHF4.33%

Note : Ces données sont indicatives et évoluent selon les cours boursiers. Vérifiez toujours les informations actuelles avant d'investir.

Mon quotidien d'entrepreneur actionnaire

Vous aimez le Nesquik ? J'en fabrique tous les jours !

Vous avez entendu parler de l'anticancéreux Tecentriq ? C'est moi !

Vous connaissez Philipp Navratil ? Severin Schwan ? Ces patrons travaillent pour moi !

Je vous l'ai dit : je suis un chef d'entreprise débordé. 🙂

La beauté de ce système réside dans sa simplicité : les dirigeants s'occupent de la stratégie, les employés produisent les biens et services, et moi, en tant qu'actionnaire, je profite des fruits de ce travail collectif sous forme de dividendes réguliers.

Questions fréquentes sur l'actionnariat

Les dividendes sont-ils garantis ?

Les dividendes ne sont pas garantis légalement, car ils dépendent des bénéfices de l'entreprise. Cependant, les entreprises suisses de qualité affichent une remarquable régularité. Nestlé, par exemple, a augmenté son dividende pendant 26 années consécutives. Cette constance historique témoigne de la solidité du modèle, même si les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Faut-il gérer activement son portefeuille d'actions ?

Non, pas forcément. Avec une stratégie buy-and-hold (acheter et conserver), 1 à 2 heures par an suffisent pour suivre vos dividendes. Les entreprises de qualité travaillent pour vous 24h/24, 365 jours par an, sans que vous ayez à intervenir.

Quelle est la différence entre actionnaire et spéculateur ?

L'actionnaire se positionne comme copropriétaire sur le long terme. Il s'intéresse aux fondamentaux de l'entreprise, à sa capacité à générer des bénéfices durables et à distribuer des dividendes croissants. Le spéculateur, lui, achète et revend à court terme en cherchant à profiter des variations de cours, sans réel intérêt pour l'entreprise elle-même.

Peut-on vraiment vivre de ses dividendes ?

Oui, c'est le principe de l'indépendance financière par les dividendes. Avec un portefeuille suffisamment conséquent (typiquement 500 000 à 1 000 000 CHF selon votre train de vie) investi dans des actions à dividendes de qualité offrant un rendement de 3 à 5%, vous pouvez générer 15 000 à 50 000 CHF de revenus passifs annuels. Ce n'est pas l'approche la plus efficace et rapide pour devenir financièrement indépendant, mais elle fonctionne.

L'entrepreneuriat passif à votre portée

L'actionnariat vous transforme en entrepreneur sans les contraintes : pas de gestion quotidienne, pas d'horaires imposés, pas de licenciement possible, pas de patron sur le dos. Pour le prix d'un repas au restaurant, devenez copropriétaire à vie d'entreprises centenaires qui travaillent pour vous.

Pendant que vous dormez, vos entreprises produisent, vendent, innovent et génèrent des bénéfices. Pendant que vous êtes en vacances, vos dividendes continuent de tomber. C'est cela, le véritable entrepreneuriat moderne : intelligent, passif et efficace.

Alors, prêt à rejoindre le club des entrepreneurs hyperactifs ? Pour 100 francs, votre aventure peut commencer dès aujourd'hui.


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12 réflexions sur “Actionnaire : devenez copropriétaire d’entreprises sans y travailler”

  1. Excellent frérot!
    L’actionnariat et les dividendes sont une merveille.
    Un bienfait pour l’humanité
    Je vais préparer le Nesquick de mes gosses en pensant dorénavant à toi!

    1. Merci frérot 😉
      Oh oui, l’actionnariat est une vraie merveille. Et de façon plus large, je dirais que le capitalisme est à bien des égards une excellente chose aussi.
      J’aime beaucoup voir mon argent travailler pour moi et se reproduire tout seul 🙂

      1. Oui, mais tout n’est pas rose non plus avec le capitalisme. Si c’était le cas on ne serait pas ici à discuter d’indépendance financière…

      2. C’est bien vrai! Mais le capitalisme n’est pas bon ou mauvais en soi, tout dépend de la façon dont on l’utilise. Il rend fou ceux qui le subissent mais libère ceux qui en connaissent les mécanismes. C’est un monstre sanguinaire à deux têtes mais qui possède un talon d’Achille: les dividendes 🙂

      3. Yes, faut dire que ces histoires de capitalisme ne me laissent de loin pas indifférent.

        Regarde cet exemple complètement schizophrène: Le salaire moyen chez Johnson & Johnson (aux USA) augmente de 2 à 3% par année, alors que le dividende a augmenté en moyenne de 12 à 13% par année sur les 50 dernières années!

        Question: Vaut-il mieux être un employé ou un actionnaire de Johnson & Johnson? Ces chiffres montrent à quel point l’esclave (« l’employé » selon le terme moderne) se fait berner par rapport au propriétaire (l’actionnaire)…

        Celui qui travaille et crée de la valeur pour l’entreprise est exploité et son travail ne sert qu’à remplir les poches des autres. Je ne dis pas que c’est spécialement noble d’être actionnaire et de s’enrichir sur le dos des autres. Par contre j’ai choisi mon camp entre être utilisé par le système ou profiter de ses défauts.

      4. 2 à 3% par an c’est déjà énorme… Cela fait plus de 20 ans que je bosse et sauf promotions, j’ai navigué entre 0 (la plupart du temps) et 1%. Autant dire rien. En même temps que mes patrons venaient pleurer parce soit disant ils n’avaient plus d’argent, ils s’accordaient des augmentations de salaire. Mais moi je riais en touchant mon augmentation annuelle sur mes dividendes de 10% (encore plus qu’eux, en pourcentage bien sûr).
        Bref moi aussi je suis du côté obscur de la force…

      5. Faut pas oublier que l’inflation annuelle moyenne aux USA est de 3% (moyenne des 100 dernières années), donc 2 à 3% d’augmentation de salaire n’augmente pas le pouvoir d’achat en termes réels.

        Ces chiffres sont très proches de ce qu’on a en Suisse une fois ajustés de l’inflation. Tu parles de 0 a 1% d’augmentation de salaire. Si je me souviens bien, on doit avoir quelque chose comme 0.5 à 0.8% d’inflation en moyenne en Suisse.

      6. La différence quand même c est que quand t’es employé chez J&J ok ton salaire augmente moins vite que si t’es actionnaire, mais tu touches on va dire 2000$ par mois avec ce salaire. Pour toucher la même chose avec des dividendes… il te faut une mise de départ d’un million 😀 et ça 99.999% ne peuvent pas le faire => ils sont employés

      7. Bien sûr. Par contre, je trouve que cela n’a pas beaucoup de sens de comparer au 1:1 un revenu actif avec un revenu passif. 1000 francs gagnés en dividendes sans devoir lever le petit doigt me comblent plus qu’une somme deux à trois fois plus élevée gagnée en me crevant le cul pour un autre 😉

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