Septembre 2020. Dernière mise à jour : décembre 2025.
Cri du cœur en pleine panique COVID. Portefeuille résilient, objectif proche, mais travail jamais aussi intense.

Le test COVID du portefeuille
Décidément 2020 est une année particulière à tous points de vue. Le virus chinois a d'abord mis à l'épreuve mon portefeuille en confirmant son caractère résilient, alors que le marché s'enfonçait. Ceci a étayé les bases théoriques sur lesquelles il est construit, comme présenté dans mon e-book. Cela m'a permis également de me conforter dans le fait que j'étais d'ores et déjà capable de sortir de la Rat Race en devenant financièrement indépendant.
Le paradoxe cruel
Néanmoins, alors que je peux pratiquement toucher mon rêve du bout des doigts, et que j'ai posé depuis une dizaine d'années les bases structurelles pour considérablement réduire l'emprise de mon travail sur ma vie privée, j'ai paradoxalement l'impression d'être en train de pédaler à pleine vitesse à contre-sens de mon objectif. Cela faisait en effet très longtemps que je n'avais plus eu à investir autant de temps et d'énergie pour mon employeur, au détriment de mon bien-être physique, psychique et social.
Comme avant les vacances
Certes, il y a une dimension émotionnelle qui explique ce phénomène. C'est un peu comme les jours qui précèdent les vacances, on se sent lessivé, à bout, et on compte les jours, voire les heures, avant de pouvoir enfin tirer la prise. On a moins d'énergie et de motivation face aux problèmes qui se dressent sur notre route. Assurément je rencontre actuellement en partie les mêmes difficultés.
Coup de pied dans la fourmilière
Ceci étant dit, ce fichu virus, même s'il a mis en lumière les qualités de mon portefeuille, a également agi comme un grand coup de pied dans la fourmilière au niveau professionnel. Ça a l'odeur de la panique, le goût de la panique, c'est la PANIQUE. TOTALE.
Vivement dehors de tout ce bordel !
À suivre dans les prochains épisodes.
Note rétrospective (décembre 2025)
En relisant cet article de septembre 2020, je ressens encore l'épuisement et la panique qui transparaissent. Cinq ans et trois mois plus tard, voici ce qui s'est passé.
Septembre 2020 = un an avant la démission :
En septembre 2020, je ne le savais pas encore, mais j'étais à un an ma démission. Ce cri du cœur - "PANIQUE. TOTALE. Vivement dehors de tout ce bordel !" - documentait mes tout derniers mois de salariat. J'étais dans le sprint final, même si je ne le réalisais pas pleinement.
Cette observation rétrospective est fascinante : quand on est dedans, on a l'impression que ça ne finira jamais. Mais en réalité, la fin était proche.
Le paradoxe de septembre 2020 :
J'écrivais : "je peux pratiquement toucher mon rêve du bout des doigts... [mais] j'ai paradoxalement l'impression de pédaler à contre-sens". Ce paradoxe était réel et cruel. Financièrement, j'étais prêt. Mon portefeuille avait résisté au krach COVID de mars 2020. Je savais que je pouvais sortir.
Mais professionnellement, je n'avais jamais été aussi sous pression. Le COVID avait créé un chaos organisationnel total : télétravail improvisé, réorganisations permanentes, charge de travail démultipliée, management paniqué. J'étais épuisé physiquement, psychiquement, socialement.
Ce paradoxe - être financièrement capable de partir mais professionnellement encore plus prisonnier - est typique des derniers mois avant FIRE. Le corps et l'esprit craquent parce qu'ils savent que la sortie est proche. C'est le moment le plus difficile : quand la libération devient tangible mais pas encore atteinte.
Le test du portefeuille en mars 2020 :
J'écrivais que le "virus chinois" avait "mis à l'épreuve mon portefeuille en confirmant son caractère résilient". C'est une référence au krach de mars 2020 où les marchés ont plongé de 30-35% en quelques semaines.
Cette confirmation était psychologiquement cruciale. Elle m'a prouvé que mon portefeuille pouvait encaisser un choc violent. Cela m'a donné la confiance nécessaire pour démissionner quelques mois plus tard. Sans ce test réussi de mars 2020, j'aurais peut-être hésité plus longtemps.
