Dernière mise à jour : février 2026
Investir son argent est une démarche essentielle pour construire son patrimoine et atteindre l'indépendance financière. Pourtant, face à la multitude d'options disponibles — actions, obligations, immobilier, or, cryptomonnaies, ETFs — il est facile de se sentir dépassé. Ce guide vous présente les avantages et les risques de chaque classe d'actifs, afin que vous puissiez bâtir un portefeuille diversifié adapté à votre profil et à vos objectifs à long terme.

L'objectif de cet article est de présenter les avantages et les risques des différents types d'investissements, tels que les actions, les obligations, l'or, les cryptomonnaies, l'immobilier, les matières premières, les devises, les fonds de placement et les ETFs. En comprenant leurs spécificités, vous pourrez mieux évaluer lesquels conviennent à votre profil d'investisseur et à vos objectifs financiers. La diversification reste l'une des meilleures façons de minimiser les risques tout en maximisant les chances de réussite.
Investir son argent dans les actions
Les actions sont des instruments financiers qui permettent d'acquérir une fraction d'une entreprise. En devenant actionnaire, vous obtenez un droit de vote lors des assemblées générales et pouvez bénéficier de la croissance de la société.
Les actions s'échangent sur les marchés boursiers, où leur valeur est déterminée par l'offre et la demande. Elle peut augmenter ou diminuer en fonction des résultats de l'entreprise et des conditions de marché. Des fonds communs et des ETFs permettent également d'y investir avec un capital limité (voir plus bas).
En achetant des actions, on peut bénéficier de la croissance de l'entreprise, de la hausse de la valeur des titres et des dividendes versés périodiquement. Cependant, les actions sont soumises aux fluctuations des marchés financiers. Il est donc essentiel de diversifier son portefeuille et d'effectuer des recherches approfondies avant d'investir.
L'achat d'actions peut se réaliser chez des courtiers en ligne tels qu'Interactive Brokers et Degiro. Ces plateformes donnent accès à un grand nombre de marchés boursiers dans le monde entier à des tarifs compétitifs.
Interactive Brokers est reconnu pour la qualité de ses services de trading et ses tarifs très compétitifs. Il est particulièrement apprécié des investisseurs actifs et des professionnels qui recherchent des outils de trading avancés.
Degiro, courtier en ligne hollandais, se distingue par ses frais très bas, ce qui en fait une option intéressante pour minimiser les coûts de transaction. La plateforme et les services n'atteignent toutefois pas le même niveau de professionnalisme qu'IB. Degiro constitue donc plutôt un choix pour les investisseurs débutants, tandis que les plus expérimentés porteront leur choix sur une plateforme plus adaptée à leurs besoins, comme celle d'Interactive Brokers.
Avantages
Si l'entreprise réalise des bénéfices, ceux-ci peuvent être distribués sous forme de dividendes aux actionnaires, ce qui peut entraîner une appréciation de la valeur des titres. Comme l'a démontré Jeremy Siegel, les actions offrent une excellente protection contre l'inflation sur le long terme, car leur valeur tend à croître avec l'économie. Les actions sont également très liquides et permettent une bonne diversification du portefeuille, car elles réagissent différemment des obligations aux cycles économiques.
Risques
Les actions sont des investissements risqués car les marchés financiers et les entreprises peuvent être imprévisibles. Si la société connaît des difficultés, la valeur de vos titres peut chuter. Les entreprises peuvent aussi être confrontées à des risques internes (changements de direction, litiges, problèmes de gestion) qui impactent leur valorisation.
Investir son argent dans les obligations
Les obligations sont des instruments de dette émis par des entreprises ou des gouvernements pour lever des fonds. En achetant une obligation, vous prêtez de l'argent à l'émetteur en échange d'intérêts réguliers et du remboursement du capital à l'échéance.
Chaque obligation est émise avec un taux d'intérêt fixe et une date d'échéance. Les obligations sont généralement émises pour des durées allant de quelques mois à plusieurs décennies.
Avantages
Les obligations offrent un rendement fixe connu à l'avance, généralement supérieur à celui des comptes d'épargne. Elles sont considérées comme moins risquées que les actions, notamment celles émises par les États, garanties par les gouvernements. Les obligations d'entreprises solides restent également relativement sûres. Elles peuvent offrir une protection partielle contre l'inflation si leur taux d'intérêt est supérieur au renchérissement. Enfin, leur corrélation inverse avec les actions en fait un excellent outil de diversification.
