Journal d’un futur rentier (82) : autodétermination

This entry is part 81 of 86 in the series Journal d'un futur rentier

Mars 2021. Dernière mise à jour : décembre 2025.

L'activité coaching se développe. Découverte de l'autodétermination. Objectif : 4 clients avant démission.

Journal rentier mars 2021 autodétermination activité indépendante coaching satisfaction sens contrôle entrepreneuriat liberté

Client test convaincu

Ma petite activité accessoire indépendante est toujours en phase de développement. Cela s'est très bien passé avec mon client test. J'ai réussi à le convaincre et il est désormais un client habituel. En plus de me rapporter quelques sous, cette activité me procure surtout beaucoup de satisfactions. J'ai l'impression de faire quelque chose d'utile et qui a du sens, chose que je n'ai jamais expérimentée avec mon travail salarié en plus de 20 ans. Un comble.

L'autodétermination change tout

Maintenant que j'ai un peu de recul, je me rends compte qu'en fin de compte, c'est assez facile de rendre une activité professionnelle intéressante. D'abord il faut bien sûr qu'il existe un intérêt pour le domaine. On ne fait pas boire en effet un âne qui n'a pas soif. Toutefois, ce n'est pas suffisant. Même un sujet passionnant peut devenir rébarbatif s'il est pensé ou organisé selon les aspirations d'une tierce personne. Ce qui manque, c'est l'autodétermination, au sens philosophique du terme. Quand tu as le contrôle, tout prend immédiatement plus de sens, et tout devient aussi plus simple.

Éviter ce qui dénature le travail

J'ai très longuement réfléchi à la façon dont allait s'articuler cette activité avant de m'y lancer. Je voulais absolument éviter tout ce qui a tendance à dénaturer généralement nos tâches professionnelles, en les vidant de leur substance. Je pense essentiellement au travail administratif (en particulier le courriel), aux discussions stériles et interminables (les séances) et à la complexité des processus de décision et de résolution des problèmes (liés aux procédures/directives ainsi qu'à la multiplicité des chaînes de commandement). En bref, tout devait rester aussi simple que possible. L'autodétermination éradique ou du moins diminue fortement la plupart des problèmes précités. Sans compter qu'on retire la fierté d'avoir réalisé quelque chose qui nous correspond pleinement.

Le calvaire des petits patrons pendant COVID

Je commence désormais à prospecter de nouveaux clients, mais la crise sanitaire ne rend vraiment pas les choses faciles. Je me rends compte du calvaire que vivent les petits patrons actuellement. Toutes ces restrictions sont une calamité pour l'entrepreneuriat. J'ai vraiment de la chance de ne pas devoir compter sur ces revenus.

Objectif : quatre clients récurrents

Je me suis fixé un plafond de quatre clients récurrents. J'imagine que lorsque la vie normale aura plus ou moins repris son cours, cela devrait être un objectif assez facile à atteindre. L'atteinte de ce but m'apportera l'aide psychologique nécessaire à franchir le dernier cap, celui de quitter définitivement le salariat.

À suivre dans les prochains épisodes.


Note rétrospective (décembre 2025)

En relisant cet article de mars 2021, je mesure le contraste entre l'optimisme de mars et la réalité qui a suivi. Quatre ans et neuf mois plus tard, voici ce qui s'est passé.

L'autodétermination était-elle vraiment le problème ?

En mars 2021, j'écrivais que "ce qui manque, c'est l'autodétermination". Après 20+ ans de salariat, j'avais identifié le problème fondamental : le manque de contrôle. Pas le domaine (j'étais compétent dans mon job), pas les collègues, pas le salaire. Le problème, c'était l'hétérodétermination - être dirigé par d'autres selon leurs aspirations, pas les miennes.

Cette analyse de mars 2021 était-elle correcte ? Absolument. Quatre ans et neuf mois plus tard, après 4+ ans de vie de rentier avec autodétermination totale, je confirme : OUI, c'était ça le problème. Et OUI, l'autodétermination change radicalement la satisfaction au travail.

Depuis 2021, toutes mes activités sont 100% autodéterminées. Personne ne me dit quoi faire, comment le faire, quand le faire. Résultat : satisfaction élevée, même pour des tâches qui seraient pénibles sous contrainte.

Les poisons du travail salarié :

En mars 2021, j'identifiais trois poisons qui dénaturent le travail salarié :

  • Travail administratif (emails) : Vrai poison. Depuis 2021, mes emails ont chuté de 95%. Je ne réponds qu'à ce qui m'intéresse vraiment.
  • Discussions stériles (séances) : Disparu à 100% depuis 2021. Zéro réunion. Zéro séance. Liberté totale.
  • Complexité décisionnelle (procédures/hiérarchies multiples) : Disparu aussi. Je décide seul, immédiatement, sans validation de 5 niveaux hiérarchiques.

Ces trois poisons ont effectivement disparu de ma vie depuis 2021. Et effectivement, leur absence change radicalement la qualité de vie. L'analyse de mars 2021 était juste.

"Quelque chose d'utile et qui a du sens" :

J'écrivais n'avoir "jamais expérimenté" cela en "plus de 20 ans de salariat". Cette phrase était dure mais honnête. Vingt ans de carrière sans jamais ressentir que mon travail avait du sens ou de l'utilité réelle.

Quatre ans après, je confirme : le salariat peut être totalement vide de sens, même avec un bon salaire et des responsabilités importantes. Le sens ne vient pas de la rémunération ou du titre, il vient de l'alignement entre vos valeurs et votre activité. Et cet alignement est impossible quand quelqu'un d'autre décide de vos tâches.

Le message pour les lecteurs :

Si vous approchez de votre objectif FIRE et que vous envisagez une "activité accessoire" pour faciliter la transition psychologique, sachez que :

  • L'autodétermination change tout : Même une activité simple devient satisfaisante si VOUS contrôlez comment elle se structure. Le problème du salariat, c'est l'hétérodétermination.
  • Les 3 poisons sont réels : Emails administratifs, réunions stériles, complexité hiérarchique - ces trois choses détruisent effectivement toute satisfaction au travail. Quand vous êtes rentier, ils disparaissent.
  • Le sens vient de l'alignement : Pas du salaire, pas du titre, pas du prestige. Du contrôle et de l'alignement avec vos valeurs.

Journal d'un futur rentier

Journal d’un futur rentier (81) : flashback bulle 2000 Journal d’un futur rentier (83) : clients perdus

En savoir plus sur dividendes

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

2 réflexions sur “Journal d’un futur rentier (82) : autodétermination”

  1. Les bonnes choses se poursuivent Jérôme, voilà ton premier client fidélisé, bravo!
    Autre bonne nouvelle du jour, ton livre a trouvé le chemin de ma boîte aux lettres Reste plus qu’à s’y replonger!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *