Devenir rentier précoce : guide complet FIRE 2026

Mise à jour mars 2026 – De plus en plus de membres des générations X, Y et maintenant Z, épuisés par le rythme effréné du monde du travail actuel et l'inflation galopante post-COVID, se tournent vers le mouvement FIRE (Financial Independence, Retire Early). L'objectif ? Atteindre l'indépendance financière et prendre une retraite anticipée, bien avant l'âge légal de 62-65 ans. Ce qui semblait autrefois réservé à une élite fortunée devient aujourd'hui accessible à toute personne prête à repenser son rapport à l'argent, au travail et à la consommation.

Guide FIRE 2026 : atteindre l'indépendance financière et la retraite précoce grâce aux revenus passifs

Le principe fondamental du FIRE repose sur une équation simple mais puissante : maîtriser ses dépenses + augmenter son taux d'épargne + investir pour générer des revenus passifs = liberté financière en moins de 20 ans au lieu de 40 ans de carrière. Contrairement aux idées reçues, il ne s'agit pas de gagner à la loterie ou d'hériter d'une fortune, mais d'appliquer méthodiquement des stratégies éprouvées par des milliers de rentiers précoces dans le monde francophone et au-delà.

Dans ce guide complet, vous découvrirez comment calculer votre nombre FIRE (le capital nécessaire à votre indépendance), optimiser chaque euro dépensé en mesurant vos achats en "heures d'énergie vitale", et mettre en place les trois leviers essentiels qui vous permettront de quitter la Rat Race pour de bon. Que vous visiez un "Lean FIRE" minimaliste ou un "Fat FIRE" plus confortable, les principes restent les mêmes. Prêt à reprendre le contrôle de votre temps et de votre vie ?

Depuis les années 2000, de nombreux ouvrages ont popularisé ces concepts : La Semaine de 4 heures de Tim Ferriss, Tout le monde mérite d'être riche d'Olivier Seban, ou encore Stratégies pour devenir rentier en dix ans. Mon livre regroupe plusieurs de ces approches en les analysant d'un œil critique et avec une démarche scientifique.

Qu'est-ce que le FIRE (Financial Independence, Retire Early) ?

Le mouvement FIRE (Financial Independence, Retire Early) n'est pas né hier. Depuis les années 2000, plusieurs approches ont émergé, certaines plus radicales que d'autres. Parmi les plus extrêmes figure celle de Jacob Lund Fisker.

Early Retirement Extreme

Jacob Lund Fisker, avec son livre Early Retirement Extreme, est certainement celui qui a poussé le plus loin cette démarche. Sa méthode vise la retraite en cinq ans seulement : toute personne gagnant pratiquement n'importe quel niveau de revenu dans le monde développé peut y parvenir, à condition de réduire radicalement ses dépenses, d'épargner massivement et de transformer cette épargne en revenus passifs.

Jacob vit avec seulement 7'000 $ par année. Il ne mange jamais au restaurant et cultive une partie de sa propre nourriture grâce à un jardin potager. Aucun de ses concepts n'est révolutionnaire : de nombreux étudiants les appliquent déjà pour économiser. Jacob propose simplement de continuer à vivre comme l'un d'entre eux indéfiniment. En vivant à bon marché et en gagnant autant que possible, la retraite arrive plus vite — non seulement parce qu'on accumule davantage, mais surtout parce qu'on a besoin de moins pour maintenir son mode de vie.

Illustrons par l'exemple : avec un revenu de 50'000 $ par an et un taux d'épargne de 80%, un rendement annuel de 5% donne un capital d'environ 289'000 $ en six ans. Ce montant peut suffire si les dépenses sont réduites à 20% du revenu initial, puisque le taux de retrait n'atteint que 3.5% — un seuil théoriquement soutenable à long terme.

Mise en perspective : cet exemple illustre la puissance mathématique d'un taux d'épargne élevé, mais il constitue un cas extrême que peu de personnes souhaitent — ou peuvent — adopter durablement. Et ce n'est pas nécessaire. Comme nous le verrons, un taux d'épargne d'environ 20%, combiné à une stratégie d'investissement rigoureuse et à la disparition des frais professionnels post-FIRE, suffit pour atteindre l'indépendance financière en moins de 20 ans, sans sacrifier sa qualité de vie.

Les 3 leviers de l'indépendance financière

Levier 1 - Réduire ses dépenses

Repenser notre besoin de consommer

Jacob Lund Fisker suggère de questionner notre besoin illimité de consommer. Il prône un mode de vie simple où le bonheur ne repose pas sur la consommation. Par exemple, il recommande de rapprocher son lieu de vie de ses activités quotidiennes pour réduire les déplacements, de privilégier des modes de transport économiques (marche, vélo, transports publics) ou, si nécessaire, un véhicule sobre en carburant.

La plupart des gens achètent en permanence des objets inutiles qu'ils accumulent. Les garages ne servent plus à garer des voitures, mais à stocker des souvenirs de dépenses futiles. En fin de compte, on paie un loyer exorbitant pour entasser des affaires qui ne servent à rien et pourraient rapporter de l'argent si on les revendait. Les possessions coûtent cher, prennent de la place, demandent de l'entretien et sont difficiles à éliminer.

Deux règles simples pour changer de comportement : adoptez la règle 1 in / 2 out (pour chaque objet qui entre, deux sortent) et inscrivez tout achat convoité sur une liste pendant 30 jours — si l'envie persiste, l'achat est justifié. Cela élimine une grande partie des achats compulsifs.

Attention au marketing

Si un produit a besoin de publicité pour vous convaincre qu'il est bon pour vous, méfiez-vous. Les gens sont devenus esclaves des dernières technologies, car elles sont un signe extérieur de richesse et d'appartenance sociale. Mais vous apportent-elles réellement une meilleure qualité de vie ? Trop souvent, on n'est plus attentif à l'utilité et à la qualité d'un produit, mais uniquement à la marque, au design et à la mode.

