Avril 2013. Dernière mise à jour : janvier 2026.
Moment de grâce. Un avant-goût de la vie future.

Congé pendant que le monde travaille
Avoir congé lorsque tout le monde travaille. Pas un bruit dans la maison. Je bois mon café chaud tranquillement, à l'heure que je le souhaite. Pas de programme pour la journée, pas de timing serré à respecter, pas d'urgence de dernière minute ou de téléphone qui ne cesse de sonner. Rien que du temps pour moi et c'est très bien ainsi. J'adore ces rares moments de calme qui permettent de vider l'esprit de tous les tracas quotidiens habituels du boulot.
Pour ces instants, je travaille depuis 10 ans
C'est pour ces instants simples de quiétude que j'œuvre depuis plus d'une dizaine d'années. Devenir financièrement indépendant ne se fait pas du jour au lendemain, surtout pour ceux qui ont commencé ce projet au début des années 2000. Mais l'important, c'est d'être toujours sur les rails et de temps à autre de pouvoir s'accorder des petits moments comme ça pour soi, histoire de se rappeler pourquoi on se bat.
Au sommet de la vague, mais détaché
Aujourd'hui, grâce aux rendements indécents des marchés boursiers depuis 2011, je suis de nouveau au sommet de la vague. Mais avec les déconvenues de 2000-2003 et 2007-2009, je sais maintenant qu'il ne faut pas trop accorder d'importance aux variations des cours des actions. Il y a beaucoup de spéculation et d'excitation là derrière, sans qu'il y ait forcément de lien avec l'économie réelle, c'est-à-dire les bénéfices que font les sociétés et les dividendes qu'elles peuvent reverser aux actionnaires. C'est ça qui est important.
Le cycle éternel
Le marché va fatalement corriger à nouveau à la baisse. Beaucoup de petits investisseurs qui sont entrés tardivement dans le navire y laisseront des plumes et décideront d'en sortir aussi vite que possible. Les plus expérimentés en profiteront au contraire pour racheter des titres à bon marché. Ce n'est pas plus compliqué que ça la bourse, les uns se font lessiver tandis que les autres se frottent les mains. Et cela fait des siècles que c'est comme ça.
L'agitation stérile
Il faut laisser tout ce petit monde s'exciter lorsque les cours montent et paniquer lorsqu'ils chutent. Toute cette agitation est stérile et ne fait qu'enrichir les courtiers. Pour être financièrement indépendant il faut pouvoir compter sur des revenus stables, ce qui n'est pas possible si l'on se focalise uniquement sur les variations des cours des actions.
Journée maussade, mais égal
J'ai fini mon café. C'est une journée maussade typique d'avril qui s'annonce. Mais ça m'est bien égal...
À suivre dans les prochains épisodes.
Note rétrospective (janvier 2026)
En relisant cet article d'avril 2013, moment de grâce contemplative, je suis ému par la justesse prémonitoire de ces quelques paragraphes. Douze ans et neuf mois plus tard, voici ce qui s'est passé.
Les "rares moments" sont devenus vie permanente :
Voici la différence fondamentale entre avril 2013 et janvier 2026 :
Avril 2013 :
- "Rares moments de calme"
- Congé exceptionnel pendant que monde travaille
- Avant-goût fugitif à savourer précieusement
- "Histoire de se rappeler pourquoi on se bat"
- Retour au travail le lendemain
Janvier 2026 :
- Tous les jours sont comme ce jour d'avril 2013
- Aucun congé exceptionnel, c'est la norme
- L'avant-goût est devenu le plat principal permanent
- Plus besoin de "se rappeler pourquoi on se bat" - j'y suis arrivé
- Pas de retour au travail demain, ni après-demain, ni jamais
Ce moment d'avril 2013 que je savourais si précieusement car "rare" est devenu ma réalité quotidienne depuis 4 ans et demi. Chaque jour, je peux boire mon café "tranquillement, à l'heure que je le souhaite". Chaque jour, "pas de programme, pas de timing serré, pas d'urgence". Chaque jour, "rien que du temps pour moi".
La transformation du rare au permanent, c'est ça FIRE. C'est exactement ça.
"Rendements indécents depuis 2011" et prédiction de correction :
En avril 2013, j'observais être "au sommet de la vague" grâce aux "rendements indécents des marchés boursiers depuis 2011". Et je prédisais : "Le marché va fatalement corriger à nouveau à la baisse."
Cette prédiction était-elle juste ? Partiellement. Le marché a effectivement corrigé plusieurs fois entre avril 2013 et janvier 2026 :
- Décembre 2018 : Correction -20% environ
- Mars 2020 : Krach COVID -35%
- 2022 : Correction actions/obligations -20-30%
Donc oui, le marché a "fatalement corrigé" comme je le prédisais. Mais entre ces corrections, il a aussi continué à monter : 2013-2018 (+), 2019-début 2020 (+), 2021 (+), 2023-2025 (+). Le mouvement n'est pas linéaire. Corrections et hausses s'alternent indéfiniment.
Ma prédiction de "correction fatale" était donc juste dans le principe (ça corrigera), mais imprécise sur le timing (quand exactement ?). Comme toujours avec les prédictions de marché : facile de dire QU'il y aura correction, impossible de dire QUAND.
