Dernière mise à jour : février 2026
Décembre 2017. L'hiver arrive. Et avec lui, mon blues annuel. Mais cette année comme les autres, j'ai trouvé ma thérapie : investir. Voici pourquoi les périodes difficiles sont souvent les meilleures pour avancer vers l'indépendance financière.

La période maudite
L'hiver approche, l'air se rafraîchit, les jours raccourcissent et une certaine folie collective s'empare des gens à l'approche des fêtes. Je hais cette période. Sincèrement, si on pouvait supprimer décembre et janvier du calendrier, je m'en porterais bien mieux.
Parfois je me dis même que j'ai entamé ma longue quête financière précisément pour pouvoir m'exiler au chaud sur une île, le temps que cette sinistrose passe. La motivation FIRE peut prendre des formes inattendues.
La routine hivernale, ce supplice quotidien
Se lever dans le noir. Gratter les vitres de la voiture par -5°C. Supporter une journée de bureau avec des collègues surstimulés par l'approche des fêtes. Rentrer à nouveau dans le noir. Répéter.
En décembre 2017, cette routine me pèse plus que jamais. Je n'ai qu'une envie : hiberner sous la couette avec des biscuits, du chocolat et beaucoup de vin chaud. Beaucoup, vraiment.
Mais non — il faut continuer. Gagner sa vie. Accumuler. Pour pouvoir, un jour, ne plus avoir à le faire.
Ma thérapie : acheter des actions
Pour traverser ces deux longs mois, j'ai trouvé un antidote efficace : investir. Je regarde tomber les dividendes plutôt que les flocons, et j'achète, j'achète, j'achète.
Je me fais penser à ceux qui s'offrent un sac à main pour se remonter le moral. Mais moi, j'achète des actions. C'est moins joli et moins concret en apparence — mais chaque titre acheté est un pas de plus vers la liberté.
Et cette idée est puissante. Transformatrice, même. Parce qu'elle donne un sens à la contrainte : si je dois endurer cet hiver, autant en profiter pour avancer.
Pourquoi investir en période de blues est une bonne stratégie
Il y a une logique profonde dans cette approche, au-delà de la simple thérapie émotionnelle. Investir régulièrement, y compris quand le moral est bas et que l'horizon semble bouché, c'est précisément ce qui construit la richesse sur le long terme.
Plusieurs raisons à cela :
- Les marchés hivernaux sont souvent hésitants, ce qui peut créer des opportunités d'achat à prix réduit.
- L'automatisme brise l'émotion : en investissant quel que soit son état d'esprit, on évite les erreurs classiques du market timing.
- L'action concrète combat l'inertie : placer un ordre d'achat est un acte positif, tangible, qui redonne un sentiment de contrôle sur son avenir.
Ce n'est pas du tout hasard si les périodes de déprime saisonnière coïncident souvent avec des comportements financiers sous-optimaux — dépenses impulsives, procrastination, report des décisions d'investissement. Avoir un rituel d'investissement régulier permet d'y échapper.
L'objectif concret : échapper aux hivers contraints
Derrière cette thérapie hivernale, il y a un objectif bien précis : atteindre l'indépendance financière pour choisir librement où et comment passer ses hivers.
En décembre 2017, je rêve de Thaïlande, des Canaries, de n'importe quel endroit où le soleil existe encore en décembre. Mais l'objectif réel, plus profond, c'est la liberté de choix — pas nécessairement la fuite.
Chaque action achetée représente une fraction de cette liberté future.
Note rétrospective (février 2026)
En relisant cet épisode de décembre 2017, je souris. Huit ans plus tard, j'ai atteint l'indépendance financière... et je passe toujours (en partie) mes hivers en Suisse. Non par obligation, mais par choix.
Entre temps, j'ai compris que la liberté ne consiste pas forcément à fuir ce qu'on n'aime pas, mais à organiser sa vie pour que même les périodes difficiles soient supportables. La différence entre décembre 2017 et février 2026 ? Je n'ai plus à gratter les vitres de ma voiture à 6h du matin pour aller au bureau. Plus besoin de supporter des journées entières de réunions sous un néon. Plus personne à qui rendre des comptes.
Cette liberté-là, concrète et quotidienne, vaut infiniment plus que n'importe quel voyage aux Canaries. Et elle a été construite, action par action, dividende par dividende, exactement comme je le décrivais en décembre 2017.
La haine de l'hiver, par contre, est intacte. Le vin chaud aussi.
En savoir plus sur dividendes
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
Courage mon frère! L’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant l’aube! Tu sais où tu veux aller et tu te donnes les moyens d’atteindre ton objectif, tu seras bientôt récompensé de tes efforts. 🙂
Merci frero!
j’adore cet article 🙂
Merci audrey!
Bonjour Jerôme
Je trouve, au contraire, grisante cette période où on peut voir tomber des dividendes qu’on ré-utilise pour acheter des sociètes décotées ( japon entre autres … je crois que bientôt vous le connaîtrez par coeur et c’est tant mieux ) afin de préparer l’avenir et rester dans le chemin qu’on s’est tracé pendant que d’autres se perdent dans des chemins de traverse et ne voient que le court terme et la consommation parfois inutile.
Avoir un but et pouvoir le suivre comme vous le faites compense tout le reste et apporte une paix intérieure du devoir accompli.
Merci pour tous les articles qui permettent à tous de progresser aussi…
amicalement
Antonio
Merci Antonio vous me redonnez le moral!
C’est incroyable à quel point je partage le même avis et la même sensation que vous. Et ça fais du bien de voir qu’il y en a qui pense comme moi, alors que la majorité du monde est obnubilé par la « magie de Noël ».