Levier 2 - Augmenter ses revenus et développer ses compétences

Développez vos compétences

Au lieu de payer quotidiennement pour les transports, la garderie d'enfants, des plats pré-cuisinés ou une femme de ménage, vous pouvez construire un ensemble de compétences qui vous permettent de répondre directement à ces besoins. Pourquoi travailler pour payer quelqu'un qui travaillera à votre place ? Il n'est pas nécessaire d'avoir un gros revenu pour acquérir l'indépendance financière. Passez d'une position de consommateur à celle de producteur. Sans la sagesse pour définir des limites, la consommation occupe tout l'espace disponible, quel que soit le niveau de revenus.

D'une certaine façon, Fisker est le contraire de Tim Ferriss. Dans La Semaine de 4 heures, Ferriss a préconisé l'externalisation afin de vous donner plus de temps pour faire les choses que vous voulez. Fisker pense au contraire que la solution est d'inverser cette externalisation et de progressivement internaliser les compétences ordinaires de la vie qui avaient été déléguées au marché.

L'indépendance financière commence par l'indépendance tout court

Sans libre arbitre, on agit comme des moutons, on veut faire socialement bonne figure et on consomme des futilités. Dans son best seller Père riche, père pauvre, Kiyosaki nous explique que le système éducatif nous a appris à nous insérer bien sagement dans le monde professionnel, à devenir de très bons employés et donc de gros consommateurs. Par contre il ne nous enseigne jamais comment devenir de très bons employeurs et comment bien consommer ! En pratiquant de la sorte, on nous encourage à rester dans le système, la Rat Race, cette course au travail et à la consommation.

Le paradoxe, c'est que plus un salarié a du succès, moins il peut consacrer du temps à sa famille. Au contraire, plus un investisseur a du succès, plus il a du temps. La liberté financière, c'est donc d'avoir à la fois l'argent et le temps de vivre pour soi. Un emploi salarié et le patron qui va avec ne vous donneront jamais cette liberté. Le salarié ne réalise pas que l'on puisse vivre des revenus d'un capital, qui ne dépendent pas, contrairement au travail, du temps qui y est consacré.

Levier 3 - Créer des revenus passifs

Nos actifs nous permettent d'être passifs

Si nos dépenses sont consommatrices d'énergie vitale, nos "actifs" (actions, ETF, immobilier) nous permettent d'être passifs. Nos passifs (dette hypothécaire, leasing) nous obligent au contraire à être actifs. Les auteurs de Your Money or Your Life nous montrent que notre société de consommation, au lieu de nous rendre plus indépendants, nous a conduits à un réseau de dépendances financières. De la naissance à la mort, nous sommes financièrement à charge de nos parents, de nos employeurs, de l'assurance chômage, des banques, des assurances et de nos régimes de retraite.

Le progrès matériel censé nous libérer nous a rendus esclaves. Le psychothérapeute LaBier a démontré dans son livre Modern Madness que se concentrer sur l'argent ou le succès au détriment de l'épanouissement personnel a conduit 60% d'un échantillon de plusieurs centaines de personnes à souffrir de dépression, d'anxiété et d'autres troubles liés à l'emploi. À vous de définir vos priorités.

Calculer votre chemin vers le FIRE

Quel est votre salaire horaire réel ?

Les auteurs de Your Money or Your Life proposent de calculer votre salaire horaire réel, en tenant compte non seulement des frais d'acquisition du revenu, mais aussi du temps consacré directement ou indirectement à votre activité salariée. Vous devez commencer par déduire de votre revenu net vos frais de transport, le coût de vos repas au restaurant, de vos vêtements de travail, les montants dépensés à vous détendre après une dure journée, à soigner une maladie liée à votre emploi et même certaines vacances que vous ne prendriez pas en temps normal — la liste peut être longue.

Selon les situations, environ 10 à 30% du salaire net est absorbé par ces frais d'acquisition du revenu. Lorsque je travaillais encore, j'atteignais personnellement environ 20% — ce qui signifie que je travaillais un jour sur cinq uniquement pour couvrir les frais inhérents à mon activité salariée.

Temps consacré à l'activité salariée

Au-delà de l'horaire contractuel, il faut aussi comptabiliser les heures passées à se préparer pour le travail, le temps de trajet, la pause de midi passée loin de sa famille, le temps nécessaire pour décompresser en rentrant, les loisirs utilisés comme soupape anti-stress, etc. Selon mes estimations, le temps indirect consacré au travail représente entre 30 et 50% du temps contractuel.

Divisez le revenu net corrigé par ce nouveau nombre d'heures total : vous obtenez votre salaire horaire réel. Une fois déduits les frais d'acquisition, les heures indirectes et l'impôt sur le revenu, ce salaire horaire réel se situe entre 40 et 50% du salaire horaire net contractuel.

Le concept d'énergie vitale

Calculez votre salaire horaire réel, puis convertissez le prix de vos achats en minutes ou heures d'énergie vitale. Voici ce que cela peut représenter :

  • 30 minutes pour acheter un menu Big Mac
  • 1h30 pour une coupe chez le coiffeur
  • 4h00 pour faire le plein de ma voiture
  • 5h00 pour un resto avec mon épouse
  • 6h00 pour un pantalon neuf
  • 25 heures par mois pour payer le leasing de ma voiture
  • 40 heures par mois pour payer les intérêts de ma dette hypothécaire
  • 40 heures par mois pour nourrir ma famille

En pratiquant de la sorte, on voit certaines dépenses sous un angle radicalement différent. Ce n'est plus "je me fais un petit plaisir", mais "combien de temps vais-je devoir trimer pour me l'offrir ?" — et surtout, "est-ce que ce plaisir vaut vraiment ces heures de vie ?"

De combien avez-vous besoin pour être libre ?

La règle de base, issue de la célèbre Trinity Study américaine, est la règle des 4% (ou méthode des 25x) : multipliez vos dépenses annuelles par 25 pour obtenir votre "nombre FIRE". Par exemple, si vous dépensez 30'000 €/an, votre objectif serait de 750'000 €. Si vous dépensez 50'000 €/an, il vous faudrait 1'250'000 €.

Attention : cette règle est trop simpliste. C'est un cas typique "one-size-fits-all" alors que la réalité peut différer sensiblement selon votre pays de résidence, votre allocation d'actifs et votre âge. Dans certains cas, un prélèvement fixe de 4% peut mener à la banqueroute lors d'une mauvaise séquence de rendements en début de retraite. À l'inverse, il arrive souvent que la règle des 4% crée de riches héritiers parce que le prélèvement n'a pas été assez conséquent — bonne nouvelle pour eux, moins bonne pour celui qui s'est serré la ceinture inutilement.

Une approche plus robuste est la méthode VPW (Variable Percentage Withdrawal), qui adapte votre taux de retrait chaque année en fonction de votre âge, de l'allocation de votre portefeuille et de ses résultats réels. Contrairement au taux fixe de 4%, le VPW s'ajuste dynamiquement : vous retirez davantage les bonnes années, un peu moins lors des corrections. Cette flexibilité réduit drastiquement le risque de ruine tout en maximisant les retraits sur la durée.

Note pour les lecteurs suisses : nous détaillons ces enjeux dans notre article sur les cinq piliers de l'indépendance financière en Suisse.

Stratégies concrètes pour réduire vos dépenses

Repenser votre consommation

Réduire ses dépenses ne signifie pas se priver : il s'agit d'aligner ses achats sur ses valeurs réelles. La première étape est de distinguer les dépenses qui apportent une vraie satisfaction de celles qui résultent de la pression sociale, du marketing ou de l'habitude. Un budget consciencieux n'est pas une contrainte — c'est un outil de liberté.

Votre plus grand allié : le temps de réflexion. Inscrivez tout achat convoité sur une liste pendant 30 jours. S'il vous intéresse toujours, il mérite probablement votre argent — et votre énergie vitale. Si l'envie s'est dissipée, vous venez d'éviter un achat inutile.

15 actions immédiates pour économiser

  • Se payer en premier, en mettant systématiquement de côté, et avant toute dépense, une part constante (ou croissante) de son revenu.
  • Cultiver un jardin potager, même sur votre balcon, avec des plantes à faible encombrement comme des tomates-cerises, des cornichons, des radis, de la roquette, du persil ou de la ciboulette.
  • Cuisiner bon marché, en privilégiant les produits frais et de saison, en combinant viande, féculents et légumes, et en réutilisant les restes.
  • Bricoler soi-même les petites réparations et l'entretien courant.
  • Inscrire vos souhaits d'acquisition sur une liste à 30 jours pour éviter les achats compulsifs.
  • Acheter d'occasion au lieu de neuf.
  • Acheter des articles durables et de qualité (moins de remplacements, moins de déchets).
  • Revendre les objets inutilisés depuis plus de six mois.
  • Appliquer la règle 1 in / 2 out : pour chaque objet qui rentre dans votre maison, vendez-en ou donnez-en deux.
  • Se soigner par les fruits, les céréales et les légumes : une alimentation saine réduit les dépenses médicales et améliore la qualité de vie.
  • Se déplacer sans voiture autant que possible (vélo, transports publics, marche).
  • Couper ses cheveux soi-même ou entre proches.
  • S'assurer uniquement contre les gros risques et assumer soi-même les petits sinistres.
  • Reprendre soi-même les vêtements plutôt que de les remplacer au moindre accroc.
  • Renégocier ou résilier régulièrement ses abonnements (téléphonie, streaming, assurances) pour ne payer que ce que vous utilisez vraiment.

FIRE en 2026 : les spécificités françaises et suisses

Le mouvement FIRE s'adapte aux réalités fiscales et sociales de chaque pays. Entre la France et la Suisse, les stratégies d'optimisation diffèrent sensiblement, mais les principes fondamentaux restent les mêmes.

Optimiser avec les systèmes de retraite locaux

En France, trois leviers fiscaux facilitent l'accumulation de capital :

  • Le PEA (Plan d'Épargne en Actions) : après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 17.2% s'appliquent). Plafond de versement : 150'000 €.
  • L'assurance-vie : après 8 ans, abattement annuel de 4'600 € (9'200 € pour un couple) sur les gains, avec taxation avantageuse au-delà. Idéale pour transmettre du capital.
  • Le PER (Plan d'Épargne Retraite) : déductions fiscales à l'entrée, mais blocage jusqu'à la retraite (sauf exceptions). À utiliser avec discernement pour le FIRE.

En Suisse, le système des trois piliers traditionnels (AVS, LPP, 3e pilier) peut être optimisé pour accélérer le chemin vers l'indépendance financière. Le retrait anticipé du 2e pilier pour l'achat immobilier ou le passage à une activité indépendante offre des opportunités que n'ont pas les résidents français. Les cotisations AVS restent cependant obligatoires même pour les rentiers précoces — un point souvent sous-estimé.

Fiscalité des revenus passifs : ce qui change tout

La taxation des dividendes et plus-values varie fortement entre les deux pays :

  • France : flat tax de 30% (12.8% d'impôt + 17.2% de prélèvements sociaux) sur les dividendes et plus-values, ou option pour le barème progressif si plus avantageux. Le PEA change radicalement la donne en ne taxant que les prélèvements sociaux après 5 ans.
  • Suisse : les dividendes sont imposés comme un revenu ordinaire (barème progressif selon canton), avec impôt anticipé de 35% récupérable. Les plus-values sur actions détenues en fortune privée sont totalement exonérées d'impôt — un avantage considérable pour une stratégie FIRE à long terme.

Cette différence fondamentale influence directement la stratégie d'investissement : en France, privilégier la croissance via un PEA ; en Suisse, combiner dividendes (imposés) et plus-values (exonérées) dans une allocation équilibrée.

Questions fréquentes

Combien faut-il d'argent pour devenir rentier et arrêter de travailler ?

La règle de base suggère de multiplier vos dépenses annuelles par 25. Si vous dépensez 40'000 € par an, vous auriez besoin d'environ 1'000'000 €. Attention toutefois : cette règle des 4% est une approximation simpliste qui peut varier selon votre situation personnelle, votre pays de résidence et votre horizon temporel. La méthode VPW, qui adapte le taux de retrait chaque année, offre une alternative plus personnalisée et plus sûre.

Quel taux de retrait adopter une fois le FIRE atteint ?

La règle des 4% sert de repère de base, mais elle présente des limites importantes, notamment en cas de mauvaise séquence de rendements en début de retraite. L'approche privilégiée sur ce blog est la méthode VPW (Variable Percentage Withdrawal) : le taux de retrait s'adapte chaque année en fonction de l'âge, de l'allocation du portefeuille et de ses résultats réels. Cette flexibilité réduit le risque de ruine tout en permettant de profiter pleinement des bonnes années boursières.

Peut-on atteindre le FIRE avec un salaire moyen ?

Oui, sans même tomber dans le frugalisme extrême. L'indépendance financière repose sur un équilibre entre épargne régulière (environ 20% de vos revenus) et investissements intelligents. Un salaire moyen bien investi, avec une allocation d'actifs optimisée et une stratégie de croissance à long terme, peut mener au FIRE en moins de 20 ans sans sacrifier sa qualité de vie actuelle.

Combien de temps faut-il pour atteindre l'indépendance financière ?

Avec une épargne régulière d'environ 20% et des placements performants (actions, ETF diversifiés, immobilier), vous pouvez atteindre l'indépendance financière en moins de 20 ans. La clé n'est pas tant le taux d'épargne que la qualité de vos investissements : choisir des actifs générant croissance et revenus passifs fait toute la différence. Pour en savoir plus, utilisez nos outils FIRE.

Faut-il nécessairement arrêter complètement de travailler ?

Non, le FIRE n'impose pas d'arrêter toute activité. Beaucoup optent pour le Barista FIRE (travail à temps partiel pour couvrir les dépenses courantes) ou le Coast FIRE (ne plus épargner, laisser le capital croître). L'objectif est surtout de ne plus dépendre d'un salaire à plein temps et de reprendre le contrôle de son temps.

Quelle est la différence entre le FIRE et la retraite classique ?

La retraite classique intervient vers 62-65 ans après 40-50 ans de carrière et repose sur les systèmes de pension (AVS, retraite d'État). Le FIRE vise l'indépendance financière dès 35-50 ans grâce à l'épargne régulière, aux revenus passifs (dividendes, immobilier) et aux plus-values boursières. Le FIRE est un choix actif de liberté plutôt qu'une obligation liée à l'âge.

Comment générer des revenus passifs pour le FIRE ?

Les principales sources incluent : les dividendes d'actions (ETF ou actions individuelles), l'immobilier locatif, les plus-values boursières, et les obligations. En France, le PEA permet d'optimiser la fiscalité. En Suisse, les plus-values sur actions privées sont exonérées d'impôt, un avantage considérable pour une stratégie buy-and-hold.

Conclusion : votre chemin vers la liberté financière commence maintenant

Le FIRE n'est pas une formule magique ni un sacrifice permanent. C'est une stratégie cohérente qui combine trois leviers essentiels : maîtriser ses dépenses sans tomber dans le frugalisme extrême, développer ses compétences pour augmenter sa valeur sur le marché, et investir intelligemment pour créer des revenus passifs durables.

Contrairement aux idées reçues, vous n'avez pas besoin d'un salaire à six chiffres ni d'épargner 70% de vos revenus. Avec environ 20% d'épargne régulière et des placements performants, l'indépendance financière est accessible en moins de 20 ans. La vraie question n'est pas "combien gagner" mais "comment investir ce que j'épargne" — et surtout, comment adapter ses retraits de manière intelligente avec une méthode comme le VPW pour que le capital dure toute une vie.

Chaque jour passé sans agir repousse votre liberté financière d'un jour supplémentaire. La meilleure décision que vous puissiez prendre aujourd'hui est de calculer votre salaire horaire réel, d'identifier vos dépenses superflues, et de mettre en place un plan d'investissement cohérent. Dans Les Déterminants de la Richesse, j'approfondis ces stratégies avec une approche scientifique et des exemples concrets.

Le moment d'agir, c'est maintenant. Pas demain, pas lundi prochain, pas "quand j'aurai plus d'argent". Maintenant.

Sources et données

  • Fisker, J.L. (2010). Early Retirement Extreme. CreateSpace.
  • Robin, V. & Dominguez, J. (1992). Your Money or Your Life. Viking Penguin.
  • Kiyosaki, R. (1997). Père riche, père pauvre. Warner Books.
  • Bengen, W.P. (1994). Determining Withdrawal Rates Using Historical Data. Journal of Financial Planning. (Trinity Study, base de la règle des 4%)
  • LaBier, D. (2000). Modern Madness. iUniverse.
  • Administration fédérale des contributions (AFC) — Imposition des gains en capital en Suisse : www.estv.admin.ch
  • Service public français — Fiscalité du PEA et de l'assurance-vie : www.service-public.fr

En savoir plus sur dividendes

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33 réflexions sur “Devenir rentier précoce : guide complet FIRE 2026”

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        Bonjour Jerome,
        J utilise FireFox, j’ai essayer avec IE, même résultat. J’ai réinitialiser mon mdp, toujours le même souci. J’essaierai avec le pc au travail voir si ça change qque chose…

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    Salut Jérôme…

    Cultiver son potager : OK pour une meilleure qualité d’alimentation…

    Se déplacer sans voiture, se couper les cheveux soi-même et reprendre soi-même les vêtements… Euh, comment dire… Être rentier OK, mais si c’est pour vivre comme ça… je préfère encore travailler 😉

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Alain on est bien d’accord, comme le bouquin de Jacob l’indique, c’est une méthode extrême. Par contre je trouve que chacun peut y puiser quelques idées en fonction de sa situation. Actuellement je ne pourrais pas me passer de voiture, mais c’est vrai que c’est un poste de dépenses énorme, d’autant qu’on a en a deux dans le foyer. Alors peut-être qu’en changeant de job je pourrais me le permettre… Reprendre ses vêtements, très peu pour moi aussi je te rassure. Par contre cuisiner soi-même franchement ça peut être assez cool, sain et économique. Pour le potager idem. Quant aux cheveux je le fais déjà !

