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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 603)
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  • en réponse à : Présentation de william_1 #445014
    Jérôme
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      Je comprends très bien ton désarroi face au fisc belge, et je dois avouer que je suis bien content d’être en Suisse, où les plus-values ne sont pas taxées : ça change complètement la donne sur ce genre d’arbitrage entre performance brute et frottement fiscal.

      Concernant le PFD : avec son turnover élevé et son mélange d’actions et d’ETF, il n’est vraisemblablement pas le bon choix pour toi, la taxe de 10% sur les plus-values plus la taxe de 0.24% sur chaque transaction ETF viendraient grignoter une bonne partie de son avantage face au marché.

      Ta question sur le PP 2.x version concentrée façon GTAA AGG6 a piqué ma curiosité, alors j’ai testé, avec le système AGG6 appliqué tel quel (momentum relatif, filtre de tendance absolue, cash en fallback) aux 5 classes d’actifs du PP 2.x, en ne retenant que les 4 meilleures.

      Résultat sur la période testée (2018 à aujourd’hui) : le Sharpe baisse (0.79 contre 0.98), le rendement annualisé baisse aussi (7.99% contre 9.97%), et le max drawdown n’est pas amélioré (-21.46% contre -21.10%).

      La raison est intéressante : les 5 classes du PP 2.x sont choisies pour leurs corrélations faibles entre elles, chacune est censée sous-performer à son tour, exactement dans les régimes où les autres compensent. Un filtre de momentum identifie et écarte justement cet actif « à la traîne », qui est pourtant celui qui joue son rôle de couverture à ce moment précis. On retire l’assurance juste quand elle sert. C’est l’inverse de ce qui se passe chez AGG6, où beaucoup de classes d’actifs se ressemblent et sont corrélées. Bref, le PP 2.x dans sa version standard, non concentrée, reste la meilleure option pour toi, avec en prime un turnover naturellement plus faible qu’AGG6, ce qui compte doublement vu ta situation fiscale.

      en réponse à : Présentation de william_1 #445010
      Jérôme
      Maître des clés
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        Salut William,

        Merci pour ces deux compliments (pour le blog et pour le livre), ça me touche toujours autant après toutes ces années.

        Sur ton parcours

        Je te rejoins sur l’âge et sur les débuts : j’ai commencé à investir en 2000, en plein éclatement de la bulle internet, quasiment au même moment que toi. J’ai pris le premier choc de plein fouet moi aussi (ma pire gamelle s’appelait JDS Uniphase, la folie spéculative de l’époque). En revanche j’ai eu plus de chance sur le second choc de 2008 : je n’avais pas d’exposition concentrée sur des valeurs bancaires isolées comme toi avec Dexia et Fortis, donc ce second uppercut a été nettement moins dévastateur pour moi.

        Ceci dit, je pense que tu es trop dur avec toi même quand tu dis ne jamais t’être remis psychologiquement. Ces années 2000-2010, aussi douloureuses soient-elles, t’ont appris quelque chose qu’aucun livre d’investissement ne peut enseigner : ce que c’est vraiment de traverser un vrai krach, avec la peur au ventre, et d’en ressortir vivant. J’en parle justement dans un article récent (https://www.dividendes.ch/2026/04/ce-que-2000-2003-ma-appris-a-voir-et-ce-que-je-vois-en-2026/) : c’est une expérience que la quasi-totalité des investisseurs qui ont débuté après 2010 n’ont tout simplement pas. Ils n’ont connu qu’un long bull market historique, sans vrai krach (2020 et 2022, aussi violents soient-ils sur le moment, n’en sont pas). Cette expérience-là est précieuse, surtout aujourd’hui, dans un contexte qui présente certaines similarités avec 2000. Tu l’as payée cher, mais tu ne l’as pas payée pour rien.

