Journal d’un futur rentier (43) : passions enfin libérées

This entry is part 42 of 86 in the series Journal d'un futur rentier

Avril 2016. Dernière mise à jour : janvier 2026.

La prise de conscience finale. Toute ma vie j'ai fait ce qu'on voulait que je fasse. Mais maintenant, je libère enfin mes vraies passions.

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Le pantin au bout de fils

Mes derniers petits soucis de santé auront eu l'immense mérite de m'ouvrir les yeux. J'ai, depuis bien trop longtemps déjà, fait ce qu'on voulait que je fasse. École, études, métier... durant toute ma vie scolaire et professionnelle j'ai été articulé de toutes parts comme un pantin au bout de fils.

Les passions contrariées

Même si je n'ai jamais eu la chance d'avoir une réelle vocation, depuis enfant déjà j'avais quand même un goût marqué pour l'électronique et l'informatique. Assez jeune également, je commençais à m'intéresser à la finance.

Malgré cela, je n'ai pas fait d'apprentissage en électronique parce que ma mère pensait que ce n'était pas assez bon pour moi. Il fallait que je fasse des études. Alors quand j'ai commencé à parler d'économie, ma mère m'a fortement incité à me décider pour une autre voie, pour des raisons que j'ignore encore aujourd'hui. Finalement je me suis tapé des études de merde, parce que je n'avais strictement aucune idée de ce que je pouvais bien faire d'autre.

Le bricolage professionnel

Par la suite, quand j'ai voulu revenir à mes premiers amours, c'était déjà trop tard. J'étais largué. Alors j'ai bricolé, au sens figuré. Je me suis casé dans un métier de merde, en essayant tant bien que mal d'y ajouter quelques pointes de finance et d'informatique de ci, de là. Sans grande conviction, et sans grands résultats.

La personnalité INTJ incompatible

Alors, est-ce que ça aurait été différent si j'avais tenu tête quand j'étais plus jeune et continué sur les voies qui me titillaient ? Sans doute, ça aurait été plus facile. Sans doute aussi, la goutte d'eau n'aurait pas fait déborder le vase aussi vite. Mais en fin de compte, avec ma personnalité INTJ, je n'aurais de toute façon pas pu tenir beaucoup plus longtemps en tant que simple salarié. Ou alors il aurait vraiment fallu des conditions de travail qui offrent une autonomie monstrueuse.

Le blog : la libération des passions

Aujourd'hui, à travers ce blog, j'ai une activité qui m'offre tout ce dont j'ai toujours rêvé : l'informatique, la finance, l'indépendance et même l'écriture, pour laquelle j'ai pris goût plus tardivement.

Le plan de désengagement

Cette fois je ne laisserai pas passer le train une fois de plus. Je vais peu à peu me désengager du monde professionnel, émotionnellement d'abord, intellectuellement ensuite et financièrement pour finir. Comme je l'ai déjà mentionné, dans huit ans au plus tard, tout ce cirque sera terminé.

Le compte à rebours final

Tic, tac, tic, tac...

Compte à rebours final vers liberté désengagement professionnel 8 ans

À suivre dans les prochains épisodes.


Note rétrospective (janvier 2026)

En relisant cet article d'avril 2016, la prise de conscience des passions contrariées et le plan de désengagement, je suis ému par la clarté de la détermination.

Les "soucis de santé" déclencheurs :

Ces problèmes de santé ont joué le rôle classique de "réveil brutal" : ils m'ont forcé à confronter la réalité que je gaspillais ma vie dans une voie qui n'était pas la mienne. Les problèmes de santé ont cette capacité unique de créer des moments de clarté absolue sur ce qui compte vraiment.

Sans ces soucis, aurais-je eu cette prise de conscience en avril 2016 ? Peut-être plus tard, peut-être jamais avec la même intensité. Parfois le corps sait avant l'esprit que quelque chose ne va pas, et il tire la sonnette d'alarme.

Le "pantin au bout de fils" : influence parentale

Cette image du pantin documentait le sentiment d'avoir été manipulé, contrôlé, dirigé par les attentes et décisions d'autrui (principalement parentales) plutôt que de vivre selon mes propres choix. C'est un sentiment que beaucoup de gens ressentent.

Les exemples concrets donnés en avril 2016 étaient particulièrement frappants : ma mère m'avait empêché de faire un apprentissage en électronique (mon premier intérêt) parce qu'elle pensait que "ce n'était pas assez bon pour moi", puis m'avait "fortement incité" à éviter l'économie (mon deuxième intérêt) "pour des raisons que j'ignore encore aujourd'hui".

