Bilan après 5 ans sans salaire : ma vie d’indépendant financier

Dernière mise à jour : février 2026

Cinq ans. C'est le temps qui s'est écoulé depuis que j'ai définitivement quitté le salariat. Cinq années à vivre de mes revenus passifs. Comment est-ce possible ? Voici un bilan honnête, sans filtre, de cette vie que beaucoup imaginent mais que peu osent franchir.

Homme détendu dans un salon face aux montagnes suisses, symbolisant cinq ans de vie sans salaire grâce à l'indépendance financière

Comment appeler cette nouvelle vie ?

Voilà cinq ans déjà que j'ai quitté définitivement mon emploi salarié. Après tout ce temps, j'ai encore du mal à qualifier cette situation. Le mot "retraite" ne me convient pas, même précédé du qualificatif "précoce" : je suis loin d'être le rentier qui regarde la télé ou joue au golf. L'indépendance financière non plus ne suffit pas à décrire ce mode de vie, car c'est juste un prérequis — que j'avais atteint bien avant de quitter mon emploi.

Je réalise qu'il est paradoxalement plus facile de décrire cette période par l'absence de travail salarié que par un terme qui en regrouperait tous les éléments. Pourtant, ce vécu n'est pas l'absence de quelque chose. Au contraire, c'est la plénitude. Peut-être parce que notre vocabulaire est trop riche en matière de travail et excessivement pauvre concernant tout le reste.

Mon quotidien sans emploi salarié

Socialement, je me présente comme travailleur indépendant. Les gens ignorent que je ne consacre qu'une dizaine d'heures par semaine à cette activité accessoire. Cette vie me rappelle parfois celle d'étudiant — beaucoup de temps libre —, à la différence que je dois aujourd'hui subvenir aux besoins de ma famille.

C'est d'ailleurs l'un des aspects les plus précieux de cette nouvelle vie : j'ai plus de temps pour ceux que j'aime. Cela s'accompagne de quelques contraintes, certes, mais elles n'ont rien à voir avec celles du monde professionnel.

Avant, je stressais au bureau, puis je courais partout durant mes loisirs pour exploiter chaque minute de temps libre. Aujourd'hui, mon agenda s'articule autour de ma famille et de mes passions — et c'est amplement suffisant pour le remplir. J'ai presque honte de l'admettre, mais il m'arrive de manquer de temps. Et j'en ris aussitôt, en me demandant comment j'ai pu tenir avec un emploi à temps plein.

Le bilan financier après cinq ans

Au niveau financier, je vis essentiellement de mon portefeuille (dividendes et retraits sur capital). Conformément à ma méthode des cinq piliers, je complète ces revenus avec :

  • les loyers issus de mon ancienne propriété principale (utilisée pour récupérer une partie de ma LPP) ;
  • ma petite activité accessoire indépendante (lien social, statut AVS).

Du côté des dépenses, le bilan est paradoxal. D'un côté, certaines économies que je n'avais pas pleinement anticipées :

  • grâce au temps disponible, je réalise bien plus de tâches moi-même (bricolage, cuisine, administratif, etc.) ;
  • les économies sur les frais professionnels directs et indirects ont été bien plus importantes que prévu.

D'un autre côté, je commence à me permettre davantage sur d'autres postes de dépenses. Et c'est là que ça devient intéressant : après des années à "me payer en premier", apprendre à "me faire plaisir en premier" est plus difficile que prévu. C'est un aspect psychologique que j'avais partiellement anticipé — et c'était l'une des raisons pour lesquelles j'ai toujours refusé le frugalisme extrême. Mais la réalité dépasse l'anticipation. J'aimerais désormais dépenser davantage que lorsque j'étais salarié, et même cela demande un effort conscient.