Risques
Le rendement d'une obligation est généralement inférieur à celui d'une action. Il existe un risque de défaut de paiement, notamment pour les émetteurs de moindre qualité de crédit. Par ailleurs, lorsque les taux d'intérêt montent, la valeur des obligations en circulation tend à baisser, ce qui peut générer des moins-values en cas de revente avant l'échéance.
Investir son argent dans les matières premières
Investir dans les matières premières consiste à s'exposer à des actifs physiques tels que l'or, l'argent, le pétrole, le café ou le coton. On peut y accéder via des contrats à terme, des certificats de dépôt ou des actions d'entreprises productrices. Les matières premières sont considérées comme des investissements à haut risque car leurs prix sont très volatils.
Avantages
Les matières premières présentent plusieurs atouts : corrélation avec l'économie mondiale, protection contre l'inflation (leurs prix tendent à augmenter avec le renchérissement) et faible corrélation avec les actions et obligations, ce qui enrichit la diversification d'un portefeuille.
Risques
La volatilité des prix est souvent plus élevée que celle des actions, sous l'influence de facteurs tels que les taux de change, les aléas climatiques ou les conflits géopolitiques. Les changements réglementaires et les décisions politiques peuvent également impacter significativement leurs prix.
Investir son argent dans l'or
L'or est une matière première tout à fait particulière. Ce métal précieux est utilisé à des fins monétaires, industrielles et comme investissement depuis des millénaires. Il est généralement considéré comme un actif refuge et comme un moyen de se protéger contre l'inflation et les fluctuations des devises.
En période d'incertitude ou de crise économique, l'or est prisé pour sa valeur stable et sa liquidité. Il existe plusieurs façons d'y investir : achat de pièces ou de lingots, ETFs ou fonds communs adossés à l'or, ou encore contrats à terme.
Avantages
L'or a tendance à être moins volatil que les actions et les obligations en période de crise, ce qui en fait un outil de diversification efficace. Il est reconnu comme une protection contre l'inflation, car il conserve sa valeur au fil du temps. Enfin, il est très liquide et peut être acheté ou vendu facilement sur les marchés financiers.
Risques
Le prix de l'or peut néanmoins être volatil et fluctuer considérablement. Pour l'or physique, les coûts d'acquisition, de stockage et de transport peuvent être significatifs. Surtout, l'or ne génère aucun flux de revenus : il ne verse ni intérêts ni dividendes, ce qui limite son rendement à la seule appréciation du cours.
Investir son argent dans les cryptomonnaies
Les cryptomonnaies sont des actifs numériques qui s'appuient sur la technologie de la blockchain pour garantir leur sécurité et leur transparence. Cette dernière est un registre décentralisé qui consigne toutes les transactions réalisées avec une cryptomonnaie donnée.
Les plus connues sont le Bitcoin et l'Ethereum, chacune ayant des caractéristiques et des usages propres. Elles peuvent être achetées sur des plateformes d'échange en ligne, via des ETFs ou ETNs, ou encore via des contrats à terme.
Avantages
Les cryptomonnaies présentent un potentiel de gains élevé : leurs cours ont connu des hausses spectaculaires depuis leur apparition. Elles reposent sur la technologie blockchain, qui trouve des applications prometteuses dans de nombreux secteurs (finance, énergie, logistique, santé). Enfin, elles permettent des transactions transfrontalières rapides, sans passer par les systèmes bancaires traditionnels.
Risques
Les cryptomonnaies sont extrêmement volatiles et peuvent perdre une grande partie de leur valeur en peu de temps. Il existe des risques de sécurité liés aux plateformes d'échange et aux portefeuilles numériques, qui peuvent être piratés. L'affaire FTX a par ailleurs illustré le risque de détournement de fonds par les opérateurs eux-mêmes. Certaines plateformes peuvent être de véritables arnaques (comme le "Pig Butchering"). Il est donc indispensable de vérifier la réputation de toute plateforme avant d'y déposer des fonds, et de stocker ses cryptos dans des portefeuilles sécurisés.
Investir son argent dans l'immobilier
Il existe plusieurs façons d'investir dans l'immobilier, chacune avec ses propres avantages et risques :
- L'immobilier physique consiste à acheter un bien (maison, appartement, terrain) pour le louer ou le revendre. Cela offre un retour sur investissement à long terme, mais nécessite un capital important et une gestion quotidienne.
- Les actions d'entreprises immobilières permettent une diversification et l'accès à des projets d'envergure, mais les rendements dépendent de la performance de la société.