Résultat ? "Je me suis tapé des études de merde" et ensuite "je me suis casé dans un métier de merde". Le ton était brutal, mais l'honnêteté totale. Quand on passe 20+ ans dans une voie qu'on n'a pas choisie, cette frustration s'accumule.

L'influence parentale : bien intentionnée mais destructrice

Les parents ont souvent des peurs pour leurs enfants : peur qu'ils ne gagnent pas assez, peur qu'ils soient précaires, peur qu'ils souffrent. Ces peurs, bien qu'issues d'un amour sincère, peuvent devenir des instruments de contrôle qui étouffent les vraies passions de l'enfant.

Ma mère pensait probablement qu'un apprentissage en électronique = avenir ouvrier limité, et que des études universitaires = avenir classe moyenne sécurisé. L'économie était peut-être perçue comme trop risquée, trop compétitive, ou simplement incomprise. Ses intentions étaient probablement bonnes : me protéger, m'offrir un avenir "sûr".

Mais le résultat a été inverse : en m'éloignant de mes vraies passions, elle m'a condamné à 20+ années de frustration professionnelle intenseSi j'avais pu suivre mes passions dès le départ, j'aurais peut-être trouvé un équilibre plus sain avec le salariat.

Ou peut-être pas. Avec ma personnalité INTJ, le salariat aurait probablement été insupportable de toute façon. C'est ce que je suggérais en avril 2016.

La personnalité INTJ aurait conduit à FIRE de toute façon

"Est-ce que ça aurait été différent si j'avais tenu tête quand j'étais plus jeune et continué sur les voies qui me titillaient ?" Et la réponse était lucide : "Sans doute, ça aurait été plus facile. Sans doute aussi, la goutte d'eau n'aurait pas fait déborder le vase aussi vite. Mais en fin de compte, avec ma personnalité INTJ, je n'aurais de toute façon pas pu tenir beaucoup plus longtemps en tant que simple salarié."

Cette observation était-elle juste ? Avec 9 ans de recul, je confirme : oui. Même si j'avais pu faire des études en électronique ou économie (mes vraies passions), et même si j'avais trouvé un job dans ces domaines, ma personnalité INTJ aurait rendu le salariat insupportable à long terme.

Pourquoi ? Parce que le problème fondamental des INTJ avec le salariat n'est pas le domaine d'activité, c'est la subordination elle-même. Besoin d'autonomie extrême, intolérance aux règles arbitraires, refus de l'autorité non justifiée - ces traits INTJ sont incompatibles avec la structure hiérarchique du salariat, quel que soit le secteur.

Donc oui, suivre mes passions initiales (électronique, économie) aurait probablement rendu le parcours "plus facile" et retardé le moment où "la goutte d'eau fait déborder le vase". Mais le vase aurait quand même fini par déborder. FIRE aurait probablement été la destination finale de toute façon.

Le blog : la convergence miraculeuse de toutes les passions

"Aujourd'hui, à travers ce blog, j'ai une activité qui m'offre tout ce dont j'ai toujours rêvé : l'informatique, la finance, l'indépendance et même l'écriture, pour laquelle j'ai pris goût plus tardivement."

Cette convergence est extraordinaire. Le blog combine effectivement TOUTES mes passions :

  • L'informatique : Développement du site, plugins WordPress, code PHP, bases de données, SEO technique
  • La finance : Analyse d'investissements, stratégies dividendes, planification FIRE
  • L'indépendance : Projet personnel autonome, aucun patron, décisions totalement miennes
  • L'écriture : Articles, journal, documentation de mon parcours

Après 20+ ans à "bricoler" dans un "métier de merde" en essayant d'y ajouter "quelques pointes de finance et d'informatique de ci, de là", j'avais enfin trouvé une activité qui intégrait naturellement toutes mes passions.

Et cette activité n'était pas un job salarié. C'était MON projet. Aucune hiérarchie, aucun patron, aucune subordination. L'autonomie totale dont ma personnalité INTJ avait besoin.

"Dans huit ans au plus tard" : prédiction conservatrice

Avril 2016 annonçait : "Dans huit ans au plus tard, tout ce cirque sera terminé." Avril 2016 + 8 ans = 2024. Or j'ai démissionné en 2021, soit 5 ans après cet article, pas 8 ans.