        Sur « trop tard pour le FIRE »

        Là aussi, je pense que tu te sous-estimes. Tu dis toi-même : « je parviens aujourd’hui à générer juste assez de gains pour compenser financièrement mon temps partiel. Je suis donc rentier à 1/5e temps. » Mais c’est déjà de l’indépendance financière, au moins partielle : ça porte un nom, le Barista FIRE (j’en parle ici : https://www.dividendes.ch/2025/11/le-chemin-dans-lif-coast-fire-et-barista-fire/). Tu n’es donc pas à côté de l’objectif, tu es dedans depuis un moment déjà, sans t’en rendre compte.

        Et 9-10 ans, c’est à la fois peu et beaucoup. C’est vrai que c’est la limite basse généralement admise pour un investissement 100% actions. Mais pour un portefeuille équilibré, multi actifs, cette limite devient bien plus confortable. Et surtout : tu n’as pas commencé aujourd’hui, et tu ne vas pas t’arrêter dans 10 ans. Ce capital va t’accompagner toute ta retraite. Il n’est donc jamais vraiment trop tard, encore moins pour un objectif aussi raisonnable que « mi-temps à 60 ans ».

        Sur GTAA13 AGG6 : a-t-il tenu ses promesses depuis le livre ?

        J’ai reconstruit un backtest fidèle de la méthodologie (relative momentum sur 13 classes d’actifs, filtre de tendance à 10 mois, top 6, cash pour la portion non qualifiée), exactement depuis la sortie du livre (février 2020). Réponse honnête : non, pas vraiment. Sur cette période, AGG6 affiche un rendement annualisé en EUR de 6.80% (max drawdown -22.31%, Sharpe 0.60), contre 14.66% pour le S&P 500 sur la même fenêtre (max drawdown -33.22%). Une nette sous-performance.

        Mais ce n’est pas une surprise, et ça confirme exactement le point que je faisais plus haut : 2020-2026 est précisément le genre de période la moins favorable à ce type de stratégie trend-following, un marché qui monte presque sans interruption, sans vrai krach prolongé pour justifier de rester à l’écart. C’est l’inverse d’une période comme 2000-2003, où ce genre d’approche défensive a brillé.

        Sur la fiscalité et le b&h

        Le turnover annuel moyen d’AGG6 est de 225%, avec une durée de détention moyenne de 139 jours sur les positions réalisées. Cette stratégie est donc à l’opposé du buy & hold : elle ne diffère quasiment rien, elle réalise en permanence. C’est justement pour ça que ta question sur la fiscalité est pertinente : avec un tel turnover, la taxe belge de 0.24% par transaction ETF représente à elle seule un frottement de l’ordre de 1% par an, avant même de compter les 10% sur les plus-values réalisées (partiellement absorbés par la franchise annuelle de 10’000€, mais vite dépassée avec ce rythme de rotation).

        J’ai vérifié un point sur cette nouvelle taxe : elle est à taux fixe de 10% pour un particulier comme toi (le barème progressif ne concerne que les participations de 20% et plus dans une société). Pas d’effet de taux marginal. Il y a en revanche une vraie mécanique en faveur de la rotation modérée : la franchise de 10’000€ se consomme une fois par an. Une seule grosse réalisation dans 10-20 ans ne profite que d’une seule année de franchise sur tout le gain accumulé, alors que des réalisations plus modestes réparties chaque année peuvent utiliser cette franchise année après année.

        Quel portefeuille alors ?

        Vu ton profil (fiscalité belge sensible au turnover, besoin de robustesse plutôt que de performance maximale), il me semble que le PP 2.x (https://www.dividendes.ch/portefeuille-permanent-2-x/) pourrait être intéressant. Backtesté sur la même fenêtre depuis février 2020 (méthodologie ETF/allocation, donc peu sujette au surajustement contrairement à un backtest de sélection de titres) : rendement annualisé 9.36%, max drawdown -21.30%, Sharpe 0.97, nettement au-dessus d’AGG6 sur cette période et avec une rotation plus faible. C’est une version assez proche d’AGG6 dans l’esprit, mais avec moins de transactions, donc moins de frottement fiscal des deux côtés (10% sur PV et 0.24% par transaction).

