Présentation Nicolas

  • Ce sujet contient 3 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Jérôme, le il y a 2 semaines.
4 sujets de 1 à 4 (sur un total de 4)
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    Messages
  • #443143
    diablotin09
    Participant
      🌱 Nouveau membre

      Bonjour à tous,

      J´ai découvert ton site il y a peu et je l´ai parcouru en entier et acheter l´un des 2 livres. Passionnant. Même si je ne suis pas dans une logique de m´arrêter de travailler bientôt – ca arrive d´être intéressé par son boulot, après 30 ans, je suis sûrement totalement formaté 🙂 – j´ai été impressionné part toutes les analyses, conseils et tests réalisés. Je ne connais pas de meilleur site global de vulgarisation.

      J´ai aussi, il y a peu, basculer sur Portfolio Performance pour suivre mes assets. Un peu abrupt au démarrage mais permet de faire beaucoup. Couplé à Finary qui récupère automatiquement mes transactions, cela permet de donner une image fidèle de son portefeuille.

      Je vais certainement dans les semaines à venir suivre tes reco. c´est pour cela que le portefeuille PFD m´intéresse. J´ai une question cependant, si l´on a des biens immobiliers en direct, conseilles-tu d´éliminer toute la part d´immobilier du portefeuille PFD ?

      Merci et félicitations

      • Ce sujet a été modifié le il y a 1 mois et 2 semaines par diablotin09.
      • Ce sujet a été modifié le il y a 1 mois et 2 semaines par diablotin09.
      #443146
      Jérôme
      Maître des clés
        Top membre 🏅 🗣️ 💬

        Bonjour et bienvenue, merci pour ce message sympa !

        Sur ta question, ma réponse est non — je conseille de conserver la part immobilière du PFD, et voici pourquoi.

        Il faut d’abord distinguer deux choses qui n’ont pas grand-chose en commun malgré l’étiquette « immobilier » :

        L’immobilier physique (résidence principale ou biens locatifs) génère des flux — économies de loyer ou revenus locatifs. Je le mets au même niveau qu’un salaire ou une activité accessoire : c’est une source d’entrées d’argent, pas un actif allouable. Et surtout, il n’est pas liquide — tu ne peux pas vendre 5% de ton appartement un lundi matin pour rééquilibrer ton portefeuille.

        Les foncières cotées dans le PFD sont à l’opposé : liquides, fractionnables, rebalançables. C’est précisément ce qui leur donne leur rôle dans le portefeuille — notamment dans une logique de démon de Shannon, où la liquidité et le rebalancing sont au cœur de la stratégie.

        Le PFD a été calibré avec des pondérations précises pour chaque classe d’actifs afin de maximiser le ratio rendement/risque (Sharpe). Modifier ces pondérations, c’est dénaturer cette optimisation — et compliquer le suivi des transactions.

        Si tu y tiens vraiment, tu peux légèrement sous-pondérer la part immobilière, mais en conscience de ces implications.

        Ma propre pratique : je dissocie totalement les deux. L’immo physique c’est mes revenus. Le PFD c’est mon capital. Les deux coexistent sans interférer.

        Bienvenue, et content que le site t’ait convaincu — même sans projet d’arrêter de travailler bientôt, optimiser son patrimoine ça ne fait jamais de mal ! 😄

        #443904
        diablotin09
        Participant
          🌱 Nouveau membre

          Bonjour,

           

          Le portefeuille PP 2.x est centré sur les US en dollar. N´a-t-on pas intérêt à diversifier plus en terme de géographie? Sur un placement à 10-15 ans, étant européen, n´a-t-on pas intérêt à avoir plus d´Euros?

          Merci

          #443908
          Jérôme
          Maître des clés
            Top membre 🏅 🗣️ 💬

            Bonjour,

            Merci pour cette question — elle revient très souvent et c’est tout à fait légitime.

            Je prépare justement un article complet sur ce sujet qui paraîtra dans une dizaine de jours. En attendant, voici les grands principes.

            La devise de cotation d’un ETF est moins importante qu’elle n’y paraît. Ce que vous détenez dans le PP 2.x, ce ne sont pas des dollars — ce sont des parts d’entreprises mondiales (Apple, Johnson & Johnson, etc.) qui génèrent des revenus dans des dizaines de devises. Un dollar faible fait même mécaniquement augmenter leurs bénéfices consolidés, puisque leurs revenus internationaux « valent » davantage de dollars une fois rapatriés. La devise de cotation est une fenêtre d’affichage, pas le fond du tableau.

            On l’a vu concrètement en 2025 : malgré une chute de plus de 12% du dollar face au CHF, le S&P 500 a progressé de 3% en francs suisses — et l’or a gagné près de 40% en CHF. La performance des actifs a largement absorbé le choc monétaire.

            À noter que le PP 2.x a été entièrement backtesté en CHF — vous trouverez l’analyse détaillée ici : https://www.dividendes.ch/2025/01/au-dela-de-browne-le-pp-2-0-et-2-x/ — et ses statistiques live sont également affichées en CHF sur https://www.dividendes.ch/stats/. Si les performances sont solides en francs suisses, elles le sont a fortiori en euros, le CHF étant structurellement plus fort que l’euro sur le long terme.

            Quant aux ETF hedgés, ils ont un coût structurel de 1 à 2% par an qui érode significativement les rendements sur 10-15 ans. Si la couverture vous permet de dormir sereinement, considérez-la comme une prime d’assurance — pas comme une optimisation.

            L’article à venir détaillera tout cela avec des données et des exemples chiffrés.

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