- Les fonds de placement immobiliers investissent dans des actifs comme des immeubles de bureaux ou des centres commerciaux. Ils offrent une gestion professionnelle, mais les frais peuvent être élevés.
- Les ETFs immobiliers permettent une diversification et une liquidité élevée, avec des rendements liés aux performances du fonds.
- Le crowdfunding immobilier permet de co-investir dans des projets de construction ou de rénovation avec un ticket d'entrée réduit, mais comporte des risques de perte en capital.
Avantages
L'investissement immobilier physique génère des revenus locatifs réguliers qui peuvent couvrir les coûts d'acquisition et d'entretien. Les prix immobiliers ont tendance à s'apprécier sur le long terme, permettant des plus-values à la revente. Enfin, l'immobilier diversifie le portefeuille en réduisant l'exposition aux fluctuations des marchés financiers.
Risques
L'immobilier comporte plusieurs risques à ne pas négliger : risque locatif (vacance, impayés), risque de taux d'intérêt (emprunts plus coûteux si les taux montent), risque de marché (baisse des prix), risque réglementaire (évolution de la législation), et risque de sous-estimation des coûts d'acquisition et d'entretien.
Investir son argent dans les devises
L'investissement dans les devises consiste à spéculer sur les fluctuations des taux de change entre différentes monnaies. On peut y accéder via des contrats à terme, des options de change, des ETFs ou directement sur le marché Forex.
Avantages
Les devises permettent de diversifier un portefeuille en s'exposant à des marchés différents, d'espérer des gains si l'on anticipe correctement les tendances, de se protéger partiellement contre l'inflation et les risques économiques de sa monnaie locale, et de bénéficier d'une liquidité exceptionnelle (le Forex est le marché le plus liquide au monde).
Risques
L'investissement en devises expose à un risque de change (les taux peuvent évoluer à rebours de ses anticipations), à un risque de contrepartie, à des risques réglementaires liés aux politiques monétaires, et à d'éventuelles difficultés de liquidité dans des conditions de marché extrêmes.
Investir son argent dans les fonds de placement
Les fonds de placement sont des produits d'investissement collectifs qui regroupent l'argent de plusieurs investisseurs pour constituer un portefeuille diversifié d'actions, d'obligations et d'autres actifs. Ils sont gérés par des professionnels qui définissent la composition du portefeuille selon des objectifs de rendement et de risque prédéfinis. Les investisseurs y accèdent via des banques ou des sociétés de gestion de patrimoine.
Avantages
Les fonds offrent une diversification clé en main, une gestion professionnelle, une liquidité élevée et des économies d'échelle sur les coûts de transaction. Ils permettent également d'accéder à des marchés ou secteurs qui seraient difficiles ou coûteux à investir en direct.
Risques
Les fonds comportent des risques liés aux performances des marchés financiers et des gérants, ainsi que des risques de liquidité et de contrepartie. Selon leur composition, ils peuvent également être exposés à des risques de crédit, de taux, de change ou de matières premières. Les frais de gestion peuvent par ailleurs peser significativement sur la performance nette.
Investir son argent dans les ETFs
Les ETFs (Exchange-Traded Funds) sont des fonds indiciels cotés en bourse qui permettent de s'exposer à un panier d'actifs (actions, obligations, matières premières, etc.) de manière simple et peu coûteuse. Gérés passivement, ils cherchent à répliquer la performance d'un indice de référence plutôt qu'à le battre.
Avantages
Les ETFs sont accessibles comme des actions ordinaires, permettent une diversification immédiate, affichent des frais très bas grâce à leur gestion passive et offrent une liquidité élevée tout au long de la journée. Ils peuvent également être utilisés pour des stratégies plus avancées (vente à découvert, couverture, arbitrage).
Risques
Les ETFs présentent un risque de contrepartie lié à leur émetteur, une sensibilité potentielle aux variations de liquidité du marché, et un risque de tracking error (légères divergences de performance par rapport à l'indice répliqué dues aux pondérations et aux coûts de gestion).
Diversifier son portefeuille : la clé de la gestion des risques
La diversification est l'un des principes fondamentaux de l'investissement. Elle consiste à répartir son capital entre différentes classes d'actifs, zones géographiques et types de placements afin de réduire l'exposition au risque. Comme le dit l'adage : "Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier."
Pourquoi diversifier son portefeuille ?
La diversification permet de limiter l'impact d'une mauvaise performance d'un actif spécifique sur l'ensemble du portefeuille. Si une classe d'actifs souffre, d'autres peuvent compenser. Cette approche réduit la volatilité globale tout en maintenant un potentiel de rendement attractif.
