Journal d’un futur rentier (69) : ça commence vraiment

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Avril 2020. Dernière mise à jour : décembre 2025.

Inscription aux formations ce matin. Première fois que je choisis vraiment par envie, pas par contrainte. Ça commence.

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Les bases de ma nouvelle vie

Ça commence. Je suis en train de poser les bases de ma nouvelle vie. Inscription ce matin aux formations qui vont poser les bases de ma future "activité". Je ne sais pas encore exactement comment qualifier cette dernière. "Accessoire" me semble être le moins mauvais terme, car ça montre bien à quel point elle n'est pas nécessaire à ma nouvelle existence.

J'aurais aussi pu dire alibi, mais c'est trop réducteur. Oui le côté alibi existe, mais ce n'est pas que ça. Je tiens à ce que cette occupation occupe réellement à l'avenir une certaine part dans mon emploi du temps, même si sa contribution est prévue pour demeurer modeste. Je tiens surtout à en tirer du plaisir, contrairement à ma profession (encore) actuelle.

Impatience rare

J'ai rarement été aussi impatient de débuter une formation, signe que la différence est grande entre des choix qui sont pris en totale liberté, sans aucune contrainte de nature familiale, hiérarchique ou économique.

Première fois : choix dictés par mes envies

Pour la première fois de ma vie mes choix "professionnels" (ce n'est pas vraiment la bonne appellation mais je ne sais pas quel autre terme employer) sont dictés uniquement par mes envies.

Certains ont la chance de pouvoir choisir très tôt ce qu'ils veulent faire. Cela n'a pas été mon cas parce que mes parents m'ont fortement encouragé à choisir d'autres voies plus traditionnelles et plus "sérieuses". Parmi ces dernières je n'ai jamais trouvé chaussure à mon pied.

J'ai essayé de prendre malgré tout du plaisir dans mes tâches, et j'y suis parvenu même parfois durant quelques temps. Néanmoins, le répit était toujours de courte durée. T'as beau changer l'emballage, s'il y a de la merde dans le cadeau, ça sentira toujours mauvais.

Faire le deuil et tourner la page

Attaquer ces formations me permettra aussi de me projeter vers l'avenir et de faire définitivement le deuil de mon activité actuelle. Je serai alors prêt à tourner la page et donner ma toute dernière lettre de congé.

À suivre dans les prochains épisodes.


Note rétrospective (décembre 2025)

En relisant cet article d'avril 2020, je me revois au tout début de cette dernière phase. Cinq ans et huit mois plus tard, voici le bilan complet.

"Première fois dictés uniquement par mes envies" :

Cette phrase d'avril 2020 était chargée d'émotion. "Pour la première fois de ma vie mes choix sont dictés uniquement par mes envies." Après des années de carrière dans des voies choisies par contrainte (parentale, économique, hiérarchique), enfin choisir librement, ça devait être grisant.

Cinq ans plus tard, je confirme : cette libération psychologique était le vrai gain. L'important était de rompre enfin avec les choix contraints et de s'autoriser à suivre ses envies. C'était un acte symbolique de rupture avec le passé.

La critique des parents :

J'écrivais que mes parents m'avaient "fortement encouragé à choisir d'autres voies plus traditionnelles et plus sérieuses". Cette critique était juste. Beaucoup de parents, avec les meilleures intentions, poussent leurs enfants vers des carrières "sûres" plutôt que vers ce qui les passionne vraiment.

Résultat : 25 ans dans des métiers où je n'ai "jamais trouvé chaussure à mon pied". 25 ans à essayer de "prendre du plaisir", avec des "répits toujours de courte durée". 25 ans perdus ? Non, parce que ces 25 ans m'ont permis de construire le capital qui finance ma liberté aujourd'hui. Mais quand même, quel gâchis d'énergie vitale.

"T'as beau changer l'emballage, s'il y a de la merde dans le cadeau..." :

Cette métaphore crue d'avril 2020 était exacte. J'ai changé de postes, de départements, de responsabilités. J'ai essayé de me convaincre que "cette fois ce sera mieux". Mais le problème n'était pas l'emballage (le poste spécifique), c'était le contenu (le métier lui-même, choisi par contrainte et non par envie). Tant que tu restes dans un domaine qui ne te correspond pas fondamentalement, aucun changement cosmétique ne résoudra le problème.

"Faire définitivement le deuil de mon activité actuelle" :

En avril 2020, j'expliquais que ces formations m'aideraient à "faire le deuil" de mon activité salariée. C'était psychologiquement juste : pour partir, il faut accepter de laisser mourir l'ancienne identité professionnelle. Ces formations étaient un rituel de transition, un pont symbolique entre deux vies.

L'"impatience rare" d'avril 2020 :

J'écrivais avoir "rarement été aussi impatient de débuter une formation". Cette impatience était le signe que j'avais enfin trouvé quelque chose qui m'attirait vraiment, pas quelque chose qu'on m'avait imposé ou que je m'étais imposé par contrainte économique.

C'est un signal important : quand tu es vraiment impatient de commencer quelque chose (formation, projet, activité), c'est probablement que c'est aligné avec qui tu es vraiment. L'inverse (anxiété, procrastination) signale souvent un désalignement.

Le message pour les lecteurs :

Si vous êtes dans une carrière choisie par contrainte (pression familiale, nécessité économique, inertie), vous reconnaîtrez cette phrase : "T'as beau changer l'emballage, s'il y a de la merde dans le cadeau, ça sentira toujours mauvais." Changer de poste ne résoudra rien si le problème est le métier lui-même.

La solution n'est pas de changer d'emballage. C'est de construire un capital suffisant pour avoir le choix. Puis de choisir enfin selon vos envies, pas selon les attentes parentales ou les contraintes économiques.

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4 réflexions sur “Journal d’un futur rentier (69) : ça commence vraiment”

  1. Philippe de Habsbourg

    Une formation en pleine pandémie, c’est une formation en ligne j’imagine?

    Je te souhaite de trouver le cadeau qu’il te faut! hahaha j’adore

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