        Concernant mon autre portefeuille, le PFD (https://www.dividendes.ch/pfd/), il est peut-être trop « actif » par rapport à ta problématique fiscale, même si une partie de ce problème est potentiellement absorbée par la franchise annuelle. Je te laisse comparer les deux avec tes propres contraintes en tête.

        Statistiques en direct des deux portefeuilles ici si tu veux creuser : https://www.dividendes.ch/stats/.

        • Cette réponse a été modifiée le il y a 15 heures et 21 minutes par Jérôme.
        en réponse à : Présentation tigrou9999 #444732
        Jérôme
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          Le Golden Butterfly est un bon portefeuille. J’ai publié une analyse sur ce site.

          Vu ton côté Lazy, tu devrais trouver ton bonheur entre celui-ci et le PP 2.x. Le PFD est un portefeuille plus actif, avec aussi plus de lignes à gérer.

          en réponse à : Présentation tigrou9999 #444729
          Jérôme
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            Bienvenue tigrou9999,

            Beau parcours et belle étape que la vente de ta société. Le cash-out est souvent un moment charnière où l’on passe d’une logique d’accumulation « par défaut » à une vraie réflexion patrimoniale, et le fait d’arriver ici avec cet angle de transmission est déjà une bonne posture.

            Quand tu parles de portefeuille « lazy et simple », tu penses plutôt à une allocation ETF mondiale type MSCI World + obligations, ou tu es ouvert à quelque chose de plus structuré avec plusieurs classes d’actifs (y compris par exemple de l’or ou de l’immobilier) ?

            en réponse à : Présentation Merlin #444287
            Jérôme
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              « me donne l’impression que le but (comme pr la règle des 4%) est de finir à 0 et se dire « j’ai tout claqué, je peux y aller »

              C’est plus subtil que ceci.

              D’abord, puisque tu évoques la règle des 4%, ce n’est pas du tout ça. Son but n’est pas du tout de finir à zéro, mais de ne jamais faire faillite, en utilisant une méthode de retrait fixe. Comme, par essence, elle n’est pas flexible, cela impose un capital important afin de prévenir du risque de banqueroute dans les pires scénarios possibles, par exemple comme de commencer son FIRE en 2000. Sur le papier c’est séduisant et sécurisant, mais dans la pratique, personne n’a vraiment besoin d’un retrait absolument fixe (même les salariés peuvent connaître des variations de revenus lorsqu’ils changent d’emploi, changent de taux, etc.). Mais surtout, le gros problème de cette méthode, c’est qu’elle veut assurer le pire du pire en retirant encore et toujours le même montant > conséquence : le taux de retrait est fixé à un niveau très bas (à peine supérieur à un dividende en fin de compte) et cette méthode crée la majorité du temps de riches héritiers. C’est documenté.

              La méthode VPW est beaucoup plus flexible. Elle a l’avantage de s’adapter à ton âge, ton allocation et aux résultats réels de cette allocation. Cela veut dire que si tu gagnes plus, tu peux plus retirer (et inversement). Le taux n’a donc pas besoin d’être aussi bas, mais surtout il progresse avec l’âge, car ton horizon de temps se rétrécit. En théorie, en effet, ta fortune devrait être à zéro à 100 ans avec cette approche. Donc ça te laisse de la marge en cas de vie longue ou cela te permet de laisser de l’argent à tes héritiers. Mais surtout, comme je le dis dans la Bible CaRBuRe, « Ce n’est pas parce que c’est retiré, que c’est dépensé. » > Durant les dernières années de vie, tous les avoirs investis qui restent sont progressivement transférés, via les retraits, en dehors des comptes titres. On aura peut-être ni la tête ni l’énergie de s’occuper de son portefeuille. On envisagera peut-être aussi des avances d’héritage, ou alors on voudra simplifier, rassembler les comptes et mettre les affaires en ordre pour les survivants. Enfin, on pourra aussi avoir des besoins propres (santé ou autres). CaRBuRe permet justement de créer des catégories qui pourront être alimentées par cet afflux d’argent de fin de vie, par exemple « Legs », « Derniers projets importants », etc.