Historiquement, les différentes classes d'actifs ne réagissent pas de la même façon aux cycles économiques. Les actions peuvent pâtir en période de récession, tandis que les obligations d'État tendent à se maintenir. L'or peut briller en période d'incertitude. Cette décorrélation est la base d'une diversification efficace.
Les différents types de diversification
Diversification par classes d'actifs : répartir son capital entre actions, obligations, immobilier, matières premières et liquidités. Chaque classe présente des caractéristiques risque-rendement différentes. Un portefeuille équilibré en combine plusieurs pour lisser les performances dans divers environnements de marché.
Diversification géographique : investir dans différents pays et régions pour réduire l'exposition aux risques économiques ou politiques d'un seul marché. Un portefeuille peut combiner des actions américaines, européennes, asiatiques et émergentes, afin de bénéficier de la croissance mondiale tout en limitant l'impact d'une récession locale.
Diversification sectorielle : répartir ses investissements entre différents secteurs (technologie, santé, finance, consommation, énergie, industrie) pour éviter une concentration excessive. Si le secteur technologique recule, les secteurs défensifs comme la santé ou la consommation de base peuvent compenser.
Diversification temporelle : investir régulièrement des montants fixes via le DCA (Dollar Cost Averaging) plutôt qu'une grosse somme en une fois. En investissant 500 CHF chaque mois plutôt que 6'000 CHF en une fois, on achète à différents niveaux de prix, ce qui lisse le coût moyen d'acquisition et réduit le risque de mal choisir son point d'entrée.
Corrélation entre actifs
La corrélation mesure comment deux actifs évoluent l'un par rapport à l'autre. Une corrélation de +1 signifie qu'ils évoluent en parfaite synchronie, une corrélation de -1 qu'ils évoluent en sens inverse, et une corrélation proche de zéro indique des mouvements indépendants. Une bonne diversification cherche à combiner des actifs à faible corrélation ou corrélation négative.
Par exemple, les actions et les obligations d'État ont historiquement une corrélation faible voire négative : en période de crise, les obligations montent souvent quand les actions chutent. C'est pourquoi le portefeuille 60/40 (60% actions, 40% obligations) a longtemps été une référence. L'or, lui, présente généralement une faible corrélation avec les actions, ce qui en fait un excellent diversificateur.
Combien de positions faut-il détenir ?
Il n'existe pas de nombre magique. Les bénéfices marginaux de la diversification diminuent avec le nombre de lignes et deviennent quasi inexistants au-delà de 50 positions. Détenir seulement 3 à 5 lignes, en revanche, concentre trop le risque : une seule faillite peut représenter 20 à 30% de pertes sur l'ensemble du portefeuille.
Avec des ETFs, une excellente diversification s'obtient en quelques positions seulement. Quelques ETFs bien choisis suffisent pour construire un portefeuille parfaitement diversifié.
Les limites de la diversification
Si la diversification réduit les risques, elle peut aussi plafonner les gains potentiels. Un portefeuille très diversifié affichera des performances plus stables mais potentiellement moins spectaculaires qu'une position concentrée sur un actif qui performe exceptionnellement. En période de crise systémique (comme en mars 2020), presque tous les actifs peuvent chuter simultanément, réduisant temporairement les bénéfices de la diversification. C'est pourquoi il est essentiel de maintenir un fonds d'urgence pour éviter de vendre au pire moment. Enfin, une sur-diversification dilue les performances : gérer 200 actions individuelles ou 50 ETFs différents devient contre-productif en termes de frais, de complexité et de suivi.
Exemples d'allocations diversifiées
Référez-vous à notre série de backtests de portefeuilles pour trouver l'allocation qui correspond à votre profil.
L'allocation optimale dépend de plusieurs facteurs personnels : âge, objectifs financiers, tolérance au risque, horizon d'investissement et situation fiscale. Elle doit être rééquilibrée périodiquement (une à deux fois par an) pour maintenir les proportions souhaitées. Si les actions surperforment et passent de 60% à 75% du portefeuille, il convient d'en vendre une partie pour revenir à l'allocation cible.
Récapitulatif : avantages et risques des différents actifs
Voici un résumé des principales classes d'actifs présentées dans ce guide :
- Actions : potentiel de gain élevé et meilleure protection contre l'inflation sur le long terme, mais volatilité significative.