Donc la prédiction "huit ans au plus tard" était conservatrice. J'ai fait 3 ans mieux que prévu. Pourquoi cette accélération ? D'abord, parce que dans le cadre des réflexions qui m'ont conduit à la rédaction des "Déterminants de la Richesse", j'ai changé en partie mon fusil d'épaule : je ne comptais plus vivre uniquement à partir de mes dividendes, mais aussi en prélevant en partie mon capital. Ceci diminue substantiellement le capital nécessaire pour devenir rentier. Ces mêmes réflexions ont aussi entraîné quelques retouches à mon allocation d'actifs, ce qui a permis d'améliorer son ratio rentabilité/risque (Sharpe ratio). Or celui-ci influence directement le taux de retrait sur le capital. Un portefeuille plus rentable et moins volatil permet en toute logique de ponctionner plus de capital qu'un portefeuille peu rentable et volatil (obligations pures) ou rentable mais très volatil (actions pures). Enfin, le développement de ma petite activité accessoire indépendante m'a donné le dernier coup de pouce psychologique pour partir. Je n'en avais pas besoin financièrement, mais la tête a aussi besoin de temps pour être prête au grand saut.

"Tic, tac, tic, tac" et l'image de "24"

Avril 2016 se terminait avec "Tic, tac, tic, tac..." et une image de la série TV "24" (où chaque épisode couvre une heure en temps réel avec un compte à rebours constant). 24 était aussi l'année où je prévoyais d'être libre.

Cette référence au compte à rebours était parfaite. Entre avril 2016 et 2021, chaque jour était littéralement un pas de plus vers la liberté. Le compte à rebours était réel, mesurable, inexorable.

Depuis 2021, le compte à rebours s'est arrêté. Plus de "tic, tac". Plus d'attente anxieuse. La deadline a été atteinte. Le "cirque" est effectivement terminé. Silence paisible.

Les passions enfin libérées depuis 2021

Avril 2016 célébrait que le blog m'offrait "tout ce dont j'ai toujours rêvé" : informatique, finance, indépendance, écriture.

Depuis, j'ai continué à travailler sur le blog et sur de nouveaux projets qui combinent exactement les mêmes passions. La différence ? Maintenant je peux y consacrer 100% de mon énergie au lieu de juste les soirées et week-ends.

Les passions qui avaient été contrariées par ma mère dans ma jeunesse (électronique → informatique, économie → finance) sont maintenant pleinement exprimées, sans aucune contrainte extérieure. La boucle est bouclée. Le "pantin" a coupé tous les fils.

Le message pour les lecteurs :

Les leçons d'avril 2016 :

  • Les problèmes de santé peuvent être des réveils salutaires : Si votre corps tire la sonnette d'alarme (fatigue chronique, anxiété, dépression, maladies stress), écoutez-le. C'est peut-être le signal que vous vivez une vie qui n'est pas la vôtre.
  • L'influence parentale bien intentionnée peut être destructrice : Les parents veulent souvent votre "bien" selon leurs propres critères (sécurité, statut social). Mais vous pousser vers une voie qui n'est pas la vôtre conduit à des décennies de frustration. Si possible, suivez vos vraies passions même si elles déçoivent vos parents.
  • Certaines personnalités (INTJ notamment) sont incompatibles avec le salariat : Peu importe le domaine d'activité, si vous avez un besoin d'autonomie extrême, le salariat sera insupportable à long terme. FIRE est probablement votre seule sortie saine.
  • Trouvez une activité qui combine vos passions : Si vous pouvez trouver (ou créer) une activité qui intègre toutes vos passions naturellement, même si non rémunératrice initialement, investissez-y. C'est un trésor rare. Pour moi c'était le blog.
  • Le désengagement progressif rend les dernières années supportables : Émotionnel → intellectuel → financier. Commencez à vous détacher mentalement pendant la phase d'accumulation finale. Cela rend l'attente moins pénible.
  • Prévoyez des délais conservateurs : "Huit ans au plus tard" alors que vous espérez 5-6 ans. Cela évite la pression inutile et permet de battre vos propres attentes.

En avril 2016, après des problèmes de santé déclencheurs, j'ai pris conscience que j'avais passé toute ma vie comme un "pantin au bout de fils", contrôlé par les attentes parentales plutôt que guidé par mes vraies passions. Mais j'avais aussi découvert que le blog combinait miraculeusement toutes mes passions (informatique, finance, indépendance, écriture). Le plan était clair : désengagement progressif, démission dans "huit ans au plus tard". Le compte à rebours était lancé. En 2021, 5 ans plus tard (pas 8 ans), mission accomplie. Les fils du pantin ont été coupés. Les passions sont enfin totalement libérées. Le cirque est terminé.

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1 réflexion sur “Journal d’un futur rentier (43) : passions enfin libérées”

  1. Bonjour ,
    Tres amusant l électronique , c est ce que j ai trouvé de mieux pour concevoir , fabriquer et vendre un produit en rapport avec une passion de toujours ,,, cela permet d avoir le sentiment d’echapper à tout asservissement et ca n a pas de prix ,,!!

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