"Capable de sortir de la Rat Race" :
En septembre 2020, après le test COVID, je savais que j'étais "d'ores et déjà capable" de devenir totalement financièrement indépendant. Cette prise de conscience était déterminante. Je n'espérais plus, je savais. Le capital était là. Les revenus passifs suffisaient. C'était juste une question de timing pour le saut.
La panique professionnelle COVID :
J'écrivais que le COVID avait agi "comme un grand coup de pied dans la fourmilière au niveau professionnel". Cette métaphore était exacte. Mars-septembre 2020 a été une période de chaos organisationnel total dans la plupart des entreprises :
- Télétravail improvisé du jour au lendemain
- Management paniqué et micromanagement accru
- Réorganisations permanentes
- Charge de travail démultipliée (faire plus avec moins)
- Frontières vie pro/perso explosées (travail 24/7 depuis la maison)
Cette panique professionnelle que je décrivais en septembre 2020 était partagée par des millions de salariés. Le COVID a révélé et amplifié toutes les dysfonctions du monde du travail moderne. Pour moi, ça a été le coup de grâce : la confirmation ultime que je devais sortir au plus vite.
"Comme les jours qui précèdent les vacances" :
Cette analogie de septembre 2020 était prophétique. J'expliquais me sentir "lessivé, à bout" comme avant des vacances, en comptant "les jours, voire les heures" avant de "tirer la prise". Sauf que ce n'étaient pas des vacances qui approchaient, c'était la démission définitive.
L'intensité du travail en septembre 2020 :
J'écrivais que "cela faisait très longtemps que je n'avais plus eu à investir autant de temps et d'énergie pour mon employeur". Cette intensité n'était pas une coïncidence. C'était le dernier soubresaut du système avant que je m'en échappe.
Souvent, les derniers mois avant FIRE sont paradoxalement les plus intenses. Pourquoi ? (1) Le corps et l'esprit lâchent prise (ils savent que c'est bientôt fini), (2) Les circonstances extérieures peuvent empirer (COVID), (3) La patience s'épuise après 10-20 ans d'efforts.
Septembre 2020 était mon point le plus bas : épuisement maximal, panique professionnelle, burn-out imminent. Mais c'était aussi le point le plus proche de la sortie. Les deux sont liés.
Cinq ans après, en décembre 2025 :
En décembre 2025, je relis ce cri de détresse de septembre 2020 avec une sérénité totale. Je suis "dehors de tout ce bordel" depuis 2021. Plus de panique professionnelle. Plus de "pédaler à contre-sens".
La différence entre septembre 2020 (panique totale) et décembre 2025 (sérénité totale) est spectaculaire.
Le message pour les lecteurs :
Si vous êtes en septembre 2020 de votre propre parcours - financièrement prêt mais professionnellement épuisé, proche de l'objectif mais paradoxalement en train de "pédaler à contre-sens", sentiment de panique et désespoir - sachez que c'est probablement le signe que la fin est TRÈS proche.
Les derniers mois avant FIRE sont souvent les pires. Le corps craque, l'esprit craque, tout craque. Mais c'est parce que la sortie devient réelle. Votre subconscient sait que vous n'avez plus besoin de tenir des décennies, juste quelques mois. Donc il lâche prise.
Si vous êtes dans ce moment de panique désespérée, tenez bon. C'est presque fini. Le bordel va bientôt disparaître de votre vie. Définitivement.
Et un jour, vous relirez votre cri de détresse avec le sourire, depuis votre canapé, un jour de semaine, pendant que les autres sont encore dedans. Promis.
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J’avais découvert votre site et ses belles chroniques lors de mon entrée sur le marché du travail dans une grande banque Suisse début 2016…
Fin 2020, dans une grande banque française maintenant et après deux césures déjà, je (re)lis avec plaisir votre prose, et vous félicite pour le chemin parcouru.
Rendez vous dans 4 ans !
Merci Florian. A dans 4 ans! D’ici là pas mal de choses devraient avoir changé 😉
Pas evident de gere les phenomenes du virus. Beaucoup de portefeuille se sont re-positione sur le digital qui fait que de s’accelere. Etant donne que c’est le future, vaudrait mieux y participer (societes nouvelles economies etc pas seulement les (tech/communication) US Large Cap.