Indépendance financière sans frugalisme extrême : mon approche

J'ai toujours regardé avec un certain scepticisme les courants les plus radicaux du mouvement FIRE, même si je respecte profondément leurs adeptes. Durant ma phase d'accumulation, j'épargnais environ 20 % de mon salaire net. C'est modeste comparé aux 50 à 75 % prônés par les frugalistes — mais c'était amplement suffisant pour atteindre l'indépendance financière, tout en vivant comme je l'entendais.

Cette approche mesurée a un avantage que je n'avais pas pleinement mesuré à l'époque : elle évite de conditionner son cerveau à la privation permanente. Car aujourd'hui, je suis convaincu que savoir dépenser est plus important que savoir épargner, une fois l'objectif atteint. Celui qui a passé vingt ans à se serrer la ceinture aura du mal à desserrer le noeud — même quand il en a les moyens, même quand c'est la bonne décision.

À noter que le taux d'épargne n'est qu'un levier parmi d'autres. Le rendement du capital investi, la durée d'accumulation et le niveau de vie cible jouent un rôle tout aussi déterminant. Avec un taux de retrait sécurisé autour de 3.5 à 4 % (la règle basique des "4 %"), un patrimoine de 1'000'000 CHF permet théoriquement de dégager 35'000 à 40'000 CHF par an sans entamer le capital sur 30 ans. Il faut souligner que cette règle est une sorte de "one size fits all", avec ses bons et mauvais côtés. L'approche VPW, parce qu'elle prend en compte plus de critères, a l'avantage de s'adapter aux individus et au contexte.

Ce que j'aurais fait différemment

Avec le recul, j'aurais pu anticiper ma transition d'environ cinq ans. J'étais déjà financièrement indépendant, mais je continuais à travailler à temps partiel, en réduisant progressivement mon activité jusqu'à zéro. J'avais besoin de cette période pour me rassurer.

Si j'avais su que ce serait aussi simple, j'aurais franchi le pas plus tôt. Mais je comprends aussi que cette étape était probablement nécessaire pour que je me sente psychologiquement prêt — et c'est un aspect que l'on sous-estime souvent dans la planification FIRE.

Paysage paisible illustrant la sérénité et la liberté retrouvées après cinq ans d'indépendance financière

Mon message à ceux qui hésitent encore

Que ce bilan serve d'encouragement à tous ceux qui subissent encore la dictature du salariat. La sortie du tunnel n'est peut-être pas aussi loin que vous l'imaginez. En attendant, arrêtez de calculer à outrance — et profitez de la vie.

Vous souhaitez planifier votre propre chemin vers l'indépendance financière ? Découvrez mes autres articles sur la stratégie FIRE et les revenus passifs.

Questions fréquentes

Faut-il être frugaliste extrême pour atteindre l'indépendance financière ?

Non. Avec un taux d'épargne de 20 % de mon salaire net, j'ai atteint l'indépendance financière sans sacrifier ma qualité de vie. L'essentiel est la régularité et le rendement de vos investissements, pas l'ascétisme. Un taux d'épargne élevé accélère le processus, mais n'est pas une condition sine qua non — surtout si vous commencez tôt.

Comment gérer la peur de manquer d'argent sans salaire ?

La diversification des sources de revenus passifs est la meilleure réponse : portefeuille d'actions et dividendes, immobilier locatif, petite activité accessoire. Chaque pilier complémentaire réduit la dépendance à un seul flux de revenus et renforce la sécurité psychologique, pas seulement financière. La transition progressive (réduction du temps de travail avant l'arrêt total) aide également à rassurer.

Quel est l'aspect le plus difficile de la vie sans salaire ?

Réapprendre à dépenser sereinement après des années d'accumulation. C'est un vrai changement de mentalité, souvent sous-estimé dans la littérature FIRE. Passer de "me payer en premier" à "me faire plaisir en premier" demande un effort conscient et du temps — même quand les finances sont saines.

Combien de capital faut-il pour vivre sans salaire en Suisse ?