La sagesse des krachs 2000-2009 a servi :
J'écrivais en avril 2013 qu'avec "les déconvenues de 2000-2003 et 2007-2009", je savais "qu'il ne faut pas trop accorder d'importance aux variations des cours". Cette sagesse acquise douloureusement m'a-t-elle servi pour les corrections ultérieures ?
Absolument. Lors du krach COVID de mars 2020 (-35%), je n'ai pas paniqué. Lors de la correction 2022 (-20-30%), pareil. Pourquoi ? Parce que j'avais déjà vu pire en 2000-2003 (-50-80% sur certains titres) et 2008-2009 (-50%).
Quand on a traversé -80% et survécu, -35% devient juste... une correction normale. Presque ennuyeuse. La formation par le feu des années 2000 a créé une immunité psychologique permanente. C'est probablement la leçon la plus précieuse de cette "décennie perdue".
"Les uns se font lessiver, les autres se frottent les mains" :
Cette observation cynique d'avril 2013 reste tristement vraie en 2026. Lors de chaque correction (2018, 2020, 2022), même scénario :
- Les investisseurs inexpérimentés entrés tardivement paniquent et vendent au pire moment
- Les investisseurs expérimentés avec du cash profitent pour acheter à rabais
- Les premiers perdent, les seconds gagnent
C'est brutal, mais c'est la réalité depuis des siècles comme je l'écrivais. Et ça ne changera jamais. Parce que la psychologie humaine (peur, cupidité, FOMO, panique) ne change pas.
"L'agitation est stérile" :
En avril 2013, je disais qu'il faut "laisser tout ce petit monde s'exciter lorsque les cours montent et paniquer lorsqu'ils chutent" car "toute cette agitation est stérile".
Treize ans plus tard, je confirme : l'agitation quotidienne autour des fluctuations de marché est effectivement stérile. Elle enrichit les courtiers (commissions sur transactions) et les médias financiers (clics sur articles sensationnels), mais elle n'enrichit pas les investisseurs qui s'agitent.
"Ça m'est bien égal" : prophétique :
La conclusion d'avril 2013 était magnifique dans sa simplicité : "C'est une journée maussade typique d'avril qui s'annonce. Mais ça m'est bien égal..."
Cette phrase résume parfaitement la philosophie FIRE. Quand vous avez l'indépendance financière (ou que vous en approchez comme en avril 2013), les petits tracas quotidiens (météo maussade, fluctuations marché, actualités anxiogènes) deviennent... égaux. Ils n'ont plus de prise sur vous.
En avril 2013, cette indifférence était partielle et rare. En janvier 2026, elle est totale et permanente. Journée maussade ? Égal. Marché corrige de -30% ? Égal. Inflation à 5% ? Égal. Crise géopolitique ? Égal.
Pas par cynisme ou détachement psychopathique. Mais parce que j'ai construit une vie financièrement résiliente qui absorbe ces chocs sans affecter ma sérénité quotidienne. C'est ça, le vrai FIRE. Pas l'argent. La sérénité.
Ce moment d'avril 2013 était un test :
Rétrospectivement, ce jour de congé d'avril 2013 était un test. Un échantillon gratuit. Un avant-goût pour vérifier : "Est-ce que c'est vraiment ça que je veux ? Boire mon café tranquillement sans programme ni urgence ?"
La réponse en avril 2013 était : OUI. Absolument. "J'adore ces rares moments." La réponse en janvier 2026, après 4+ ans de vie permanente dans cet état : OUI. Toujours oui. Ces moments n'ont rien perdu de leur saveur en devenant quotidiens. Au contraire. La rareté créait de l'anxiété (ça va finir, retour au travail demain). La permanence crée de la sérénité (ça ne finira jamais).
Le message pour les lecteurs :
Les leçons d'avril 2013 :
- Les avant-goûts FIRE sont précieux : Si vous avez parfois des moments comme celui d'avril 2013 (congé pendant que monde travaille, café tranquille sans urgence), savourez-les. Ce sont des échantillons de votre vie future. Ils vous rappellent pourquoi vous vous battez.
- La rareté deviendra permanence : Ces moments "rares" peuvent devenir quotidiens. C'est exactement ce que FIRE fait : transformer l'exceptionnel en normal. Le dimanche permanent.
- Les krachs forgent la sagesse : Traverser 2000-2003 et 2008-2009 était douloureux mais formateur. Cette expérience immunise psychologiquement contre toutes les corrections futures (2018, 2020, 2022). Ne gaspillez pas vos krachs - apprenez d'eux.
- "Ça m'est bien égal" est l'objectif final : Le vrai succès FIRE n'est pas d'avoir X millions. C'est d'atteindre le stade où journée maussade, correction marché, actualités anxiogènes = égal. Sérénité imperméable. C'est ça la vraie richesse.
En avril 2013, je goûtais fugitivement à ma vie future lors d'un rare congé. En août 2021, j'y suis entré définitivement. En janvier 2026, ces "rares moments" sont devenus si normaux que je dois relire ce témoignage d'avril 2013 pour me rappeler qu'ils étaient exceptionnels autrefois. La banalisation du bonheur, c'est ça FIRE. Et c'est magnifique.
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J’ai comme une impression de connaitre la même chose. Qu’est ce que c’est agréable !
Pourvu que ça dure 😉