      Ce qu’il faut retenir de sa méthode, plus que les solutions en détail, c’est sa philosophie : on n’est pas obligés de toujours recourir à la consommation pour répondre à ses besoins. On peut aussi produire soi-même, et si on ne le peut pas, alors on peut acquérir les compétences nécessaires. Non seulement c’est économique, mais en plus c’est valorisant.

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    Je suis bien en phase avec vous Jérôme. Je suis de la génération X, hyper économe et j’ai compris depuis bien longtemps que l’acquisition d’objets et services futiles ne mènerait à rien … mes années ’90 aux États-Unis et Japon m’ont forgé une conviction très tôt … du coup, au travail maintenant en Europe, je me sens en décalage par rapport au comportement de nombreux moutons.

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    Bonjour ,
    Trés interessant ,,,,
    au départ j étais comptable ( cabinet d expertise , agence immo , transitaires etc ,,,) passionné de mécanique j ai fini technicien aéronautique ,,,, instinctivement mais aussi par souci d independance j achete des vehicules en mauvais etat auto et motos
    ( mecanique uniquement , carosserie en TBE ) je repare et je roule …. à l oeuil quasiment depuis des dizaines d années … pour la maison , 1000m2 sympa , grand arbres , maison bois 90m2 atelier etc ,,, cout de revient 50 000e en 2001, je n ai pas fait le gros oeuvre mais me suis bagarré contre les administrations : DDE & consuel , en faisant tt le second oeuvre moimeme ,, bref
    Mon principe est simple : n acheter que ce que je suis capable de réparer et entretenir !
    Le scandale actuel etant la prise en otage du citoyen par l obsolescence controlée
    Un avion et ses composants sont toujours reparables …… LOL

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    Bonjour Jérôme,

    D’abord pas tout à fait sur la même longueur d’onde que vous, je dois dire que vous m’avez convainque avec vos arguments affutés! J’ai spécialement apprécié le passage sur le salaire horaire réel … je n’y avais jamais vraiment pensé, et je vais faire le calcule au plus vite :p

    Merci pour cet article des plus intéressant,
    Marie-Josée

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    Bonjour Jérôme,

    Tout à fait sur la même longueur d’onde que vous!!!
    J’ai 36 ans et ne suis pas loin de mon objectif qui est d’être à la retraite à 40 ans. Mon salaire annuel, certes confortable, n’est pas extrême (cadre informatique-47K€).
    J’ai eu la chance de faire de bons investissements immobiliers très jeune (à partir de 25 ans) et ai profité d’un plan social pour quitter mon entreprise avec un petit pactol (pas énorme non plus, vu mon âge et mes responsabilités limitées).

    Mais surtout, je suis capable de vivre avec à peu près 500€ par mois. Hors logement vu que je suis propriétaire sans emprunt à rembourser depuis peu.

    Quelques exemples parmi une très longue liste:
    – je garde mes vêtements au minimum 5 ans (parfois bien plus!!)
    – je n’ai jamais passé une nuit dans un hôtel, sauf bien sûr dans le cadre pro. Mes vacances se passent toujours en pleine nature en dehors de toute infrastructure touristique.
    – mes loisirs sont les sports de plein air, ce qui présente le double avantage d’être gratuit (ou presque) et de me maintenir en forme physique et mentale.
    – je n’ai aucun intérêt pour les gadgets high tech, j’ai tout de même un smartphone de base payé par mon opérateur mais je n’ai par exemple jamais eu de GPS: j’adore lire une carte et essayer de trouver le chemin moi-même…
    – j’aime cuisiner moi-même: je retire beaucoup plus de satisfaction à voir le sourire de mes amis ou de ma compagne suite à un plat réussi plutôt qu’à payer un resto souvent décevant.
    – je covoiture, je revend et achète d’occasion tout ce que je peux. Je n’ai que très peu d’objets accumulés dans mon garage. Les seuls qui me restent sont ceux qui sont invendables. Je mets en général des prix en dessous du marché afin de faire partir les objets au plus vite, quitte à y « perdre » un peu. Avantage: je vends tout rapidement et ne perds aucun temps (et donc d’argent) dans des négociations interminables. Mes amis ont beaucoup de mal à comprendre cela d’ailleurs 🙂
    – je suis sur le point de déménager à la campagne et bien sûr je vais faire un potager, un enclos avec des poules et tenter de mettre en place une économie d’échange de services avec les voisins….

    Je trouve ces questions passionnantes et tout à fait en ligne avec ma volonté d’aller contre le système productiviste qui nous abruti sous le stress du travail, dans le grand phantasme d’une plénitude qui passerait par une consommation outrancière.

    Je tiens surtout à souligner que ce mode de vie ne demande aucun effort mais au contraire apporte d’immenses satisfactions!!

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Ahhh… merci Polo pour ce témoignage qui fait chaud au coeur. J’aime entendre cela.
      Je suis content de savoir que vous êtes bientôt totalement en dehors du système. Presque paradoxal pour un cadre informaticien !
      Votre commentaire m’a rappelé deux articles que j’ai posté dans le passé et que vous avez peut-être déjà vu :
      http://www.dividendes.ch/2012/12/tout-ce-quil-faut-savoir-pour-devenir-un-rentier-precoce/
      http://www.dividendes.ch/2012/12/la-rat-race/

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    Si l’on n’est plus salarié avant l’âge de la retraite (sans être au chômage) mais rentier, on doit continuer de payer les cotisations AI/AVS jusqu’à l’âge de la retraite.
    Or celles-ci, selon la fortune et la « rente » issue des dividendes, peuvent se monter à plusieurs milliers de francs par année…

    L’idée suivante est-elle bonne, ou j’oublie quelque chose dans mon raisonnement?

