Performance février 2026 : PFD et PP 2.x surclassent les marchés

Février 2026 confirme la tendance : les marchés non américains continuent de briller pendant que Wall Street s'essouffle. Le PFD progresse de +4.25% et le PP 2.x de +3.32%, deux performances solides réalisées dans un contexte de dollar faible et d'incertitudes croissantes sur la politique économique américaine. L'or, les Blue Chips et les actions suisses tirent le jeu vers le haut. Tour d'horizon complet des chiffres du mois.

Graphique illustrant la performance des portefeuilles PFD et PP 2.x en février 2026, sur fond de montagne suisse stylisée

Performance du mois écoulé (portefeuilles et benchmarks - en CHF)

Comme l'indique notre page de statistiques des portefeuilles, le PFD et le PP 2.x clôturent le mois de février sur une superbe note. Ils surclassent très nettement tous nos indices de référence, à l'exception du MSCI Switzerland qui continue sur sa lancée 2025.

Portefeuille / BenchmarkPerformance février 2026
PFD+4.25%
PP 2.x+3.32%
MSCI Switzerland+5.18%
S&P 500-1.41%
Indice mondial+1.07%
60/40 "Boglehead"+1.51%

Quant au S&P 500, comme en 2025 et au mois dernier, il continue son chemin de croix, plombé par la dégringolade du dollar (encore -1% face au CHF en février). Depuis le 20 janvier 2025, soit depuis l'entrée en fonction de Trump, l'indice phare américain a perdu -2.42% (en CHF).

Dévaluer le dollar est un bon moyen de faire croire aux Américains que Wall Street progresse — encore faut-il que cela se traduise en richesse réelle. Or, vis-à-vis du reste du monde, les États-Unis s'appauvrissent. Et le dollar n'en est pas la cause : il est au contraire l'un des nombreux effets secondaires d'une politique qui n'est plus au service de l'économie ni des citoyens. Dans un monde normal, une baisse du dollar aurait agi comme catalyseur pour l'industrie américaine, en favorisant les exportations et en faisant progresser les bénéfices encaissés dans d'autres devises. Cela a certes été partiellement le cas — sans quoi le S&P aurait fini dans le rouge l'an dernier — mais cela n'a visiblement pas suffi. Il y a quelque chose de grippé dans la machine.

J'ai de plus en plus de questions de lecteurs qui s'interrogent sur la faiblesse du dollar. Je publierai dans quelques semaines un article dédié à ce sujet. Ce que l'on peut déjà dire ici, c'est que oui, à court terme, il pèse sur le rendement des actifs américains. Mais il faut aussi souligner que la cause profonde de cette contre-performance n'est peut-être pas le dollar lui-même : il existe une cause sous-jacente plus sérieuse qui explique sa baisse. Les investisseurs ont de moins en moins confiance envers les États-Unis et se tournent vers l'or ou des actifs hors US pour diversifier leurs portefeuilles.

À court terme, ceux qui détiennent du métal jaune et des actions européennes, suisses, canadiennes, australiennes ou japonaises en profitent — et c'est un juste retour des choses. À plus long terme, cette correction (encore légère) des actifs américains, onéreux depuis plusieurs années, peut également ouvrir de nouvelles opportunités : un dollar affaibli offre un effet de levier important pour les investisseurs hors US, qui peuvent acquérir à prix relatif des sociétés bénéficiant d'un véritable avantage compétitif.

Détail des stratégies du PFD (mois écoulé - en CHF)

  • Blue Chips : performance très impressionnante (+7.55%), malgré des titres libellés en dollars.
  • Trading Auto Signal : résultat excellent (+3.99%), bien au-dessus de son indice de référence (S&P 500).
  • Actions internationales : encore un très bon mois (+3.1%). Malgré une couverture dynamique (TZA/QLD, -3.48%) difficile, de nombreux titres ont affolé les compteurs.
  • Or : le métal jaune termine une nouvelle fois le mois sur un résultat exceptionnel (+8.07%).
  • Immobilier suisse : encore un bon mois (+2.4%).
  • Actions suisses : très bon résultat également (+4.41%), légèrement en retrait par rapport à l'indice de référence (MSCI Switzerland).
  • Obligations suisses : stables (-0.13%).
  • Bitcoin : toujours en difficulté (-3.44%).

La performance du PFD en février est d'autant plus remarquable que les liquidités représentent près de 21% du portefeuille. Cela signifie que des cartouches restent disponibles si une opportunité se présentait. Je suis d'ailleurs en train de finaliser mes tests de nouvelles sous-stratégies à intégrer dans les "Actions internationales". Comme évoqué le mois dernier, il est donc possible que le PFD s'étoffe prochainement de positions supplémentaires.

Autres statistiques

Pour les autres statistiques de nos deux portefeuilles (volatilité, ratio de Sharpe, perte maximale, corrélations et résultats à plus long terme), veuillez consulter notre nouvelle page dédiée.

Depuis le début de l'année, le PFD et le PP 2.x réalisent de très beaux résultats, surpassant même le MSCI Switzerland qui a pourtant bien démarré, à l'inverse de son homologue américain. La performance annualisée du PFD (+16.57%) est cohérente avec les tendances historiques observées dans mes backtests. En revanche, celle affichée pour le PP 2.x (+32.67%) est à prendre avec précaution : les statistiques live de ce portefeuille ne sont calculées que depuis le 25.07.2025. À plus long terme, le CAGR devrait plutôt avoisiner les +10%.

Conclusion

Février 2026 s'inscrit dans la continuité des derniers mois : les marchés hors États-Unis surperforment, l'or confirme son rôle de valeur refuge, et nos portefeuilles tirent parti de cette configuration. Le PFD bénéficie d'une diversification géographique et sectorielle solide, renforcée par un matelas de liquidités qui laisse de la marge de manœuvre pour les mois à venir.

La faiblesse du dollar n'est pas une anomalie conjoncturelle : elle reflète un repositionnement plus profond des investisseurs mondiaux. Pour ceux qui ont misé sur une approche diversifiée la récompense est au rendez-vous. Je détaillerai prochainement cette dynamique dans un article dédié au dollar et à ses implications pour un portefeuille FIRE.

En attendant, les deux portefeuilles affichent une belle progression depuis le début de l'année, et les nouvelles sous-stratégies en cours de test pourraient encore renforcer la robustesse du PFD. La suite au prochain épisode.


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