              L’avantage, c’est qu’on a le choix : on fait ce qu’on veut de l’argent qui nous reste (en profiter au maximum, l’utiliser pour des dépenses particulières ou le donner/laisser à ses héritiers.

              en réponse à : Présentation Merlin #444249
              Jérôme
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                Bienvenue sur le forum, et merci pour ce message très complet !

                Ce qui me frappe dans ton parcours, c’est que tu as fait beaucoup de choses justes intuitivement : diversifier, tester des classes d’actifs différentes, ne pas mettre tous tes œufs dans le même panier. Le fait que tu aies « eu de la chance » avec l’or et les cryptos, c’est peut-être aussi parce que tu étais attentif aux signaux. La chance sourit souvent à ceux qui regardent.

                La prise de conscience que tu décris est classique et importante : une belle valeur patrimoniale sur papier, c’est rassurant, mais si ça ne génère rien et que c’est illiquide, la liberté réelle reste limitée.

                Quelques réflexions en vrac :

                Sur les ETFs et le revenu : la distinction dividendes vs capitalisant est en réalité moins décisive qu’elle n’y paraît. Ce qui compte, c’est de pouvoir générer un cash-flow utilisable au moment de la retraite, et cela passe de toute façon par la vente de parts, dividendes ou pas. C’est précisément ce que documente le VPW (Variable Percentage Withdrawal) que j’utilise : une méthode de retrait variable et systématique, bien plus robuste que la règle des 4%. C’est une lecture que je te recommande si tu ne connais pas encore.

                Sur les critères personnels (santé, énergies renouvelables) : c’est tout à fait légitime d’intégrer des valeurs dans ses choix. La question est de savoir si le filtre thématique repose sur une logique backtestée ou sur une conviction non vérifiée. Une thématique construite autour de facteurs solides peut très bien performer; une thématique purement narrative, c’est là que le risque de sous-performance structurelle existe.

                Sur l’Ikigai et FINE vs FIRE : tu es clairement sur la bonne piste. La liberté financière n’est pas une fin en soi, c’est un outil pour construire une vie qui a du sens. Le « pour quoi faire ? » est au moins aussi important que le « comment ? ».

                N’hésite pas à poser des questions plus précises sur le forum, sur l’allocation, la stratégie de retrait, ou autre. C’est là que les discussions deviennent vraiment utiles.

                Jérôme

                en réponse à : Présentation vernier22 #444003
                Jérôme
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                  VIAC change effectivement la donne par rapport à une assurance vie — c’est une bien meilleure solution, et tu as eu le bon réflexe de ne jamais passer par là.

                  Cela dit, même avec VIAC Global 100, le capital reste bloqué jusqu’à 60 ans. Et dans ta situation actuelle où la déduction fiscale pèse moins lourd, l’argument en faveur du 3a perd encore un peu de sa force. L’avantage fiscal net reste positif sur le long terme, mais il est moins décisif qu’on ne le croit, comme le montre le calculateur.

                  Pour cette année c’est acté, et VIAC reste une option honnête si tu décides de continuer à cotiser — c’est incomparablement mieux que les produits bancaires ou assurantiels classiques. Mais l’exercice que tu envisages pour l’année prochaine — te poser la question plutôt que de cotiser par automatisme — est exactement le bon.