- Obligations : rendement stable et diversification, mais sensibilité aux taux d'intérêt et rendement inférieur aux actions.
- Matières premières : protection contre l'inflation et diversification, mais forte volatilité des prix.
- Or : valeur refuge et liquidité, mais aucun flux de revenus et coûts de stockage pour l'or physique.
- Cryptomonnaies : potentiel de gains élevé, mais risques extrêmes (volatilité, fraudes, sécurité).
- Immobilier : revenus locatifs et appréciation du capital, mais capital important requis et gestion active.
- Devises : diversification et liquidité, mais risque de change et spéculation à court terme.
- Fonds de placement : gestion professionnelle et diversification, mais frais potentiellement élevés.
- ETFs : diversification optimale à faibles coûts, avec un risque de tracking error résiduel.
Questions fréquentes sur l'investissement
Quel est le meilleur placement pour investir son argent en 2026 ?
Il n'existe pas de "meilleur" placement universel. Le choix dépend de votre profil : âge, objectifs financiers, tolérance au risque et horizon de placement. Pour un investisseur long terme (10 ans et plus), un portefeuille diversifié d'actions via des ETFs offre historiquement les meilleurs rendements ajustés au risque. Pour un horizon court (moins de 5 ans), les obligations de qualité ou les fonds monétaires préservent mieux le capital.
Combien faut-il investir minimum pour débuter ?
Avec les courtiers en ligne modernes comme Degiro ou Interactive Brokers, on peut commencer à investir avec aussi peu que 100 à 500 CHF ou EUR. Les ETFs permettent une diversification immédiate même avec de petits montants. L'important n'est pas le montant initial mais la régularité : investir 200 CHF par mois pendant 20 ans aura un impact bien plus important qu'un versement unique de 5'000 CHF.
Quelle est la différence entre investir et spéculer ?
Investir consiste à placer son argent dans des actifs pour générer des revenus ou une plus-value à long terme (minimum 5 à 10 ans), en se basant sur l'analyse des fondamentaux. Spéculer vise des gains rapides à court terme en pariant sur les fluctuations de prix, souvent avec effet de levier. La spéculation comporte un risque bien plus élevé et s'apparente davantage au jeu qu'à la construction patrimoniale.
Comment diversifier son portefeuille avec un petit budget ?
Les ETFs sont la solution idéale pour les petits budgets. Un seul ETF monde (comme VT ou VWRL) offre une exposition à des milliers d'entreprises pour moins de 100 CHF. Avec 3 à 4 ETFs bien choisis couvrant actions, obligations et immobilier via des REITs, vous obtenez une excellente diversification pour quelques centaines d'euros d'investissement initial.
Faut-il investir quand les marchés sont hauts ?
Essayer de "timer le marché" est extrêmement difficile, même pour les professionnels. L'approche DCA (Dollar Cost Averaging), qui consiste à investir des montants fixes régulièrement, permet de lisser le prix d'achat et d'éviter le stress de chercher le "bon moment". Vous achetez automatiquement plus quand les prix sont bas et moins quand ils sont hauts.
Les actions sont-elles trop risquées pour un débutant ?
Le risque des actions diminue avec l'horizon de placement. Sur 1 an, elles peuvent perdre 30 à 40%. Sur 15 à 20 ans, elles ont historiquement toujours généré des rendements positifs. Pour un débutant avec un horizon long terme, les actions via des ETFs diversifiés sont tout à fait appropriées. Pour un horizon court (moins de 5 ans), privilégiez des actifs moins volatils.
Les cryptomonnaies sont-elles un bon investissement ?
Les cryptomonnaies sont extrêmement volatiles et spéculatives. Elles peuvent constituer une petite allocation (2 à 5% maximum) d'un portefeuille diversifié pour des investisseurs qui tolèrent bien le risque, mais ne devraient jamais en représenter l'essentiel. Bâtissez d'abord une base solide d'actions et d'obligations diversifiées.
Vaut-il mieux investir dans l'immobilier ou en bourse ?
Les deux ont leurs avantages. L'immobilier physique offre des revenus locatifs tangibles mais nécessite un capital important et une gestion active. La bourse via des ETFs offre une meilleure liquidité, une diversification facile et des frais réduits. Historiquement, les rendements ajustés au risque sont comparables. L'idéal est souvent de combiner les deux.
Comment protéger son capital contre l'inflation ?
Les actions sont historiquement la meilleure protection contre l'inflation sur le long terme : les entreprises peuvent répercuter la hausse des prix sur leurs ventes. L'immobilier et certaines matières premières offrent aussi une protection. Les obligations classiques, en revanche, souffrent de l'inflation car leur coupon fixe perd du pouvoir d'achat au fil du temps.