Cela dépend de votre train de vie et de votre structure de revenus. En appliquant la règle des 4 %, un budget annuel de 60'000 CHF nécessite un capital d'environ 1'500'000 CHF. Mais en Suisse, d'autres sources viennent s'y ajouter : AVS (dès 65 ans), LPP, éventuellement revenus locatifs. L'approche multi-piliers réduit le capital initial nécessaire. Utilisez notre calculateur FIRE pour avoir une estimation plus précise.

L'indépendance financière signifie-t-elle ne plus jamais travailler ?

Pas forcément — et c'est l'un des grands malentendus autour du FIRE. Je consacre encore une dizaine d'heures par semaine à une activité accessoire. Ce n'est pas par nécessité financière, mais pour le lien social, le statut AVS, et parce que cela me plaît. L'objectif n'est pas de ne plus rien faire, mais de choisir ce qu'on fait — et avec qui.

Sources et données

  • Bengen, W.P. (1994). "Determining Withdrawal Rates Using Historical Data." Journal of Financial Planning — origine de la règle des 4 %.
  • Trinity Study (1998), Université Trinity, Texas — taux de retrait sécurisé sur 30 ans.
  • Office fédéral des assurances sociales (OFAS) — règles AVS et LPP : www.bsv.admin.ch
  • ASPIM-IEIF — taux de distribution moyen SCPI 2024 : 4.72 %.
  • Données personnelles et expérience de terrain, dividendes.ch (2021-2026).

En savoir plus sur dividendes

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20 réflexions sur “Bilan après 5 ans sans salaire : ma vie d’indépendant financier”

  1. FRANÇOIS CARIOU

    Tout dépend de l’âge. On ne peut pas passer sa vie, assez jeune (50 ans), à des activités ludiques sinon on se coupe de la société en ne côtoyant que des gens comme soi.
    Et dans ces activités, on trouve assez rapidement son plafond de verre. De toute façon, vous n’allez ni devenir musicien ou golfeur professionnel. Quant à faire du sport toute la journée, vous allez vous casser. Il y a une grande différence entre être mal au travail, extrêmement stressé, ne profiter de rien, et vaquer à ne rien faire.
    Il faut quelques défis et surtout, conserver des relations professionnelles où on se sent utile, en relation avec autrui, dans le tempo du travail.
    Quant aux plages de sable chaud, si on a eu une vie trépidante, on finit rapidement par s’y embêter.

    1. JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      C’est notamment pour cela que j’ai conservé une petite activité accessoire. Dans mes anciens jobs, où j’ai occupé des postes de cadre dans de très grosses entreprises, j’avais énormément d’interactions sociales, mais elles étaient des piètre qualité. Elles avaient tendance à me lessiver. Aujourd’hui, je privilégie la qualité et je me sens nettement plus utile justement car je suis là pour aider les gens, pas pour les presser comme des citrons.

      Quant aux loisirs, le but n’est évidemment pas de devenir professionnel, mais de progresser pour soi. J’ai pratiqué ces hobbies toute ma vie et j’arrive toujours à trouver un moyen de progresser encore et encore. Il n’y a pas de plafond de verre.

      Il ne s’agit en aucun cas de vaquer à ne rien faire, bien au contraire. Mes activités sont aujourd’hui bien plus diversifiées que lorsque j’étais salarié.

      1. FRANÇOIS CARIOU

        J’en parle en connaissance de cause … car j’ai eu le même cheminement en quittant la lessiveuse à 55 ans, en prenant un tout petit poste, en pratiquant énormément de musique, de sport, en étudiant beaucoup et en retapant à côté des appartements pour les louer avec l’épargne constituée.
        Chacun rapporte peu mais cumulé, c’est pas mal, surtout si on répare tout sans quasiment d’aide d’artisans.
        Je n’ai plus cette obligation sociale d’afficher, de rechercher des choses « à mon niveau » qui coûtent beaucoup et ne rendent pas plus heureux.
        Il faut avoir beaucoup de courage, de culot et à un moment, un électro-choc pour décider de cette grande démission.
        Contrairement à vous, je me suis recentré sur moi, car depuis tout petit, entre les études, les entreprises, le travail de forcené, les enfants, les devoirs, je m’étais totalement oublié.
        Désormais le roi, c’est moi.