                  Jérôme

                  • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 1 semaine par Jérôme.
                  en réponse à : Présentation vernier22 #443999
                  Jérôme
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                    Bonjour vernier22,

                    Ta question est excellente, et elle illustre parfaitement le piège dans lequel la plupart des gens tombent : on cotise au 3e pilier principalement pour la déduction fiscale. Si cette déduction perd de son attrait, le masque tombe.

                    Ma position sur le sujet est claire et elle est détaillée dans ces deux articles : Les pièges du 2e et 3e pilier et Assurance vie Suisse : les pièges que personne ne dit.

                    En résumé : même dans une situation fiscale « normale », le 3e pilier est discutable. Dans ta situation, il l’est encore davantage.

                    Voici pourquoi :

                    La déduction fiscale n’est pas une économie, c’est un impôt différé. Ce que tu ne paies pas aujourd’hui, tu le paieras à la sortie du capital. Si ton taux d’imposition actuel est bas, l’avantage fiscal immédiat est faible. Mais quand tu retireras dans 15 ou 20 ans, si ta situation a changé (enfants indépendants, revenus différents), tu seras peut-être taxée à un taux plus élevé qu’aujourd’hui. Tu auras donc bloqué ton capital pour un bénéfice… incertain.

                    Le « rattrapage » ne change pas l’équation de fond. Certes, la nouvelle règle suisse permet de compenser les années non cotisées. Mais l’argument reste le même : tu prends de l’argent disponible aujourd’hui, tu le bloques jusqu’à 60 ans minimum, et tu l’investis dans des solutions souvent peu performantes, surtout si tu passes par une assurance (ce qui est une erreur à éviter absolument).

                    Ce que je ferais à ta place : pendant cette période où ta taxation est réduite, j’investirais cet argent librement, en dehors de toute structure de prévoyance liée. Tu gardes la flexibilité totale d’accès à ton capital, et tu peux viser des rendements bien supérieurs. Le calculateur ici te permet de comparer concrètement les deux options selon ta situation : 3e pilier vs investissement libre.

                    L’idée de « rattraper plus tard » peut sembler logique, mais elle suppose que l’avantage fiscal futur compensera largement le coût d’opportunité d’avoir investi librement pendant ces années. C’est rarement le cas.

                    Bonne journée,
                    Jérôme

                    en réponse à : Présentation Nicolas #443908
                    Jérôme
                    Maître des clés
                      Top membre 🏅 🗣️ 💬

                      Bonjour,

                      Merci pour cette question — elle revient très souvent et c’est tout à fait légitime.

                      Je prépare justement un article complet sur ce sujet qui paraîtra dans une dizaine de jours. En attendant, voici les grands principes.

                      La devise de cotation d’un ETF est moins importante qu’elle n’y paraît. Ce que vous détenez dans le PP 2.x, ce ne sont pas des dollars — ce sont des parts d’entreprises mondiales (Apple, Johnson & Johnson, etc.) qui génèrent des revenus dans des dizaines de devises. Un dollar faible fait même mécaniquement augmenter leurs bénéfices consolidés, puisque leurs revenus internationaux « valent » davantage de dollars une fois rapatriés. La devise de cotation est une fenêtre d’affichage, pas le fond du tableau.

                      On l’a vu concrètement en 2025 : malgré une chute de plus de 12% du dollar face au CHF, le S&P 500 a progressé de 3% en francs suisses — et l’or a gagné près de 40% en CHF. La performance des actifs a largement absorbé le choc monétaire.

                      À noter que le PP 2.x a été entièrement backtesté en CHF — vous trouverez l’analyse détaillée ici : https://www.dividendes.ch/2025/01/au-dela-de-browne-le-pp-2-0-et-2-x/ — et ses statistiques live sont également affichées en CHF sur https://www.dividendes.ch/stats/. Si les performances sont solides en francs suisses, elles le sont a fortiori en euros, le CHF étant structurellement plus fort que l’euro sur le long terme.

