Journal d’un futur rentier (24) : 14 ans d’apprentissage

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Février 2014. Dernière mise à jour : décembre 2025.

Bilan de 14 ans d'efforts. De l'apprentissage chaotique à la méthode claire. Du débutant au quasi-expert.

Journal d'un futur rentier (24)

Prise de conscience au début du millénaire

Même si j'ai sans doute toujours été, sans le savoir, à la recherche d'indépendance financière, j'en ai vraiment pris conscience qu'au début de ce millénaire. Cela fait donc déjà quatorze années. J'ai commencé ce long voyage par de tous petits pas, avec plus ou moins de succès. Pendant la première décennie, j'ai appris et amassé un tas d'expériences, dont certaines étaient catastrophiques. Il faut dire que cette période boursière était particulière, même pour les plus chevronnés.

Tests de toutes les stratégies possibles

Durant ce laps de temps, j'ai essayé beaucoup de stratégies et de systèmes différents, certains efficaces, d'autres pas du tout. J'ai testé l'analyse technique, l'analyse fondamentale, les actions, les obligations, les fonds de placement, les ETF, les hedge funds, l'immobilier, etc. J'ai assurément perdu du temps. Certains auraient peut-être réussi à acquérir l'indépendance financière durant la même période, quoique j'en doute quand même un peu étant donné les conditions du marché qui prévalaient.

Apprentissage nécessaire

Mais ce long apprentissage était nécessaire. Aujourd'hui je m'en tiens à quelques principes clés, que j'applique avec méthode. Je ne change plus de fusil d'épaule comme par le passé. Surtout, je suis confiant dans ces principes, même si à court terme ils ne me donnent pas raison. Je vois les choses avec beaucoup plus de recul que par le passé, je me focalise sur les tendances à long terme et je relativise énormément les peurs et les excitations de la foule à propos du marché.

Processus psychologique

On ne devient pas rentier du jour au lendemain, c'est évident. Non seulement l'accumulation du capital prend beaucoup de temps, mais surtout c'est un long processus psychologique à mettre en place. Il faut être prêt dans sa tête. C'est déjà vrai lorsque l'on devient rentier, mais ça l'est aussi durant toute la quête de l'indépendance financière.

À suivre dans les prochains épisodes.


Note rétrospective (décembre 2025)

En relisant cet article de février 2014, je mesure le chemin parcouru. Onze ans et dix mois plus tard, voici le bilan.

"Long processus psychologique" :

Cette observation de février 2014 était fondamentale. "Il faut être prêt dans sa tête." Onze ans plus tard, je confirme : l'aspect psychologique est aussi important que l'aspect financier.

Exemples de préparation psychologique nécessaire :

  • Accepter de ne pas être riche rapidement
  • Supporter la volatilité sans paniquer
  • Vivre (légèrement) en dessous de ses moyens
  • Ignorer le jugement social ("pourquoi tu n'achètes pas de grosse voiture ?")
  • Se détacher progressivement de l'identité professionnelle
  • Préparer psychologiquement le saut final (démission)

Tout ça, c'est du mental. Le capital, c'est juste des chiffres. Le mental, c'est ce qui permet de tenir.

La période 2000-2010 "particulière, même pour les plus chevronnés" :

J'écrivais que 2000-2010 était une période "particulière". C'est un euphémisme. Deux krachs majeurs (2001-2003, 2007-2009) en une décennie, c'est historiquement rare. Beaucoup de gens ont abandonné leurs projets d'investissement pendant cette décennie.

Mais ceux qui ont tenu - comme moi - ont été formés au feu. Les 10 années suivantes (2010-2020) ont été relativement calmes et haussières. Ceux qui avaient survécu à 2000-2010 étaient psychologiquement blindés pour profiter de 2010-2020 et pour supporter le krach COVID ainsi que l'année 2022.

Ce que j'aurais changé :

Avec le recul total de 2025, aurais-je changé quelque chose à ma période 2000-2014 ? Peut-être moins d'expérimentations inutiles (hedge funds, analyse technique). J'aurais pu aller plus vite vers les "principes clés" que j'ai finalement adoptés.

Mais bon, on n'apprend qu'en essayant. Peut-être que sans ces errances 2000-2014, je n'aurais pas eu la conviction nécessaire pour tenir le cap 2014-2021. Donc finalement, non, je ne changerais rien. Les erreurs font partie de l'apprentissage.

Le message pour les lecteurs :

Si vous débutez votre parcours FIRE, sachez que les premières années seront probablement chaotiques. Vous allez essayer différentes stratégies, faire des erreurs, perdre de l'argent parfois. C'est normal. C'est l'apprentissage.

L'important, c'est de continuer. Ne pas abandonner après la première erreur ou la première perte. Apprendre, ajuster, persévérer.

Le processus psychologique dont je parlais en février 2014 ? Il continue encore en 2025. Être rentier n'est pas un état statique, c'est une évolution continue. Mais au moins, c'est une évolution choisie, pas subie. Et ça change tout.

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4 réflexions sur “Journal d’un futur rentier (24) : 14 ans d’apprentissage”

  1. ludovic baratier

    Bonjour

    être rentier est le rêve de tout à chacun. A la lecture de ton article, j’aime beaucoup ton approche et surtout le fait que tu as tiré des expériences fructueuses de tes expériences plus ou moins réussies. Preuve d’intelligence.

    Ludovic

  2. Ludovic Baratier

    Bonjour Jérôme,

    J’ai une petite question. Tu investis sur des actions françaises ? Si oui, quelles sont le splus attractives selon toi ?

    Ludovic

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