Combien de temps faut-il consacrer à gérer ses investissements ?
Avec une approche passive via des ETFs diversifiés, 1 à 2 heures par an suffisent pour rééquilibrer le portefeuille. L'investissement en actions individuelles nécessite davantage de temps.
Quelle fiscalité s'applique aux investissements en Suisse ?
En Suisse, les plus-values sur titres sont exonérées d'impôt pour les particuliers. Les dividendes et intérêts sont imposés comme revenu. Les titres doivent être déclarés dans la fortune imposable. L'impôt anticipé de 35% sur les dividendes suisses est récupérable via la déclaration fiscale.
Dois-je faire appel à un conseiller financier ?
Pour une stratégie simple (ETFs diversifiés, acheter et conserver), vous pouvez vous gérer seul après vous être formé. Pour des situations complexes (patrimoine important, optimisation fiscale), un conseiller indépendant peut être utile. Évitez les conseillers bancaires qui commercialisent avant tout leurs propres produits à frais élevés.
Conclusion : diversifier et évaluer les risques avant d'investir son argent
La diversification est la pierre angulaire d'une stratégie d'investissement solide. En répartissant votre capital entre différentes classes d'actifs — actions, obligations, immobilier, or, matières premières — vous réduisez l'exposition à tout risque spécifique et maximisez vos chances de succès à long terme. Référez-vous à nos exemples de portefeuilles pour passer à l'action.
Évaluez toujours les risques associés à chaque type d'investissement avant de vous lancer. La patience, la discipline et une stratégie adaptée à votre profil sont les véritables clés de l'indépendance financière.
Sources et données
- Siegel, Jeremy — Stocks for the Long Run, McGraw-Hill
- Données de marché : FactSet
- Administration fédérale des contributions (AFC) — fiscalité des placements en Suisse : estv.admin.ch
- SIX Swiss Exchange — marchés boursiers suisses : six-group.com
- Interactive Brokers — conditions et tarifs : interactivebrokers.com
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Excellent article, Jérôme !
Ma conviction profonde demeure celle-ci : les actions seront toujours les actifs offrant les meilleurs rendements sur le long terme. Pour quelqu’un comme moi qui recherche une stratégie « lazy » – sans prise de tête – les ETFs sont un incontournable. De préférence, j’investis sur une enveloppe faiblement fiscalisé (PEA en France) et sur une seule et unique ligne : un ETF SP&500.
Les cryptomonnaies sont quant à elles très utiles pour un faible pourcentage de son portefeuille, pas plus de 20% en ce qui me concerne et offrant, comme mentionné dans ton article, un potentiel de hausse très intéressant. Intrinsèquement, les cryptomonnaies, surtout le Bitcoin, sont une disruption considérable dans le monde de l’économie & la finance. Je crois en une adoption rapide, surtout lorsque l’on voit en face des banques centrales menant des politiques monétaires sujettes à caution.
Enfin, le plus important reste la gestion du risque. L’on investit pas pareil quand on est célibataire, sans enfants, sans voiture, sans crédits, vivant frugalement (mon cas) que quand on est père de famille avec des responsabilités dépassant sa simple individualité. Il n’y aura jamais de « rewards » sans risques : le reste se fait de la tête des gens et la finance comportementale est à ce stade indépassable sur cette approche.
Cheers & et bonne année !
Merci Jack,
. Oui, clairement, et de loin. Cela n’empêche pas de soupoudrer son portefeuille d’autres actifs afin de réduire sa volatilité. Ceci va dans le sens de la gestion du risque dont tu parles à la fin de ton commentaire.
Effectivement, elles peuvent être aussi très rentables sur le long terme et, comme tu le mentionnes, leur aspect disruptif, surtout vis-à-vis des banques centrales, et aussi des gouvernements, me plaît énormément. Les contrats numériques offerts par la blockchain sont une révolution dont on ne mesure aujourd’hui pas encore toute l’étendue. C’est à l’heure actuelle le seul actif de valeur qu’on peut avoir sur soi en permanence, sans intermédiaire, sans que personne ne le sache et avec lequel on peut traverser librement les frontières… C’est la liberté. Mais effectivement, tenant compte de sa volatilité, la pondération dans un portefeuille doit demeurer limitée.
C’est la base de l’investissement : il faut accepter de perdre (un peu) pour gagner (beaucoup).