                      Quant aux ETF hedgés, ils ont un coût structurel de 1 à 2% par an qui érode significativement les rendements sur 10-15 ans. Si la couverture vous permet de dormir sereinement, considérez-la comme une prime d’assurance — pas comme une optimisation.

                      L’article à venir détaillera tout cela avec des données et des exemples chiffrés.

                      en réponse à : Présentation vernier22 #443868
                      Jérôme
                      Maître des clés
                        Top membre 🏅 🗣️ 💬

                        Bonjour vernier22,

                        Merci d’avoir franchi le pas et de vous être inscrite — c’est souvent le plus difficile !

                        50 ans, ce n’est absolument pas trop tard. L’indépendance financière n’a pas d’âge fixe : c’est simplement le moment où vos revenus passifs couvrent vos dépenses. Vous avez largement le temps de construire quelque chose de solide — d’autant que vous avez déjà un pied dans la porte avec vos actions à hauts dividendes. Le fait de ne pas y avoir touché pendant 15 ans est d’ailleurs loin d’être un défaut : la patience est l’une des qualités les plus précieuses en investissement.

                        Le divorce et le mi-temps sont des contraintes réelles, je ne vais pas vous dire le contraire. Mais une fois la poussière retombée, même une épargne modeste investie régulièrement et intelligemment peut faire une vraie différence sur le long terme. L’important n’est pas le montant de départ, c’est la régularité et la cohérence.

                        Prenez le temps qu’il faut, lisez à votre rythme, et n’hésitez pas à poser vos questions ici — il n’y a pas de question bête quand on reconstruit ses finances.

                        Belle journée à vous aussi,
                        Jérôme

                        en réponse à : Présentation Thierry #443280
                        Jérôme
                        Maître des clés
                          Top membre 🏅 🗣️ 💬

                          La règle invoquée par le fisc vaudois est en réalité assez logique une fois qu’on la comprend : le crédit d’impôt étranger ne peut pas dépasser l’impôt suisse dû sur ces mêmes revenus.

                          Concrètement, avec VT (ETF domicilié aux États-Unis), les États-Unis retiennent 15% à la source sur les dividendes versés à un résident suisse (taux réduit par la convention de double imposition CH-US). La Suisse permet normalement de récupérer ces 15% sous forme d’imputation — mais seulement jusqu’à concurrence de l’impôt suisse (fédéral + cantonal + communal) effectivement dû sur ces mêmes dividendes.

                          Le problème survient quand : Impôt suisse sur ces dividendes < 15% de retenue US

                          Dans ce cas, l’excédent n’est simplement pas récupérable. Ce n’est pas lié à une dette hypothécaire — c’est une limitation structurelle du mécanisme d’imputation.

                          Exemple chiffré :

                          Dividendes VT reçus : CHF 3’000
                          Retenue US (15%) : CHF 450
                          Impôt suisse sur ces CHF 3’000 (taux effectif 12%) : CHF 360
                          Imputation accordée : CHF 360 (pas CHF 450)
                          Perte sèche : CHF 90
                          Cela peut arriver notamment si ton taux marginal effectif sur ces revenus spécifiques est inférieur à 15%, ce qui n’est pas rare selon le niveau de revenu global et la composition du portefeuille.

                          Ce qu’il faut retenir pratiquement : VT, étant domicilié aux USA, subit cette retenue de 15% que tu ne peux pas toujours récupérer intégralement. C’est l’un des arguments parfois avancés (à tort) en faveur d’ETF irlandais (UCITS) comme VWRL, qui bénéficient d’une retenue réduite à 15% au niveau du fonds mais sans retenue supplémentaire pour le détenteur suisse — même si la fiscalité irlandaise interne du fonds sur les dividendes US est elle aussi de 15% et non récupérable.

                          en réponse à : Présentation Nicolas #443146
                          Jérôme
                          Maître des clés
                            Top membre 🏅 🗣️ 💬

                            Bonjour et bienvenue, merci pour ce message sympa !