    Arrivé p.ex. à 55 ans, je donne mon congé et me déclare comme indépendant, respectivement trader / investisseur professionnel. Étant indépendant, je peux retirer mon 2e et 3e pilier et acheter des actions avec tout cet argent bien avant l’âge de la retraite!
    Bien sûr, à partir de ce moment, je serai taxé non plus seulement sur les dividendes mais aussi sur les gains en capital. Et je dois toujours payer ces maudites cotisations AVS pour financer la retraite des autres… Existe-t-il une façon d’être exempté de ces cotisations?

    Merci de m’éclairer si je vois les choses correctement ou non

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Hello. Non pas à ma connaissance, mais il ne faut pas surestimer non plus les cotisations AVS dans ce cas. Voir mon article :https://www.dividendes.ch/2013/09/letat-lassurance-retraite-et-le-rentier/
      Mais pourquoi veux-tu te « déclarer » investisseur professionnel ? Dans ce cas c’est certain que le fisc va vouloir te taxer pour les gains en capitaux.
      C’est juste pour retirer ton 2e et 3e pilier ?
      Pourquoi ne pas le faire avant, dans le cadre d’un achat immobilier ou pour amortir un achat déjà effectué ?

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    Ces cotisations AVS peuvent quand même atteindre 23’900 fr par année ! Avec p.ex. une fortune de 2 mio et un dividende moyen de 4%, tu as une rente de 80’000 par année et tu paies 10’494 fr d’AVS (et ce chaque année jusqu’à 65 ans), ce qui est loin d’être négligeable. Une fois les impôts déduits (disons dans les 10’000), il ne te reste déjà plus que 60’000 pour vivre…

    Je me disais qu’en se déclarant investisseur pro, tu n’est plus rentier mais indépendant! Par conséquent, tu ne paies l’AVS plus que sur ta rente / tes dividendes (= ton salaire) et non sur la fortune, ce qui à mon avis peut faire une immense différence?

    Par rapport à ta question: je ne suis pas du tout fan de l’immobilier (pas de revenu 100% passif et rendements non croissants comme avec DGI) et mon idée en devenant indépendant est de retirer tout mon 2e pilier et mes 3e piliers sur 4 ou 5 années de suite vers 50-55 ans et d’acheter avec ce pactole encore plus d’actions et donc de dividendes.

    Ce faisan… heu… se faisant, tu augmentes drastiquement ta rente tout en limitant les cotisations AVS. Et il vécut heureux jusqu’à la fin de ses jours, etc. etc. etc.

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Comment obtiens-tu les 10’494.- par an d’AVS avec l’exemple ci-dessus ?
      As-tu tenu compte du fait que les revenus de la fortune ne sont pas considérés comme éléments faisant partie du revenu sous forme de rente selon les règles AVS ?
      Donc ils ne sont pas à multiplier par 20 et ajouter à la fortune dans le table des cotisations des personnes sans activité lucrative.
      Dans ton exemple ça ferait 4’253.75.- par an. En tant qu’indépendant tu paierais 7’720.- (cotisations par rapport à tes revenus).
      L’autre point c’est qu’il faut se faire reconnaître comme indépendant auprès de l’AVS, ce qui n’est pas gagné d’avance.
      Sans compter le fait que tu risque en plus de passer dans la catégorie investisseur pro auprès du fisc et donc d’être taxé sur tes gains en capitaux.
      Il faut aussi considérer la chose suivante : plus grande est ta capacité d’épargne, moins tu as besoin d’une rente importante dans le futur (et de fortune pour générer ce revenu). Donc aujourd’hui tu as un revenu important, taxé de manière importante aux assurances sociales (AVS/AI/APG/AC/LPP) et au fisc. Dans le futur, selon ta capacité d’épargne, tu vivras avec quelque chose compris vraisemblablement entre 20 à 45% de moins. Tu seras moins intéressant aux yeux de tous les intermédiaires que je viens de citer. Dis autrement, aujourd’hui tu paies des impôts et des cotisations sociales sur une partie de votre revenu que tu n’utilises pas, puisque tu l’épargnes. On peut voir ceci comme un impôt anticipé.
      Encore un autre point très important : en ce qui me concerne je n’envisage pas de me retirer totalement du monde professionnel, mais plutôt, comme j’ai déjà commencé à le faire, de baisser progressivement mon activité lucrative dépendante. Même avec un salaire brut annuel de 5’000 par an, ce qui est très modeste en termes de taux d’activité, quel que soit le salaire, tu n’es plus considéré comme personne sans activité lucrative ou revenu minime. Tu peux même envisager de générer ces 5’000.- avec une petite activité accessoire régulière, donc même pas besoin de travailler avec un employeur…
      Pour revenir à la question de retirer ton pilier 2/3 en devenant indépendant, il faut obtenir le statut d’indépendant auprès de l’AVS, comme mentionné ci-dessus, ce qui n’est pas gagné d’avance. Sauf erreur également le conseil fédéral veut limiter dans le futur proche les possibilités de sortir son 2e pilier dans ces cas de figure.
      Il reste donc l’immobilier. Certes les placements ne valent pas sur le long terme des DGI, mais ils peuvent être 100% passifs, moyennant de les mettre en gérance immobilière (ça coute environ 5% des rentrées locatives). De plus ça amène une bonne diversification au placement en actions. Et bien que les loyers ne grimpent pas, l’immobilier/terrain prend de la valeur avec le temps. Sans compter que les valeurs cadastrales, qui déterminent la valeur fiscale, sous-estiment la valeur réelle du bien.
      Quand on voit la misère des performances affichées par les piliers 2/3, pas besoin de réfléchir trop longtemps…
      Bref immobilier + DGI c’est la bonne équation pour devenir financièrement indépendant.