      2. JérômeTop membre 🏅🗣️💬

        Bravo François. Comme on dit, pour être bien avec les autres, il faut déjà être bien avec soi-même. En prenant le temps de cultiver son jardin intérieur, on amène bien plus à la société que si on ne fait que recracher encore et encore des choses qu’elle nous a inculqué.

  2. FRANÇOIS CARIOU

    Mon électro-choc, ça a été des tachycardies de plus en plus violentes. Et puis un jour je me suis dit : tu as tout, tout réussi, tu as épargné sagement, obtenu ce que tu voulais, tu as fait plaisir à tes parents, ta femme, tes enfants, tes patrons, au système. Et toi là dedans ?
    Ca a pris 3 / 4 ans. Et puis un jour, j’ai décidé de penser à moi car on a qu’une vie.
    Mais ça exige beaucoup de courage car il plus facile de poursuivre dans la routine que de prendre des décisions et s’y tenir. Car tout explose ensuite.
    Sauf les vraies relations.

    1. JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Malheureusement effectivement il faut parfois aller jusqu’à avoir des pépins physiques pour prendre conscience que quelque chose doit changer.

  3. Salut Jérôme,

    > J’avais besoin de cette période pour me rassurer. Si j’avais su que c’était aussi facile, j’aurais fait le grand saut plus tôt. Ceci étant dit, j’imagine que cette étape était nécessaire pour que je me sente prêt.

    Comme dire… tu parles de moi là? 😀
    Merci beaucoup pour ton partage, qui nourrit mon propre cheminement.

    Quand tu écris « Si j’avais su que c’était aussi facile », tu parles de tirer la prise, ou bien de vivre en mode indépendant avec des revenus non-lissés?

    Bon week-end!

    1. JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Salut Marc,

      Les deux vont ensemble, mais c’est la toute dernière étape, tirer la prise, c’est-à-dire quitter le salariat, qui me paraissait le plus dur.

      On a beau avoir fait toutes les projections et scénarios possibles dans sa tête, il n’est jamais évident de se priver intentionnellement de ce qui a été la source principale de revenus une bonne partie de sa vie. Et puis, en dehors de l’aspect financier, il y a aussi le côté social évoqué par François dans les commentaires précédents. Ce qui m’a beaucoup aidé pour me rassurer sur ces deux points, c’est la baisse progressive de mon taux d’activité et la mise en place de ma petite activité accessoire indépendante.

      1. Je suis le même chemin de réduction progressive.

        Tu as fait quelle dégressivité sur quelle période en gros toi? 100 => 80 => 60 => stop? Sur genre 5 ans?

      2. JérômeTop membre 🏅🗣️💬

        Si je fais abstraction des années précédentes qui m’ont ramenené d’un horaire de 60h par semaine à un 100% normal (40h), ça a duré effectivement cinq ans. J’ai baissé de 100 à 50% les quatre premières années, en plusieurs fois, puis une dernière étape à 20% la cinquième année.

    1. JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Oui je suis assez d’accord. Mon objectif initial était de retrouver mon horaire de cours d’étudiant où je naviguais autour de 15-20 heures par semaine. Aujourd’hui, avec mon activité accessoire, j’essaie même de me maintenir un peu plus bas, soit une dizaine d’heures. Mais 20 heures c’était déjà très bien en effet :-).