                            Sur ta question, ma réponse est non — je conseille de conserver la part immobilière du PFD, et voici pourquoi.

                            Il faut d’abord distinguer deux choses qui n’ont pas grand-chose en commun malgré l’étiquette « immobilier » :

                            L’immobilier physique (résidence principale ou biens locatifs) génère des flux — économies de loyer ou revenus locatifs. Je le mets au même niveau qu’un salaire ou une activité accessoire : c’est une source d’entrées d’argent, pas un actif allouable. Et surtout, il n’est pas liquide — tu ne peux pas vendre 5% de ton appartement un lundi matin pour rééquilibrer ton portefeuille.

                            Les foncières cotées dans le PFD sont à l’opposé : liquides, fractionnables, rebalançables. C’est précisément ce qui leur donne leur rôle dans le portefeuille — notamment dans une logique de démon de Shannon, où la liquidité et le rebalancing sont au cœur de la stratégie.

                            Le PFD a été calibré avec des pondérations précises pour chaque classe d’actifs afin de maximiser le ratio rendement/risque (Sharpe). Modifier ces pondérations, c’est dénaturer cette optimisation — et compliquer le suivi des transactions.

                            Si tu y tiens vraiment, tu peux légèrement sous-pondérer la part immobilière, mais en conscience de ces implications.

                            Ma propre pratique : je dissocie totalement les deux. L’immo physique c’est mes revenus. Le PFD c’est mon capital. Les deux coexistent sans interférer.

                            Bienvenue, et content que le site t’ait convaincu — même sans projet d’arrêter de travailler bientôt, optimiser son patrimoine ça ne fait jamais de mal ! 😄

                            en réponse à : Présentation Thierry #442841
                            Jérôme
                            Maître des clés
                              Top membre 🏅 🗣️ 💬

                              Bonjour Thierry, et bienvenue dans la discussion !

                              Merci pour cette belle présentation, et surtout pour avoir pris le temps de sortir de l’ombre après toutes ces années. Les lecteurs silencieux sont souvent les plus attentifs 😊

                              Ton parcours résonne beaucoup avec ce que j’entends régulièrement : ce rendez-vous chez un « conseiller indépendant » qui finit par ouvrir les yeux plutôt que de rassurer… C’est paradoxalement une excellente chose. Mieux vaut une désillusion utile qu’une confiance mal placée pendant 20 ans.

                              Ton approche autopilot est tout à fait défendable sur le long terme, surtout si elle t’évite de prendre de mauvaises décisions sous l’effet des émotions.

                              Sur la réduction de volatilité : c’est une réflexion naturelle à mesure qu’on approche de la phase de retrait, ou simplement quand le portefeuille grossit et que les fluctuations deviennent plus difficiles à encaisser psychologiquement. On peut y travailler de plusieurs façons — allocation obligataire, immobilier coté, or, ou simplement ajuster la pondération entre actifs selon ton horizon. C’est quelque chose qu’on peut explorer ensemble ici.

                              Avec 6 ans d’investissement derrière toi à 44 ans, tu as très probablement une belle trajectoire devant toi.

                              N’hésite pas à poser tes questions ici, c’est fait pour ça.

                              Jérôme

                              en réponse à : brokers disponibles pour un français #442290
                              Jérôme
                              Maître des clés
                                Top membre 🏅 🗣️ 💬

                                Oui ça devient difficile partout. Mais avec Interactive Brokers tu peux y aller les yeux fermés, pas de restrictions, ils vont t’accepter.

                                en réponse à : brokers disponibles pour un français #442274
                                Jérôme
                                Maître des clés
                                  Top membre 🏅 🗣️ 💬

                                  Oui ça devrait suffire. Et si jamais sur la page du PP 2.x tu trouves des ETFs substituts.

                                  Portefeuille permanent 2.x

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