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    Merci pour toutes ces précisions fort pertinentes, tu es une vraie mine d’informations!
    Je vois que mon calcul AVS n’était en effet pas correct, je n’avais pas compris que les dividendes étaient des revenus de la fortune et donc pas considérés comme des rentes traditionnelles.
    Je pensais aussi que devenir et être reconnu indépendant était tout simple, genre tu crées une société « dividinde Investment SA » et tu te déclares indépendant.
    Pour l’immobilier je pense que c’est surtout une question d’affinités, personnellement je m’y connais beaucoup plus en bourse qu’en béton. Par contre, d’un point de vue de diversification, c’est certainement une bonne alternative. Je peux d’ailleurs imaginer un jour acquérir un appart pour y vivre avec ma famille (et ainsi économiser sur le loyer), mais acheter pour louer à autrui ne me parle pas vraiment.
    A ce niveau, je préfère largement acheter des actions immobilières suisses qui me rapportent 4% sans lever le petit doigt, et ce sans payer d’impôts dessus!

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Créer une SA nécessite sauf erreur d’apporter 100000 balles de capital de départ plus d’autres obligations liées au statut de la société.
      Pour l’immobilier il faut voir ça sur une perspective à long terme. D’abord t’achetes ton appart en sortant tes piliers 2\3. Plus tard, si tu demenages, te reloues cet appart et en rachète un autre en ressortant à nouveau tes piliers 2/3. Pas besoin d’être un spécialiste, juste faire gaffe de pas acheter trop cher par rapport au marché.

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    Alles klar Edgar!

    Encore une question qui me turlupine… Imaginons la situation suivante, très simplifiée par souci de compréhension (en laissant de côté l’aspect risque, respectivement diversification):

    Je ne travaille plus (quelle belle musique à mes oreilles!) et j’ai une fortune de 1.5 mio entièrement investie dans SPS. Dividende actuel 4.3%, sout une rente annuelle d’env. 65’000 fr.

    Est-ce exact que je vais payer des impôts uniquement sur ma fortune (j’ai pas les chiffres en tête, mais j’imagine que ça fait juste quelques milliers de francs) et ZÉRO IMPÔT sur ma rente??? Ni impôt anticipé, ni impôt sur le revenu (car il ne s’agit pas d’un dividende mais d’une réduction du capital-action).

    Ça me semble presque trop beau pour être vrai?

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Là je ne peux pas te répondre. Pas certain que ça ne soit quand même pas taxé en revenu lors de la déclaration d’impôt (parce que bien entendu tu vas le déclarer ). Si un lecteur a des connaissances à ce sujet c’est volontiers.
      Néanmoins je ne pense pas que SPS fasse ceci chaque année?

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    J’espère en effet que quelqu’un va pouvoir confirmer cette histoire d’imposition!

    SPS paie depuis de nombreuses d’années son dividende sous cette forme et les réserves de capital devraient encore suffire pour au moins quelques années.

    D’ailleurs ce n’est pas très difficile de trouver des actions suisses dont les dividendes sont exemptés d’impôts, p.ex. SPS, Allreal, Mobimo, Hiag, SFPI, VAT, Zurich, Swiss Re, Cembra, Inficon, BCV en partie,…

    Un portfolio avec ces exemples devrait rapporter dans les 4%. Le problème est qu’il s’agit le plus souvent d’actions pépères (à l’exception de VAT) dont ni le cours ni le dividende n’augmentent beaucoup dans le temps.

    Je préfère des actions qui présentent un potentiel d’appréciation plus important (cours et dividende) pendant la phase de construction du portefeuille. Par contre, une fois la phase de « retraite » arrivée, il me semble intéressant d’accroître la part de telles actions. Si mon exemple dans le message précédent est correct du point de vue de l’imposition, cela me semble une option tout à fait alléchante.

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Oui tu as tout à fait raison. Effectivement il y a pas mal de titres suisses qui procèdent ainsi mais si on regarde sur le long terme il est préférable de s’orienter vers des dividendes croissants classiques. En prenant par exemple un titre US typique qui paie 3% de rendement, avec 10% de croissance du dividende par an et la retenue 2×15% à la source : après 7 ans on atteint le même rendement qu’un titre offrant 4% de rendement défiscalisé, 7 ans de plus et on fait 2x mieux, et ainsi de suite. Sans compter que le cours suit la même progression. Et cette comparaison risque de tourner encore plus à l’avantage des dividendes croissants si les distributions non imposées à la source sont taxées ultérieurement par le fisc.
      Donc effectivement bien pour des retraités…

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    J’ai glissé sur la toile télématique (j’ai surfé sur le web, quoi) et j’y ai trouvé la confirmation que les dividendes exonérés d’impôts l’étaient effectivement!
    Cela signifie que si j’ai par exemple 1.5 mio placés sur la dizaine d’actions citées plus haut:
    – non seulement je reçois 100% du dividende directement (pas d’impôt anticipé de 35%)
    – et en plus je ne paie aucun impôt sur ces 60’000 fr.

    Grâce à cet énorme avantage fiscal, c’est vraiment une option très intéressante, même si la croissance des dividendes est assez faible.

    NB: seulement pour les investisseurs suisses privés.

    https://blog.migrosbank.ch/fr/conseils-fiscaux-pour-2016-partie-5/

    https://fintool.ch/steuerfreie-dividenden

    http://www.bilan.ch/economie-exclusif/7-conseils-pour-reduire-ses-impots

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    Tu l’as dit, rien ne nous incite à travailler (à l’exception peut-être de l’excellente machine à café qu’on a au bureau et de ce gâteau maison qu’apporte parfois ma collègue à la poitrine généreuse).

    Toucher un revenu de 60K sans devoir attendre une année que les impôts nous remboursent l’impôt anticipé… Ne payer sur cette rente 0 fr. d’impôt fédéral direct et d’impôt cantonal… Si c’est pas la belle vie ça? Je pense qu’il te reste plus d’argent à disposition dans cette situation que pour un salarié qui touche 80 à 90K par année!

    On dit qu’il n’y a pas de free lunch dans la vie. Ce changement d’imposition en 2011 m’en semble pourtant vraiment un!