Je suis content également de voir qu’autour de moi quelques rares extra-terrestres détestent cette période.
Pour ma part, j’aime bien cette période. Je n’ai rien contre l’hiver, qui apporte son lots d’activités plaisantes et de beaux paysages. J’aime les Fêtes de Noël, en famille. J’aime le calme après la tempête de l’Avant. En outre, bien que je n’apprécie pas du tout la foule, voir celle-ci s’agiter et surtout consommer me rassure: les gens ont le l’argent, consomment et font marcher le petit commerce tout comme la grande économie. Ils font ainsi tourner le système, avec maintien et création d’emplois, paiement d’impôts, … et distribution de dividendes!
Si tout le monde avait le même but et la même discipline que les lecteurs de dividendes.ch, la machine se gripperait, faute d’être alimentée. Et la vie serait un peu triste, trop immobile.
Triste? Non quand même… On n’est pas des moines. C’est juste qu’on consomme différemment. Et aussi on aimerait justement pouvoir consommer plus librement, ce qu’on veut quand on veut. Pas devoir attendre les vacances ou les fêtes pour gaspiller comme des fous mais profiter plus pleinement de la vie à chaque instant. C’est loin d’être triste. Au contraire je pense que c’est la société de consommation à outrance qui est triste. La rat race…
Ce qui est triste c’est que la société m’impose de consommer sans mon vouloir. Mais bon, je fais le mouton en faisant comme tout le monde, sinon ce serait ennuyeux qu’on fasse la fête sans moi!
C’est clair. On n’est pas tous des Jacobs capables de vivre dans leur roulotte durant toute l’année.
Je pense que la plupart des gens en quête d’indépendance veulent vivre normalement, sans se serrer la ceinture. Je me considère bien plus comme un épicurien que comme un ascète. Et c’est d’ailleurs pour ça que je suis en quête d’indépendance financière : pour pouvoir profiter à fond de chaque instant et ne plus être soumis au fameux métro-boulot-dodo.
Alors bien entendu, pour pouvoir devenir rentier, il faut mettre un peu d’argent de côté (sauf si l’on a la chance d’hériter ou de gagner au loto). Mais épargner ne veut pas dire se priver, juste de consommer plus intelligemment. Le mieux c’est de faire une fois son budget et voir les gros postes de dépenses ou les petites dépenses inutiles. Typiquement là où on peut très vite épargner passablement d’argent en changeant rien ou très peu à sa vie c’est : le logement, les transports, les assurances, les télécommunications, la nourriture et les impôts/assurances sociales.
La plupart des gens vivent dans des logements trop grands pour eux où ils accumulent des tas d’objets dans des armoires qu’ils n’utilisent plus. De plus, en particulier en Suisse, ils louent au lieu d’être propriétaires, ce qui est de l’argent totalement perdu. Concernant les transports, les voitures sont d’énormes gouffres à fric. Très souvent on peut s’en passer en revoyant un peu son organisation. Même si ce n’est pas possible, on peut prendre une plus petite voiture, moins puissante. Je suis toujours halluciné par le nombre de personnes qui voyagent en ville avec de gros 4×4. C’est inutile, cher, pas écolo, et ça fait chier le monde. A propos des assurances, beaucoup de gens sont couverts à double pour le même risque sans le savoir. Comme ils ne changent que rarement d’assureur, ils ne font pas non plus jouer la concurrence. Et de manière générale on est beaucoup trop assuré. On ferait mieux de s’auto-assurer pour les petits risques, comme le vol simple ou les petits frais médicaux par exemple. Concernant les télécoms, je suis chaque fois sur le cul quand des connaissances me disent qu’elles ont des abonnement de téléphonie mobile à CHF 100.- par mois. Pour un usage normal, sans se priver, il existe des abonnements à 20.-. Ok, pour ce prix on a pas droit à changer tous les x mois de smartphone, mais franchement à quoi ça sert ??? On fait mieux d’acheter un téléphone et le conserver. Ou même acheter d’occasion. Je ne comprends pas l’engouement de se ruer sur chaque fois sur le tout dernier iPhone. Comme pour les grosses voitures, c’est un signe de richesse, inutile… Les vrais riches sont ceux qui ne travaillent pas. Pour la nourriture, encore plus simple, il suffit de manger sainement et préparer soi-même ses petits plats. Et cela ne veut pas dire se priver d’aller manger au resto et de boire une bonne bouteille de vin. Ce qui est cher, c’est la malbouffe. Enfin pour les impôts et les assurances sociales, il y a plein de petits trucs qui permettent d’alléger ces dépenses inutiles, comme un 3e pilier, une (bonne) dette, le travail à temps partiel, etc. Plus d’infos sur ces thèmes : https://www.dividendes.ch/2013/03/ou-va-votre-argent/
Bref, on peut vivre en tant que (futur) rentier, en ne se privant de rien ou presque.
Merci Jérôme pour ce bon sens et ces conseils avisés.
J’aime cette période de Noël pour les moments passés en famille, par contre je déteste voir tous ces gens s’agiter pour la course au plus gros cadeau.
Dans ma famille, nous avons arrêté depuis plusieurs années les cadeaux entre adultes, il n’y a plus que des cadeaux pour les enfants et ceci sans excès.
Finis les chemises à 100 balles qui ne plaisent qu’à celui qui les offre et les parfums qui nous font sentir comme des vieilles bourges.
Oui ça ça fait longtemps qu’on fait plus non plus. Par contre ce qu’on peut bouffer et boire