Dernière mise à jour : janvier 2026
Face aux banques, caisses de pensions, hedge funds et algorithmes de trading haute fréquence, vous pensez partir perdant ? C'est l'impression que donne le marché. Pourtant, les investisseurs particuliers disposent d'avantages décisifs que les institutionnels n'ont pas. Voici comment transformer cette apparente faiblesse en force.

Le jeu semble inégal
Connectez-vous sur n'importe quelle plateforme financière. Première question : êtes-vous un investisseur institutionnel ou particulier ? Cette ségrégation en dit long. Les institutionnels accèdent à des produits exclusifs, obtiennent de meilleures conditions et disposent de milliers d'analystes scrutant les marchés en temps réel.
Les plus gros acteurs sont des faiseurs de marché. Leurs positions génèrent des volumes tels que leurs mouvements influencent directement les cours. Les agences de notation émettent des avis qui font trembler les marchés. Le particulier arrive en bout de chaîne : il achète des fonds auprès des "pros", suit leurs recommandations et supporte leurs frais de gestion élevés.
Vous ne pouvez pas rivaliser avec eux sur leur terrain. Mais vous n'avez pas à le faire.
Votre premier avantage : jouer dans une ligue différente
Au lieu de suivre les institutionnels, investissez là où ils ne peuvent pas aller. Recherchez des entreprises de petite capitalisation peu suivies, dans des secteurs non cycliques et des niches régionales. Quand vous y êtes positionné et que les gros poissons finissent par s'y intéresser, vous bénéficiez de leur force de frappe. C'est alors le moment de considérer une sortie.
L'autre bénéfice majeur : vous restez serein. Les perturbations conjoncturelles et les paniques du marché vous affectent peu. Cherchez ces opportunités dans votre quotidien. Quels produits consommez-vous régulièrement ? Sont-ils cotés en bourse ? Font-ils souvent parler d'eux dans les médias financiers ? Sont-ils suivis par de nombreux analystes ?
Regardez aussi autour de vous. Qu'achètent vos proches ? Quels services utilisent-ils ? Les meilleures opportunités d'investissement se trouvent souvent sous vos yeux, pas dans les recommandations des grands cabinets d'analyse.
Votre second avantage : l'horizon long terme
Vous pouvez aussi jouer sur les mêmes titres que les institutionnels, mais sur des courses de longueur différente. Eux se focalisent sur les résultats trimestriels et subissent la pression de performance à court terme. Vous recherchez l'endurance et la durabilité.
Vos critères sont différents : croissance moyenne des bénéfices sur 5-10 ans, rendement des capitaux propres historique, nombre d'années consécutives d'augmentation du dividende. Vous cherchez des "tortues", pas des coups d'éclat. Une progression régulière, même en cas d'orage.
Cette stratégie permet d'acheter à bon prix des sociétés de qualité lorsque le marché panique. Pendant que les gros poissons liquident leurs positions pour satisfaire leurs obligations de reporting, vous adoptez une approche contrarian et achetez des titres bradés. Ironiquement, leur contrainte devient votre opportunité.
Conclusion
David peut battre Goliath, mais pas en jouant selon ses règles. Votre flexibilité, votre absence de pression trimestrielle et votre capacité à investir dans des niches ignorées sont des avantages considérables. Utilisez-les. Le jeu n'est inégal que si vous acceptez de jouer sur le terrain des institutionnels.
Article original publié en 2011, actualisé en janvier 2026 pour refléter l'évolution des marchés et des stratégies d'investissement.
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Je te suis à 100%. Il y a quelques années, j’avais regardé avec curiosité l’analyse technique mais je m’étais vite rendu compte qu’elle nécessitait une expérience et un accès à l’information que je n’aurai jamais. Je me suis donc recentré sur l’analyse fondamentale qui depuis quelques années m’a offert de belles satisfactions. Même si la baisse actuelle fait très mal.
Il suffit d’être patient et d’utiliser son cash de manière maline, histoire d’acheter du rendement à prix cassé.
La baisse actuelle fait mal seulement si on a une perspective orientée capital, à court terme, avec des titres volatils. Au contraire, si tu es orienté revenus, long terme et des titres défensifs, non seulement la valeur de ton portefeuille résiste bien, mais surtout, comme tu le dis d’ailleurs, ça te permet d’acheter des dividendes bon marché. Un bear market est une aubaine pour ce type d’investisseur, comme il l’est pour un bear classique qui shorte le marché, sauf qu’il ne joue pas dans le même sens et pas pour les mêmes raisons.
Le marché fait un sacré yo-yo en ce moment, et je ne serais pas étonné qu’il nous fasse encore de mauvaises surprises. D’un point de vue technique la tendance est baissière et d’un point de vue fondamental macro-économique, dans les pays développés, il y a trop d’incertitudes.
Par contre au niveau des entreprises, cela ne va pas trop mal, et les valorisations de leurs titres sont attractifs. C’est la grande différence par rapport au marché baissier de début 2000, et, dans une moindre mesure, de celui de 2008.
Donc oui, on va encore souffrir quelques temps, mais je ne pense pas que cela soit aussi dramatique qu’on veut bien nous le faire croire. La cupidité va finir par l’emporter sur la peur, quand on voit les bonnes occasions qu’on peut déjà trouver sur le marché… Il faut donc juste rester zen, faire ses courses de manière réfléchie, et laisser le temps faire le reste.
En effet, la crise est différente et ne s’attaque pas à une survalorisation des entreprises. C’est peut être une protection relative contre la baisse.
Beaucoup de choses se joueront vendredi avec l’intervention de Bernanke. En fonction du soutien apporté au marché, nous aurons la tendance pour les prochains mois.
C’est un point de vue très intéressant. Je ne suis pas fan de valeurs de rendement, mais par contre, en ce qui concerne le long terme comme protection contre les gros + les small caps et le chartisme comme moyen de suivre le troupeau en ramassant de juteuses miettes, je suis tout à fait d’accord.
cette manière de faire n’interdit pas de la croiser avec les valeurs de rendement comme VINCI par exemple