  4. Philippe de Habsbourg

    Bravo d’avoir atteint tous tes objectifs, t’es la preuve que c’est faisable!
    De mon côté c’est terminé le congé parental longue durée (15 mois) sans solde.
    Terminé aussi l’Allemagne, la Suisse et tous les beaux pays d’Europe. La belle-famille par contre, je la regrette pas! Scheisse!
    Finalement on a repris un vol transatlantique vers l’ouest, c’était le plus logique pour toute la famille, pour le moment.
    J’ai repris le travail il y a un mois et franchement ça me va comme ça, pour l’instant. La mer est encore belle et plate. Même si c’est une énorme entreprise côté à la bourse (dont l’action montent sans cesse : tant mieux, j’y investis 3% de mon salaire), je m’y plais bien. Heureusement je n’ai pas un poste de gestionnaire, jamais je voudrais le poste à la patronne de ma division, elle semble tellement stressé! Comble de chance, elle est à 300km de chez moi, donc diminution des risques de transmissions des vibrations négatives. Mais faut rester à l’affût dans ce monde de fou où tout va trop vite.
    Avec mon salaire actuel (j’investis environ 30% de mon salaire brut), je suis pas à plaindre, mais j’ai également envie de me prouver à moi-même que je suis bon dans ce que je fais. J’acquière tous les jours énormément de connaissances qui me donneront peut-être, j’espère, l’occasion de fonder ma propre entreprise. Et j’ai envie de travailler pour des gens ailleurs dans le monde qui permettent de voyager à l’occasion. J’aime mes enfants, mais je dirais pas non à un petit voyage professionnel une fois par année. Ma femme le fait également, donc on s’entend là-dessus.
    Tu nous diras la sensation du sable chaud sous tes pieds lors de ton prochain voyage! Ou sinon une plage quelconque du lac Leman haha! En mai dernier on était au Grau-du-Roi en France, avec une petite cabane directement sur la plage, c’était tooooop !

    1. JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      « Comble de chance, elle est à 300km de chez moi, donc diminution des risques de transmissions des vibrations négatives. Mais faut rester à l’affût dans ce monde de fou où tout va trop vite. » mdr, oui c’est tout à fait ça 🙂
      « Tu nous diras la sensation du sable chaud sous tes pieds lors de ton prochain voyage!  » oui, dans deux semaines déjà 🙂
      c’est toujours un plaisir de te lire Philippe

      1. Philippe de Habsbourg

        Finalement c’est ma patronne qui a fléchi le genou en premier. Elle est en arrêt de travail pour un mois. Quel monde cruel.

  5. FRANÇOIS CARIOU

    Mon couple n’y a pas survécu. Mais les enfants étaient déjà grands. Et ça ne m’a pas posé de difficultés financières car mon ex, libérale, gagne bien sa vie.
    Une seconde vie pour moi où finalement, grâce à mon épargne et des placements, je me suis retrouvé … avec bien plus d’argent pour moi que lorsque marié.
    De plus, en ayant beaucoup plus de temps à soi, on délaisse ce monde de la dépense frénétique où les achats sont des exutoires au mal-être existentiel.
    Quitter le monde de l’esclavage professionnel, c’est aussi accepter les dommages collatéraux. Mais quel prix vaut sa santé et son espérance de vie ?

    1. JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      « De plus, en ayant beaucoup plus de temps à soi, on délaisse ce monde de la dépense frénétique où les achats sont des exutoires au mal-être existentiel. »
      c’est exactement ça… je suis toujours halluciné de voir certaines personnes se jeter comme des animaux sur des biens totalement inutiles et superficiels, comme si leur vie en dépendait

  6. FRANÇOIS CARIOU

    Lorsque vous réfléchissez bien, dépenser est un palliatif au travail de forcené. Le mal-être trouve son exutoire dans les dépenses, les crédits, le cadre de vie à respecter pour l’image qu’on souhaite donner aux autres, et le tour est joué.
    Vous forgez ainsi des esclaves du travail. Il faut énormément de lucidité et de courage pour sortir de ce cycle car depuis tout petit, entre l’école, les examens, les concours, les sélections, la course à la performance et aux résultats, les promotions, vous êtes canalisé pour rester toute votre vie, un fer de lance.
    On ne vous a jamais appris autre chose.

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