Journal d’un futur rentier (4) : années charnières 2005-2012

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Octobre 2012. Dernière mise à jour : janvier 2026.

Récapitulatif des années charnières 2005-2012. Immobilier, crise, opportunisme, dividendes, blog, diversification.

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2005 : premier achat immobilier

En 2005, j'achète l'appartement où je vis, profitant d'un prix attractif et des bas taux d'intérêt. Alors que la crise financière débute en 2007, mon portefeuille est très conservateur, avec beaucoup de cash, des obligations et des actions défensives. Je n'ai pas vraiment vu arriver la catastrophe, c'est juste que le marché ayant fortement progressé, j'avais préféré couvrir mes arrières, pour ne pas devoir repasser par le même chemin douloureux qu'en 2000-2003.

2008-2009 : opportunisme pendant la crise

En 2008 et 2009, certains titres se transigent alors à des niveaux particulièrement intéressants. Grâce aux liquidités que j'avais mises de côté, j'effectue quelques achats ciblés, notamment un fonds immobilier qui offre un rendement attractif et historiquement solide. Je remarque aussi que certaines sociétés de qualité offrent des dividendes généreux. Mais échaudé par 2000-2003, j'attends 2010 avant de commencer à investir dans des actions payant des dividendes.

2010 : début carrière de rentier

C'est le début, encore modeste, de ma carrière de rentier, 12 ans après mon rendez-vous avec ma conseillère en orientation. À ce moment mes revenus se limitent à quelques distributions. La même année je fonde dividendes.ch.

Job de plus en plus insupportable

Durant cette période mon job me gave de plus en plus. Jamais rien n'est suffisant aux yeux des dirigeants, il y a toujours une excuse pour serrer la vis, un chiffre d'affaires en baisse, un bénéfice plus bas que prévu, des marges insuffisantes, des clients mécontents, la concurrence de plus en plus forte, etc. Toutes les excuses sont bonnes pour se rattraper sur le dos des employés. À ce moment, cela fait douze ans que je suis dans le monde professionnel, et cela fait autant de temps que j'ai l'impression de vivre dans un univers en crise perpétuelle. Et pendant ce temps les dirigeants s'en foutent plein les poches...

Changement d'employeur : erreur

Las de cette situation, je donne mon sac et je vais voir si l'herbe est plus verte chez le voisin. On ne sait jamais. Mais, après des débuts enchanteurs je me rends compte très rapidement que la situation est pareille si ce n'est pire que chez mon premier employeur. Être rentier n'est alors plus une simple envie, ça devient un besoin. J'ai beau avoir les épaules solides, je sais que mon corps et mon esprit ne pourront résister longtemps à ce milieu de fous.

2012 : diversification revenus passifs

En 2012 je mets en location mon appartement acheté en 2005 et j'en achète un autre pour y vivre. Je mets aussi en vente mon e-book sur mon site. Les revenus qui proviennent de mes dividendes, de l'immobilier et de mon site sont insuffisants pour en vivre sans travailler mais ils commencent néanmoins à devenir intéressants et me poussent à aller encore plus loin.

À suivre dans les prochains épisodes.


Note rétrospective (janvier 2026)

En relisant cet article d'octobre 2012, récapitulatif des années 2005-2012, je mesure l'importance de cette période fondatrice. Treize ans et trois mois plus tard, voici ce qui s'est passé.

Achat d'appartement 2005, sage décision :

En 2005, j'ai acheté l'appartement où je vivais, "profitant d'un prix attractif et des bas taux d'intérêt". Cette décision était-elle sage ?

Absolument. Les taux 2005 étaient effectivement bas historiquement, bien qu'un peu plus élevés comparés aux taux actuels. Mais à l'époque, c'était une opportunité.

Cet appartement de 2005 a joué un rôle crucial dans mon parcours FIRE, puisque, 7 ans après achat, je l'ai mis en location et acheté un nouveau logement pour vivre.

Prudence 2007 : chance ou sagesse ?

J'écrivais qu'en 2007, mon portefeuille était "très conservateur, avec beaucoup de cash, des obligations et des actions défensives". Pourquoi ? Pas parce que j'avais "vraiment vu arriver la catastrophe", mais parce que "le marché ayant fortement progressé, j'avais préféré couvrir mes arrières, pour ne pas devoir repasser par le même chemin douloureux qu'en 2000-2003".

Donc prudence par instinct/expérience, pas par prédiction géniale. Cette distinction est importante. Je n'avais PAS prédit la crise 2008. J'avais juste appliqué une règle simple : marché élevé → réduire exposition → protéger capital durement acquis.

Résultat : quand le krach 2008-2009 est arrivé (-50% indices), mon portefeuille conservateur a beaucoup moins souffert. Le cash et obligations ont amorti choc. Cette prudence "accidentelle" m'a permis d'avoir des liquidités disponibles pour des achats opportunistes en 2008-2009.

Leçon : après un krach traumatisant (2000-2003 pour moi), l'instinct de prudence aux sommets devient permanent. C'est probablement le meilleur cadeau que donnent les krachs : immunité psychologique permanente contre l'euphorie.

Le message pour les lecteurs :

Les leçons d'octobre 2012 :

  • Les années fondatrices comptent double : 2005-2012 ont posé les fondations FIRE (immo, dividendes, blog, diversification). Ces premières années accumulation = cruciales même si résultats semblent "insuffisants". Patience.
  • Krachs traumatisants créent une prudence permanente : Après 2000-2003, la prudence instinctive 2007 a sauvé 2008-2009. Leçon : traverser krach douloureux = formation gratuite précieuse. Ne gaspillez pas vos krachs.
  • Changement employeur résout rarement frustration : "Herbe plus verte chez voisin" = illusion. Si problème = salariat lui-même, changement employeur ne change rien. Seule solution = FIRE.
  • Transformation envie→besoin = accélérateur FIRE : Quand FIRE passe de "ce serait sympa" à "je vais craquer sans", discipline devient automatique. Survie psychologique en jeu.
  • Diversification revenus passifs = résilience : Dividendes + immo + autres sources = portefeuille revenus robuste. Si une source faiblit, autres compensent. Stratégie sage.

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2 réflexions sur “Journal d’un futur rentier (4) : années charnières 2005-2012”

  1. Bonsoir,

    En tout cas pour devenir rentier, il faut bien cibler ses investissements et cela prend du temps.
    Je suis d’accord avec toi que dans un contexte de crise économique qui va perdurer (ce je pense !), il faut avoir des revenus complémentaires en plus de notre salaire fixe.
    Malheureusement en France, les ménages de la classe moyenne sont mal ou peu informés en terme d’économie et de finances. Pour faire simple, cela est dû à nos parents qui sont conservateurs dans leurs investissements (livrets d’épargne et immobilier résidentiel) et le manque d’éducation financière surtout à l’école.

    Pour ma part, j’ai fait une proposition d’achat pour un emplacement de parking extérieur (ticket d’entrée accesible) dont je vais le louer à un rendement intéressant. Evidemment, je n’oublie pas les actions boursières pour encaisser des dividendes en étant sélectif.
    Actuellement, Wall Street tousse depuis quelques séances.

    Cordialement.

    1. Salut Sovanna,

      c’est très bien de diversifier ses placements et ne pas mettre tout dans les actions. Investir dans un bien tel qu’un parking ou un appartement n’est finalement pas si éloigné sur le principe qu’acheter une action payeuse de dividendes. Ce que l’on cherche c’est d’obtenir une rente.

      Eh oui Wall Street a toussé ces derniers jours. J’aimerais bien que ça continue un peu pour faire des achats !

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