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Juste un petit bémol, en Suisse les dividendes sont en principe annuels et payés vers avril-mai. Je n’ai pas regardé en détail pour les titres que tu as cités, ça voudrait signifier un paiement de ta rente grosso modo une fois par an (certes une jolie rente :-))
      Donc faut pas trop faire le con après ! 🙂

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    Certes, c’est le problème avec les actions suisses. Tu reçois ton « salaire » annuel sur avril-mai et il faut savoir se responsabiliser et saucissonner ce magot en 12. Mais je pense que quelqu’un qui arrive à économiser et investir patiemment pendant 20 ans ne devrait pas avoir de mal à gérer cette situation.

    J’ai lu que tu investissais principalement dans les actions US et je comprends ton choix du point de vue de la globalisation et de l’excellent historique de dividendes croissants de nombreuses sociétés de qualité telles que Johnson & Johnson ou Procter & Gamble. J’ai lu aussi tes explications quant à la limitation de l’exposition au risque USD en choisissant des entreprises profitant de la faiblesse du billet vert, mais ne suis qu’en partie d’accord avec toi sur ce sujet.

    Pour ma part, j’investis > 90% en actions suisses et juste quelques % en titres britanniques. Je privilégie un rendement orienté CHF et apporte beaucoup d’attention aux taxes. Risque USD et retenues non remboursables sont pour moi complètement rédhibitoires et ne font que prolonger artificiellement le temps nécessaire à atteindre son objectif d’indépendance financière.

    Bon, je te laisse, il est l’heure de profiter de ce doux soleil qui ne coûte rien…

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      C’est vrai, même si j’investis aussi parfois dans des titres suisses, le gros de mes placements ce fait aux USA pour les raisons que tu viens de citer. J’ai pris le parti qu’on pouvait gérer le risque de monnaie avec certains trucs dont je parle dans plusieurs de mes articles. Et le fait d’investir dans des titres suisses ne protège pas forcément non plus contre le risque de change, d’autant que les entreprises helvétiques sont majoritairement exposées à l’international. En vérité c’est le type de société qu’on sélectionne qui est plus important que la monnaie sous jacente.
      Concernant le problème fiscal, c’est un souci partagé par de très nombreux lecteurs ici. Mais là aussi je pense c’est un problème qui peut nous induire en erreur si on se focalise trop dessus. Se dire qu’on pourrait gagner 15% de plus avec un titre suisse ou 30% de plus s’il n’est pas fiscalisé c’est se concentrer uniquement sur le revenu actuel. C’est un peu comme si l’on ne regardait que le rendement. Tant qu’à faire autant prendre des titres qui paient 8%. Ce faisant oublie notamment le taux de croissance du dividende. En acceptant de perdre un peu aujourd’hui, par des distributions plus basses ou un impôt plus élevé, on peut gagner plus tard demain grâce à un dividende qui progresse nettement plus vite. Il y a certes des titres suisses qui offrent rendement, croissance et avantages fiscaux, mais on a vite fait le tour.
      Bref, même si ce n’est pas un frein pour moi, je comprends tout à fait ta position. Elle traduit également celle de nombreux lecteurs et c’est assurément un sujet passionnant. D’ailleurs je t’ai envoyé un mail car j’aimerais en parler plus en détail avec toi.
      Bonne après midi ensoleillée.

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    Je comprends aussi parfaitement ta position et la respecte. Je pense qu’il y a plein de routes différentes qui mènent au succès. Avec tes connaissances, ta passion et ton assiduité à la tâche, je suis d’ailleurs persuadé que tu atteindras tes objectifs.

    Je me permets encore 2 remarques par rapport au sujet du risque forex:
    1) Il existe quelques actions suisses qui permettent d’éliminer presque entièrement l’influence des taux de change, en gros toutes les sociétés immobilières orientées 100% Suisse, les banques cantonales et quelques cas particuliers tels que Burkhalter ou Walter Meier qui se concentrent uniquement sur le marché domestique.
    2) Sans aller trop dans les détails techniques, on peut dire en gros que sur le long terme le SPI en CHF offre un rendement annualisé très proche (à 1 ou 2% près) du S&P500 en USD ou du DAX en EUR. Ce qui n’est pas le cas si tu compares le rendement des ces 3 indices en CHF! Ce que je veux dire, c’est qu’en investissant dans un Nestlé en CHF, tu es effectivement exposé aux aléas économiques et aux taux de change internationaux, mais ça reste néanmoins préférable par rapport à investir dans un Bayer en EUR pour un investisseur dont la monnaie de référence est le CHF.

    Question croissance et régularité des dividendes, je suis 100% d’accord avec toi sur les actions US. La Suisse ne peut pas faire concurrence aux mangeurs de hamburgers à ce sujet.

    PS: j’ai bien reçu ton mail par rapport aux bouquins, mais pas d’autre sur ce débat passionnant (c’est si rare de rencontrer quelqu’un qui vit ce sujet avec ses tripes comme moi – MERCI pour ces échanges).

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      JérômeTop membre 🏅🗣️💬

      Oui tes points 1 et 2 sont parfaitement en ligne avec ma suite de 4 articles :
      https://www.dividendes.ch/2011/12/actions-en-devises-etrangeres-et-risque-de-monnaie-12/
      Je parle aussi des actions CHF essentiellement orientées marché domestique (point 1 que tu mentionnes), j’en utilise d’ailleurs certaines, notamment dans ma stratégie Ex-US . Citons par exemple JFN, BVZ holding, EMMN, BELL, PAXN, WARN…
      Je parle aussi dans cette série d’articles du problème de perte de rentabilité dû à la faiblesse structurelle du dollar, que tu mentionnes au point 2.
      Néanmoins, comme mentionné aussi dans cet article, il existe des moyens de s’en prévenir, et même d’en tirer profit

      Oui, c’était en réponse aux bouquins, mais c’était surtout pour prendre contact avec toi.

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    Bonjour,

    Je tape « rentier mode d’emploi » sur google et je tombe sur votre article qui me fait découvrir un nouveau monde. J’ai envie de tout découvrir maintenant grâce à cette article. Je vois que vous mentionner pas mal de livres, les quels me conseillerez vous pour débuter ? J’ai vue que vous aviez un ebook aussi, est-il à la porter de novice comme moi qui n’y connait rien actuellement ?

    Merci.

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